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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Bonne réflexion!

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Carnet Anne-Marie Dussault

13 novembre 2006

Le YMCA: un débat givré


Le YMCA est-il allé trop loin en accédant à la demande de la communauté hassidique, des juifs religieux ultra-orthodoxes, d'installer quatre fenêtres givrées dans une salle de gym? Le but est d'empêcher les jeunes garçons qui fréquentent la synagogue voisine de voir des femmes vêtues de short ou de collants en train de faire des exercices. 
 
Une usagère, Renée Lavaillante, fait circuler une pétition pour que le Y réinstalle des fenêtres claires. Pour elle, givrer la fenêtre, c'est comme le principe du voile: « si nous représentons une tentation, nous devons être voilées ». 
 
Mayer Feig, porte-parole de la congrégation Yetev Lev, le reconnaît dans des entrevues accordées à différents médias: « Nous ne voulons pas que nos enfants soient tentés par la société d'aujourd'hui ». Il explique que l'été les enfants vont dans des camps de vacances dans les Laurentides afin de ne pas être exposés à des femmes légèrement vêtues. C'est aussi pourquoi la télévision est bannie. « Nous voulons protéger notre culture et notre religion dans une société laïque », affirme-t-il. 
 
Cette bataille est pour Mme Lavaillante une question de principe. Sans parler de la lumière dont les usagers sont privés.  
 
Le directeur du YMCA, Serge St- André, a cru bien faire: des membres aussi ne voulaient pas être vus, a-t-il dit, et la communauté hassidique a payé les fenêtres. Surpris par le tollé, il veut consulter à nouveau les usagers. 
 
Est-ce qu'un groupe religieux peut imposer ses valeurs, ses règles au reste de la société? 
 
La réponse est dans la notion d'accommodement raisonnable en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Mais, pour les experts, cette affaire n'a rien à voir avec l'accommodement raisonnable qui reconnaît le droit de porter le voile ou le kirpan à l'école. Ici, ce qui en cause, c'est davantage un choc culturel, le refus de vivre selon les valeurs de la majorité. L'exercice physique dans un gymnase ne menace aucunement la pratique religieuse des hassidim. 
 
Du bon voisinage? 
 
Alors, est-ce simplement une histoire de bon voisinage, comme le laisse entendre la communauté hassidique? Doit-on négocier ce genre d'ajustement au nom du respect mutuel des cultures, ou la négociation équivaut-elle à accepter l'intégrisme? Serait-ce une concession inacceptable, une atteinte à l'égalité entre hommes et femmes? 
 
Dans une société démocratique, égalitaire et laïque, jusqu'où va l'obligation de vivre en harmonie avec ses voisins? 
 
Quelle est la solution?

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Avocate de formation, Anne-Marie Dussault anime des émissions d'affaires publiques depuis plus de 25 ans. Elle a touché à toutes les formes journalistiques, du documentaire à l'entrevue en passant par les débats qui encouragent la parole des citoyens. 
 
À la télévision de Radio-Canada, elle a animé le magazine d'enquête Contrechamp avant de se joindre à l'équipe du Point et de prendre la barre d'Aujourd'hui dimanche. À partir de 1993, elle a animé plusieurs émissions à Télé-Québec, dont Droit de parole, La dictée des Amériques, Québec plein écran, Les règles du jeu, Points chauds et l'Effet Dussault. 
 
Parallèlement, elle a animé à la Première Chaîne de Radio-Canada pendant quatre saisons l'émission Beau temps mauvais temps et Le Coeur à l'été. La saison dernière, elle a pris le micro du magazine À Vous la terre. 
 
Son travail lui a valu plusieurs récompenses, dont les prix Anik, Judith-Jasmin et Wilderness, l'Ordre de la Pléiade et sept prix Gémeaux. Elle a été présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2001 à 2004. 
 
Elle anime Au coeur de l'Actualité, du lundi au vendredi de 11 h 30 à 12 h et de 12 h 30 à 13 h à la télévision de Radio-Canada.

26 mars 2007

Quand je visite un pays en voyage, je me soumet à ses lois, ses coutumes, et j'essaie de ne pas offusquer qui que ce soit. C'est mon choix de visiter ce pays et je dois le respecter. 
Quand on décide de déménager dans un pays (disons le Canada), on doit bien étudier quelles sont les lois et les coutumes de ce pays et décider si on veut vivre avec ça. Donc, dans notre pays, le Canada, les hommes et les femmes se côtoient; porter des shorts est normal l'été, pour les femmes et les hommes; les femmes peuvent avoir les mêmes emplois et la même éducation que les hommes. Donc, on doit accepter de vivre dans cette société, non pas de la changer! On peut décider de ne pas porter de shorts nous-même, mais on ne doit pas se dire offusqué d'en voir, ou essayer de les cacher! Si j'allais dans un pays musulman et demandais que les femmes enlèvent leur voile parce que ça m'insulte en tant que femme...?!

Anne-Caroline Dupont Salter, Kingston, Ontario

22 mars 2007

Eh bien...c'est fou de voir que pratiquement les seules personnes qui ont su prendre la chose avec une certaine objectivité se trouvent à être des immigrants!!!  
 
Je trouve dommage que les gens parlent de cette façon (je suis restée un peu bouche béé en lisant le commentaire de Mme Langevin de Québec). En fait, la plupart des gens qui parlent le plus fort sont ceux qui en connaissent le moins...combien de gens se sont vraiment intéressé à la réelle signification du voile islamique??? ...c'est malheureux. Nous avons décidé d'éliminer la religion de nos vies. Nous avons fait ce choix..(qui sait si c'est le bon!), or nous sommes une terre d'accueil pour les immigrants. Que voulons-nous, que tous les immigrants parlent avec un accent québécois? Qu'ils regardent tous le hockey à la télé en buvant de la bière? Qu'ils mangent tous des bines et des oeufs brouillés? Selon plusieurs c'est de cette façon que l'intégration devrait se faire...au prix de délaisser leur identité "ou bien qu'ils retournent dans leur pays???"  
 
Bref, j'aurais une tonne de chose à dire...mais tout ce que je peux dire c'est quil serait important que les gens cessent de baser leurs idées sur ce qu'ils voient à la télé. Informez-vous, soyez ouverts, et ensuite il vous sera possible de faire la vraie part des choses et vous formez une opinion qui tient debout.  
 
Je ne parlerai même pas de la tollée vide de sens sur les vitres givrées du YMCA. (principalement à cause des médias)..ce qui n'a jamais été selon moi un exemple accommodement raisonnable, c'est plutôt un entente de bon voisinage, dont le résultat est plutôt discutable!!!

Marilyn Emery, Montréal

22 janvier 2007

Dans ce cas je dois être xénophobe. De toute façon, je le suis déjà un peu moins depuis que je me suis relu.  
 
Personnellement, je n'ai pas l'occasion de cotoyer beaucoup de musulmans et de juifs, je dois avouer que j'ai une mauvaise opinion d'eux de loin, mais je ne demande qu'à les connaître mieux.

Benoît Imbeault, Alma

20 janvier 2007

"Je n'ai pas envie d'être musulman, hassidique ou je ne sais quoi... j'ai envie d'être moi!"(Benoît Imbeault)-Je cotoie dans mon arrondissement et au travail des juifs orthodoxes et des musulmans et musulmanes voilés. Je ne me suis jamais senti en danger de perdre mon identité! Je suis non-croyant et la seule fois où je me suis senti menacé c'est par des chrétiens militants qui tentent de me faire voir "la lumière de Jésus". Jamais un musulman ou un juif ne s'est attaqué à mes valeurs laiques. La xénophobie c'est la peur de l'Autre.

Louis Robichaud, Montréal

20 janvier 2007

Maintenant quelle sera la consistance, les thèmes abordés, à quoi nous attarderons nous lors du débat? Je tiens à être présent quand on en parlera, parce que moi j'aurai à vivre avec les choix que nous prendrons!

Benoît Imbeault, Alma

20 janvier 2007

J'ai dit au début qu'il devait y avoir débat, qu'il y en ait un, mais un débat ce n'est pas une guerre à mes yeux, ni physique et encore moins psychologique. Et si le terme débat en échauffe certains, pourquoi ne pas utiliser le mot dialogue? Je veux qu'il s'établisse un dialogue entre les cultures en ce territoire que l'on nomme Québec, je souhaite que nous échangions, pas que nous devenions tous des cyborgues, des copies conformes produites en série qui ne jurent que par leurs institutions, des terminators d'automates obsolètes. Parfois, il faut autre chose pour jeter un regard sur soi, comparer et se comprendre en comprenant... si vous me comprenez.

Benoît Imbeault, Alma

20 janvier 2007

C'est un glissement dangereux dicter et celui qui se fait dicter sa vie n'a que mépris et dégoût envers celui qui lui fait subir ce qu'il n'a pas approuvé. Ces recours constant en justice, cette jurice prudence pour des cas similaires, vous êtes en train de sabrer lentement dans ce qui m'est le plus cher, mon identité, au point où je ne me reconnaîtrai plus bientôt. C'est une affreuse violence psychologique ... Je n'ai pas envie d'être musulman, hassidique ou je ne sais quoi... j'ai envie d'être moi! D'un autre côté j'ai envie, j'ai besoin qu'il y ait un Nous et je suis près à accueillir les gens d'ailleurs, je suis même près à partager une bière avec eux et parler de famille ou de n'importe quoi comme avec un autre Québécois, mais me violentez pas j'aime pas ça.

Benoît Imbeault, Alma

20 janvier 2007

Je n'ai aucune sympathie envers ceux qui mettent plus d'importance dans le sexe, la culture, la religion ou quelque soit le type d'éléments d'instinctif avant de voir ce que l'Autre peut apporter en tant que personne. Je n'ai pas envie de me battre pour ma culture, mes idéaux d'égalité, de liberté, de fraternité, mais je n'ai pas envie de me faire imposer l'inverse... Ce que j'essaie de dire, c'est que votre religion et tous ses accessoires j'en ai rien à... Ne commencez pas à me dire comment je dois vivre, comment je dois penser...

Benoît Imbeault, Alma

20 janvier 2007

Ce que j'observe dans les médias actuellement m'interpelle. Ce que je vois en ce moment c'est une chose que je n'aime pas voir, mais je crois que c'est un débat qui doit avoir lieu, c'est un débat nécessaire et il faudra que Nous trouvions ensemble des réponses à certaines questions. 
 
Ce que j'ai l'impression de voir et que je n'aime pas, c'est que d'autres cultures ou religions incarnées par des gens qui agissent en son nom viennent imposer, modifier le code (juridique, convention) qui était préalablement établi pour quelque chose qui ne ressemble pas à ce que moi je juge convenable, même complètement à contre-courant. Ce que je crains, c'est que la structure de société à laquelle je me suis habitué, en laquelle je crois davantage et celle qui me tient à coeur soit remplacé par un système de valeur machiste, incohérent, injuste, féministe, dictatorial, un système qui brime certains pour en accommoder d'autre.

Benoît Imbeault, Alma

18 janvier 2007

moi je trouve que c'est la faute de nos gouvernement,il n'ont pas mis leurs culottes quand c'etait le temps.la cour supreme est aussi en faute car il accepte tous ce que les émigrées leur demande . 
 
merci 
gérard

gérard buteau, st-georges est

18 janvier 2007

"Après avoir accepté le Kirpan dans nos écoles, quand pourtant l'arme blanche est défendue, le port du voile religieux, le turban dans les Forces Canadiennes, ainsi de suite, je crois que nous sommes une société très ouverte à nos minorités."(Line Boivin). À écouter touts les intervenants et intervenantes dans ce débat, je vous dirais que la société n'est pas ouverte. Elle est plutôt fermée. Ce sont les plus hauts tribunaux du pays qui ont exigé le respect des droits de nos minorités. Si un membre de nos minorités est obligé de lutter pendant des années devant les tribunaux pour faire valoir ses droits et que la population refuse de reconnaitre le jugement rendu en sa faveur, je ne pense pas que c'est une preuve que nous sommes une société ouverte mais une preuve de son contraire.

Louis Robichaud, Montréal

18 janvier 2007

"Lorsqu'en 1763 les Britanniques ont pris possession de la province de Québec, les gens ont tout fait pour que le processus d'assimilation que les britanniques avaient préparé contre eux échoue." (St-André Marcel) Et maintenant, nous, les francophones, nous voulons agir comme nos maitres anglophones de jadis et assimiler les nouveaux arrivants. L'assimilation c'est la négation de l'Autre. Cette politique a été une catastrophe chez les nations autochtones. Allons-nous répéter les erreurs du passé? L'intégration c'est l'acceptation de la différence de l'Autre, sa langue et ses coutumes en même temps que l'Autre fait l'apprentissage de notre langue et notre culture.

Louis Robichaud, Montréal

18 janvier 2007

"Et la CHARIA, OUFF Heureusement que le premier ministre de l'Ontario a fait STOP les niaiseries..."(Micheline Langevin)-Est-il aussi niaiseux qu'un tribunal juif ou un tribunal chrétien? La loi chrétienne interdit le divorce. Ceux et celles qui y contreviennent risquent de se faire refuser la communion ou l'excommunication. Cela n'empêche nullement le droit d'une femme de se divorcer. Il ne faut pas confondre la loi religieuse avec la loi de l'État...à moins que l'on cherche à confondre les gens.

Louis lRobichaud, Montréal

16 janvier 2007

Moi, pour ma part, je n'adresserai jamais la parole à une personne qui se cache le visage. Je n'accepterai jamais dans ma maison, une personne qui décide que mon crucifie ou ma Vierge les gênent. J'exige que l'on me respecte, dans mon pays, comme je les respecte dans leur pays. De plus je m'attends à ce que notre premier ministre et nos dirigeants en fassent autant. J'espère que NOUS serons assez intelligents pour voter, pour des personnes qui vont arrêter de nous tasser, encore un petit peu, pour faire place, à ces émigrants qui veulent TOUTE la place. 
Moi j'en au vraiment assez oui vraiment assez. FIN 

Micheline Langevin, Québec

16 janvier 2007

SUITE: 
Et la CHARIA, OUFF Heureusement que le premier ministre de l'Ontario a fait STOP les niaiseries. On a sauvé un peu de temps. Ici messieurs, dames les émigrés c'est la LOI CANADIENNE, pour le moment du moins, jusqu'à ce qu'un juge décide de dire le contraire. 
Nous avons ¨peut-être¨ besoin d'émigrants. Probablement que la majorité de ceux qui viennent dans notre pays ont l'intention de profiter de notre bien être de vivre en paix et en liberté. Probablement qu'une certaine majorité veut s'impliquer dans notre société et devenir citoyen de notre pays. Je ne me sens pas dérangé par ceux qui désirent faire leur religion .... Mais qu'il la fasse chez eux. Mais ceux qui veulent vivres comme DANS LEURS PAYS, alors S.V.P. montrez leurs le chemin du retour.

Micheline Langevin, Québec

8 décembre 2006

Les Québécois semblent stagner ces temps-ci. À chaque fois qu'une nouvelle loi allant à l'inverse de ce qui est les valeurs de la majorité est votée, personne ne réagit de crainte d'être traité de raciste. Lorsqu'en 1763 les Britanniques ont pris possession de la province de Québec, les gens ont tout fait pour que le processus d'assimilation que les britanniques avaient préparé contre eux échoue. Aujourd'hui, nous nous faisons progressivement assimiler à coups de symboles religieux sans réagir. Lorsqu'un jeune pénètre dans une école publique avec une casquette sur la tête, que lui arrive-t-il? N'importe quel enseignant, directeur ou surveillant se précipite pour lui confisquer je peux vous assurer qu'en moins de 10 secondes le couvre-chef en question est disparu. Et qu'est-ce qui se passe lorsqu'un de ces immigrés arrive avec un couteau, qui à ce que je sache est une arme ? Rien. Absolument rien. C'est un symbole religieux, on ne peut pas lui confisquer et on reste là à le regarder en essayant d'avoir l'air le plus ouvert aux autres cultures possible. 
 
Tous ces scandales ne font qu'augmenter la présence du racisme au Québec (vous n'avez qu'à lire les autres commentaires dans ce forum pour le réaliser). Il faudrait qu'un jour ces gens qu'on accueille si gentiment le réalisent avant que la grogne soit rendue si forte pour générer de la violence.

St-André Marcel, Boucherville

18 novembre 2006

Après avoir lu la majorité des commentaires, je dénote une sourde colère de la part des Québécois. Après avoir accepté le Kirpan dans nos écoles, quand pourtant l'arme blanche est défendue, le port du voile religieux, le turban dans les Forces Canadiennes, ainsi de suite, je crois que nous sommes une société très ouverte à nos minorités. Là, où le bat blesse, c'est que nous sommes rendus à un point ou nous devons nous effacer pour laisser la place à ces minorités, comme dans les années 90, ou pour appliquer dans la GRC, être un homme blanc était presque une tare, car ce département gouvernemental devait remplir des quotas au détriment des hommes Canadiens blancs.  
 
Ayant vécu en Europe durant plusieurs années, il y a une chose que j'ai apprise, c'est quand on vit à Rome on vit comme les Romains. Pour ne pas faire de vagues nos femmes canadiennes en mission dans les pays musulmans ne conduisent pas de véhicule afin de ne pas froisser la population. Quand nous sommes ailleurs, nous canadiens, respectons les us et coutumes des autres, alors pourquoi doit-on se plier à leurs exigences quand nous sommes chez nous? Encore cette semaine, ce sont les policières qui doivent faire les frais d'une minorité : Le Service de police de la Ville de Montréal a donné une directive à ses agents stipulant qu'une policière pouvait être relevée par un collègue masculin lors d'une intervention auprès d'un juif hassidim. 
 
Les gens en ont assez d'accommoder tout le monde et de se faire taxer d'être raciste au moindre refus de notre part. Personnellement, je me suis fait brandir la charte des droits lors de réunions de parents, alors que cette personne s'exprimait en des termes disgracieux, nous avons dû l'expulser de la salle. Mesdames, messieurs, la charte des droits et libertés s'applique aussi à nous les Canadiens et Québécois d'origine. Si nos coutumes vous choquent, peut-être n'avez-vous pas choisi le bon pays. 
 
Faudra t'il devenir une minorité en notre propre pays pour être écoutés? 
 
 
Line Boivin 

line boivin, Shipshaw

17 novembre 2006

Si la température pouvait le permettre, ce serait amusant que la gente féminine aille se promener en bikini sur les rues habitées par les Assidims et ce pendant 2 ou 3 mois. 
De cette façon, ils s'apercevraient et apprendraient que les femmes forment la moitié du monde. 
Si non, ils n'auront qu'a faire comme Jean-René Dufort et mettre du saran wrap sur leurs lunettes. 
Je souhaite du beau temps pour l'été prochain.

Réjean Carrière, Repentigny

16 novembre 2006

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le commentaire de Eric Pattin qui a essayé de répondre à ce que j'ai écrit le 14 de ce mois. Bien que je partage ses idées de façon générale, je veux nuancer certaines idées, éclaircir certains propos et donner quelques pistes de réflexion. 
Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut respecter la culture du pays d'accueil. Mais la plupart confondent : respect, intégration et adoption de la culture du pays d'accueil. Je m'explique : Je peux respecter la culture d'autrui sans pour autant changer la mienne. Beaucoup de québécois commettent une erreur en demandant aux nouveaux arrivants d'adopter le style de vie d'ici. C'est faux. Vous savez pourquoi ? Et bien par ce que les valeurs démocratiques citoyennes du pays sont l'égalité, le respect des différences culturelles, la liberté, la paix et l'ordre public. Je ne suis pas entrain de vous matraquer avec ces mots pour expliquer l'inexplicable. Car à mon avis, il ne faut pas s'accommoder avec une communauté qui nous exige de traiter avec un policier homme au lieu d'une femme, ou exiger à ce qu'une femme médecin traite un cas d'urgence de gynécologie... Ces demandes font partie de l'extrémisme et du sexisme qui ne sont justifiées par aucune religion ou culture, à moins si c'est de l'obscurantisme. Si je me positionne ainsi, ne veut pas dire qu'ont ne peux pas vivre notre différence, au contraire la décision de mettre un foulard ou une casquette sur ma tête, ou même raser mes cheveux ou faire comme un punk, ou même un tatouage sur mes fesses fait partie des libertés individuelles qui ne devraient déranger personne, surtout si ces choix sont fait avec conviction. 
 
L'immigration est un choix stratégique incontournable pour faire face à la dénatalité et aux différents enjeux démographiques du pays. Mais soyons clair, immigration canada va pas aller chercher des candidats à l'immigration typiquement identiques au québécois et les faire venir au Québec afin d'assurer le minimum de friction entre les différentes communautés. Croyez moi que ça serait un exercice très difficile. L'histoire nous montre que tout les peuples qui ont immigré au Canada ont su garder leurs coutumes et leurs traditions et ce depuis l'arrivée des peuples fondateurs. L'exemple du Québec est pertinent. Les québécois lutent toujours pour préserver leur identité dans un raz de marrée anglophone. D'ailleurs s'il y a un peuple sur cette terre qui peut comprendre les minorités ça serait le Québec. Par ce que les québécois sont une minorité en Amérique du nord, les guerres de langue, les incompréhensions historiques continuent à faire mouvementer la scène politique jusqu'à nos jours. Mais plusieurs personnes pensent que les peuples où le degré de nationalisme est trop élevé et la bataille politique basés sur l'histoire et l'identité n'est pas encore achevée, c'est là où on le taux de la xénophobie est le plus élevé. La peur de tout ce qui est étranger devient un mécanisme automatique et spontané voir même normal. 
 
Le Canada et le Québec sont une mosaïque de cultures, ce choix a été fait et instrumentalisé dés le début des années 80.Pierre Eliot Trudeau a mis en place le bilinguisme et le multiculturalisme. La classe politique voulait démontrer que la diversité culturelle fait partie de l'identité canadienne. Si cette politique a partiellement réussi dans le reste du Canada, elle a enregistré un échec total au Québec, car plusieurs personne la considèrent comme une invention fédéraliste et non le fruit du processus historique. D'ailleurs, dans cette même veine, plusieurs réussites de certaines communautés ont eu lieu devant les tribunaux (kirpan, mariage homosexuel...) ce qui est perçu par certains comme des décisions imposées sans pour autant faire l'unanimité. 
 
Pour faire le lien avec le sujet débattu à propos de cette communauté hassidique deux solutions me parassent plausibles, mais toutes les deux radicales : 
1)- stopper l'immigration au Québec. 
2)- Enlever la charte des droits et libertés de la constitution canadienne. Une belle occasion pour le Québec accepte la loi constitutionnelle du Canada. 
 

el mostafa abkari, montréal

15 novembre 2006

Si on commence à permettre à notre société de se faire influencer par les lois des groupes religieux, qu'est-ce qu'on met en risque ? En ce cas-ci, on permet aux femmes d'être encore vues comme des tentatrices sans intégrité, ainsi on retourne dans le passé. Si on tient à coeur les progressions que les femmes des sociétés occidentales ont faites, on devrait certainement bien penser avant de permettre à un groupe obscur d'imposer leurs valeurs archaïques sur tout le monde. De plus, l'image des hommes est aussi mal représentée. Sans doute, ce fait représente les hommes comme des animaux sauvages qui sont bêtes et sans control. C'est méprisant alors de supposer que le moment où un homme voit une femme en tenues légères, il va bondir sur elle et que cela va être la faute de la femme. Cette attitude ne donne pas assez de crédit aux hommes, et pas assez de respect aux femmes. 
 

Anna Kelli, Vancouver

15 novembre 2006

La condition la plus importante qui fait fonctionner la société multiculturelle au Canada est le respect mutuel des droits des minorités. Cependant, ces droits ne devraient s'appliquer que s'ils ne briment pas les doits des autres. Cet article remet en question à quel point un groupe minoritaire peut imposer ses valeurs au reste de la société. Nous sommes d'accord avec le droit de porter le voile ou le kirpan en public ou à l'école. C'est un choix individuel qui n'affecte pas les droits ou les valeurs des autres. D'un autre côté, le principe de l'installation des fenêtres givrées au YMCA à la demande d'un groupe religieux représente une imposition de leurs valeurs sur la société. Nous pensons que si cette action avait été prise avec la consultation et l'accord de la communauté et des membres du YMCA, elle aurait été plus acceptable et démocratique.

Sara Maisonneuve Chelsey Schwaerzle, Vancouver

15 novembre 2006

L'on nous dit que la présence millitaire Canadienne en Afghanistan se justifie par la quete de démocratie et de liberté pour le peuple mais sourtout les femmes Afghanes,soumises au dictat de la religion et des hommes.J'en comprends que nous sommes tres braves l'orsqu'il s'agit d'envoyer nos jeunes porter nos idées a coup de bombes mais que nous restons muets lorsqu'il s'agit de défendre des principes de laicité chèrement gagnés et ce a l'aide de notre charte et de nos lois.........Meme pas besoin d'armes!!! 
 
Regardons ce que nous voulons faire de notre société et travaillons-y!...... Au lieu de s'envoyer en guerre avec la mégère d'en bas efforçons nous d'etre un exemple pour ces peuples opprimés qui comme tous les peuples opprimés de l'histoire se libereronts d'eux meme... 
 
DRAG DONT PUSH ! 
Peace

Louis-Philippe Faucher, Québec

15 novembre 2006

Face à la demande d'un groupe de religieux, le YMCA a fait givrer quatre de ses fenêtres afin que les membres de ce groupe, la partie masculine, cela va de soi, ne soient pas tentés d'avoir des regards concupiscents. Encore la faute d'Ève. On ne s'en sortira jamais. Sans doute que les femmes de ce groupe risqueraient aussi d'être influencées par ces femmes libres. Elles seraient peut-être tentées par l'émancipation. Cela prouve donc que ces femmes qui vivent dans ce milieu fermé ne le font pas en toute connaissance de cause. Encore des hommes qui veulent garder le contrôle. Je ne connais pas les personnes qui ont fait la demande au YMCA, mais j'ai des doutes quant à leursexe.  
 
En outre de quel droit, ce groupe minoritaire impose ses vues à l'encontre de la majorité qui prône une société démocratique, égailtaire, libre et laïque? C'est aux membres de ce groupe de se barigader et non pas la majorité.  
 

Nicole Poirier, Québec

15 novembre 2006

Pour donner suite à mon commentaire du 13 novembre, et en réponse au commentaire de M.Abkari du 14 novembre, j'aimerais soulever les quelques points suivants : différence culturelle, respect de la culture d'accueil, réalisme, équilibre, mythe de l'Eldorado. 
 
L'incroyable diversité culturelle qui s'observe entre l'Arctique et l'Antarctique, laquelle diversité déborde des frontières géopolitiques des pays, est reconnue comme une richesse et une éloquente expression de la formidable capacité d'adaptation de l'humain aux multiples milieux auxquels il a été soumis à travers son évolution. Chaque culture est porteuse d'enseignements en termes de solutions, inventées, intensivement testées au fil des décennies et siècles, face aux divers problèmes de survie et d'organisation sociale. N'allez pas enseigner à un bédouin les rudiments de la survie en milieu désertique. Les pays occidentaux ont aujourd'hui structuré leurs sociétés de façon telle que la survie n'est plus le souci principal de leurs habitants, cette dernière étant prise pour acquis et assurée dans les pires des cas par des programmes d'assistance divers. Mais la culture locale demeure. On peut se surprendre à constater cette culture parfois connue de l'extérieur, mais on ne doit pas se formaliser de la constater mystérieuse ou insoupçonnée. 
 
Respecter les valeur de son pays d'accueil (lors de vacance, séjour d'affaires ou plus évidemment encore dans le cadre d'une émigration) devrait être un des 1er principes fondamentaux de la démarche d'exploration. À Rome on s'attend à faire comme les romains, et les femmes ont longtemps été, et le sont encore dans plusieurs régions, soumises à la règle du « qui prend mari prend pays ».  
 
La discrimination peut malheureusement être observée à de très bas âges, comme le démontre le reportage de Radio-Canada situé au lien suivant : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2006/09/26/004-discrimination-enjeux.shtml . Ce qui est différent de la majorité souffre de discrimination, que ce soit par rapport aux finances, aux poids corporel, à la couleur la peau, etc. Un homme caucasien à Harbin, Chine, est remarqué, source de questionnements, et sera sûrement interpellé par un membre de la population locale qui connaît quelques mots d'anglais. Le même homme qui déambulerait dans les rues du Bronx, New York, serait encore aujourd'hui remarqué, mais avant le 11 septembre 2001, sa vie était en danger. Que dire de Mme Céline Galipeau en Afghanistan, avec ou sans voile? Le Canada ne doit pas établir ses règles de fonctionnement relatives à l'immigration, à l'intégration, sur base de principes idéalistes, utopiques et inatteignables. On ne peut éradiquer la discrimination, on peut toutefois promouvoir le respect et l'ouverture face aux cultures que nous accueillons, et faire preuve d'une certaine tolérance par l'entremise du principe d'accommodation raisonnable.  
 
Le réalisme doit être omniprésent dans l'application du principe d'accommodation raisonnable. Un équilibre doit être recherché entre 1- la demande de la communauté culturelle, 2- ce même genre de demande effectué par un canadien au pays d'origine de la communauté culturelle, et 3- l'accommodation totale (utopie). Évidemment cet équilibre se devra d'être fondé sur autres critères que les 2- et 3-, puisque plus facile d'en discuter que d'en établir certitudes et preuves irréfutables. Mais il serait intéressant de garder à l'esprit comment le pays d'origine de la communauté culturelle demandante traite des exigences de ses propres minorités?  
 
Finalement le Canada doit en découdre de cette image mythique d'Eldorado qui est encore aujourd'hui publicisée à grands coups de marketing. Le Canada est victime de l'image qu'il a lui-même créé à l'étranger, et l'intégration des communautés culturelles commence alors que les membres de ces communautés se trouvent encore dans leur pays d'origine alors qu'ils réfléchissent à la possibilité d'émigrer au Canada. Et le Canada a beaucoup à offrir entre autres en termes de mode de vie, sécurité, accès à l'éducation etc. Mais un effort d'intégration est nécessaire, un respect de la culture locale acquis, une force de caractère face à l'incontournable discrimination développée. Les 2 dernières années ont été riches en évènements « prise de conscience » de l'importance d'une révision de notre principe d'accommodation raisonnable, à nous, entre autres par l'entremise du pouvoir politique, de clarifier ces lignes directrices afin qu'elles nous mènent en tant que société nulle part ailleurs que là où nous désirons aller. 

Eric Pattin, Rive-sud de Montréal

15 novembre 2006

La communaute juive hassidique fait, il me semble, partie du Quebec. Ses valeurs ne sont, il est vrai, probablement pas celles du Quebec blanc francophone. Mais on ne parle pas d'une institution gouvernementale; la pose de fenetres givrees dans un YMCA d'Outremont ne represente en rien une reconnaissance officielle par la province du statut de tentatrice de la femme. La communaute juive hassidique d'Outremont doit constituer une partie importante de la clientele du YMCA du quartier. Il est normal que cette institution reflete les valeurs de ses utilisateurs. Il me semble que rien dans cet episode ne mette de quelque facon en peril les droits legitimement acquis par la femme quebecoise. 
 
Au nom de quoi cette levee de boucliers pour une affaire qui ne devrait, au fond, que concerner les utilisateurs du YMCA d'Outremont ? Si ces fenetres leur posent vraiment probleme, ils sauront certainement se manifester et signer cette petition dans la mesure necessaire au changement de la politique du YMCA. Nul besoin d'en faire un debat social. Et soyons serieux, le YMCA exigerait-il des femmes qu'elles s'exercent voilees ? 
 
Les commentaires sur le renvoi en Israel des Juifs hassidiques (qui etaient a Montreal bien avant la fondation d'Israel !) et sur les valeurs des immigrants en general sont navrants. On debat sans fin des solutions a la catastrophe demographique qui nous attend et met en peril la securite sociale et le systeme de sante. L'immigration est un des elements principaux (et essentiels !) contribuant a l'allegement de ce choc demographique. Acceptons que nous ne vivons plus en 1960 et tentons de batir la societe quebecoise ensemble au lieu de rejeter les nouveaux arrivants d'un "Eh bien, qu'ils s'en aillent s'ils ne pensent pas comme moi". 
 
 
 

Simon Dufour-Turbis, Khoujir, Federation de Russie

14 novembre 2006

Depuis quelques années je voyage beaucoup et les guides que j'ai rencontré m'ont souvent mentionnés qu'il fallait avoir une grande ouverture d'esprit et d'accepter la différence. C'est correct pour moi, mais quand est-il de ceux qui démarque chez nous, accepte t-il la différence. Ils arrivent avec leur pays dans leurs valises et quoi ?? Que font-ils pour accepter notre différence ?? Ils installent la leur.....

Nancy Chouinard, Ste Julie

14 novembre 2006

En voyant la dérive qu'apporte la liberté de religion et la notion d'accomodation raisonnable vis-à-vis les sociétés minoritaire et leurs refus d'ouvertures, il devient nécessaire selon moi de remttre ce système en question. Nous sommes comme nation au Québec un peuple distinct qui a le droit de ce défendre devant de tel abus. En ce sens, il me semble raisonnable d'exiger le retrait de l'accomodation raisonnable des principes juridiques nationaux. Une accomodation raisonnable devrais plus être encadrer comme un privilège qu'accorde la majoritée qu'un droit. L'accomodation doit devenir une chose que l'on accorde exclusivement pour assurer la stabilité social. Elle ne doit pas agir comme un moyen pour réduire la nation québécoise à néant.

François Bélanger Boisclair, Montréal

14 novembre 2006

Je trouvais tellement que la chose s'était passée dans la plus grande civilité. 
 
Le rabbin a fait une requête, le YMCA a écouté. La communauté hassidique a payé pour les fenêtres. C'est tout. Je vois pas de problème. 
 
Prenons la situation sous un autre angle. On dit que des usagés sont heureux de la situation. Si c'était eux qui s'était plaints, que le YMCA avait écouté et le YMCA aurait payé.  
 
Il n'y aurait pas de tollé.  
 

Jean Robert Bourdage, Montréal

14 novembre 2006

Si mon voisin se promène en tenue légère, suis-je obligé de regarder ? à mon avis, la responsabilité est la mienne. Je peux décider de rester à la fenêtre et me dire "que c'est donc épouvantable" ou baisser la toile ou ne pas regarder par la fenêtre.  
 
Si cela dérange ce groupe religieux, le plus simple n'aurait-il pas été de givrer les fenêtres de la synagogue ?

Patrice Dargis, Montréal

14 novembre 2006

J'ai lu ces commentaires et je les ai relu pour être sûr et certain que je ne me trempe pas. Il était minuit et je me suis dit peut être que c'est à cause de la fatigue que j'hallucine et que je vois enfin tout le Québec est d'accord sur quelques choses. Avant de continuer, permettez moi de vous dire que j'ai suivi toute la propagande médiatique qui a accompagné cette histoire banale, et j'étais contre le fait que ces vitres soient posées. Mais ce qui m'a surpris, ce n'est pas la demande de cette communauté, mais plutôt la réaction de la population. Une réaction unanime qui va dans la même direction. Plus que ça, on a commencé à entendre des choses extrêmes que les medias cautionnent implicitement : Qu'ils reviennent chez eux ces immigrants.... Ils veulent imposer leurs valeurs.... D'autres veulent les mettre aux territoires du nord-ouest... Si certaines communautés demandent certaines choses qui offusquent le reste de la population, et bien la réaction est d'autant plus virulente et extrémiste aussi. Un simple fait divers, qui aurait pu être traité sans déranger personne, a été placé à la une des bulletins de nouvelles avec une propagande et une médiatisation sans précédant. Certains médias ont avalisé des propos xénophobes à l'égard de tout ce qui est différent. Étant donné que je suis arabe et musulman, et que je n'ai jamais demandé quoi que ce soit pour faire valoir ma différence, et je m'habille en jeans, et je respecte les valeurs de mon deuxième pays qui est le canada, et je respecte la spécificité culturelle de cette province qui est le Québec et malgré ça je suis traité toujours comme quelqu'un de différent, comme un étranger, On me pose toujours plusieurs questions : tu viens d'où toé ? Tu fait tu de la prière ?tu mange tu du porc ?tu parle tu arabe ? tu as-tu quatre femme ?mais le comble et ce qui me fait rire parfois pour me faire oublier ces question parfois embarrassantes, c'est quand je dis que je viens du Maroc, là plusieurs personnes m'ont avoué qu'ils croyaient que le Maroc est une marque de clémentine. Je ne parle pas d'un vide, car étant donné que j'ai fréquenté plusieurs personnes et j'ai même épousé cette culture québécoise avec son joual, ses chansons, ses artistes, ses humoristes, son histoire...mais j'ai beaucoup d'amertume aussi à l'égard de cette xénophobie qui se développe, et ce racisme lâche qui devient apparent. Comment voulez-vous que ces communautés viennent pour explorer la culture québécoise si elles se sentent tout le temps rejetées et indésirables. Vous dites que ces communautés doivent faire le pas !!! Mon Dieu, elles ont traversé des océans pour venir s'établir ici. Comment voulez-vous que ces communautés puissent un jour voter oui dans un referendum de séparation si elles ne se sentent pas adhérer à ce projet. On ne voit pas ce genre de réactions dans les autres provinces canadiennes. Peut-on dire que le Québec est xénophobe ? J'espère que non, malgré que la réalité nous enseigne le contraire. Le jour où on s'arrêtera de faire de l'étiquetage racial, et qu'on arrête de parler dans les médias des arabes et des musulmans comme des terroristes, les noirs comme des gangs de rue, les italiens comme la mafia, les autochtones comme des profiteurs, et les anglophones comme....ce jour là peut être on devrait faire une fête de la fraternité pour commémorer une date historique dans l'histoire du Québec qui se réconcilie avec ses communautés et qui va avoir l'appui de tout le monde quand une communauté exagère.Merci de me publier, car je pense que j'ai comme même le droit de dire ce que je pense.

el mostafa abkari, montréal

13 novembre 2006

Toute vie religieuse implique des combats. Si ce n'est pas l'essence d'une vie religieuse, c'en est la pratique quotidienne ; le monde entier serait de religion juive hassidique, la réalité des combats contre soi-même serait présente. Les jeunes Juifs sont-ils entretenus dans l'illusion de la facilité de leur vie religieuse par leurs guides ? Ces chefs religieux sont-ils eux-mêmes illusionnés sur l'âpreté de leurs choix de vie ? En ce cas, leur foi est menacée de l'intérieur et ils nous montrent des signes de l'affaiblissement de ce qu'on appelle la force morale.

Lise Bourcier, 103-1595 Lalemant, Sherbrooke

13 novembre 2006

Ne parlons même pas d'accomoder une minorité, mais bien une mini-minorité ! Car aucun musulman, juïf modéré, catholique pudique, athée contre l'indécence... critique la vue qu'on a des YMCA et du CEPSUM ! 
 
Donc si face aux piscines publiques ouvertes l'été et au contenu télévisuel québécois, la solution a été l'isolement (et c'est leur solution presque partout dans le monde): peut être qu'ils devraient songer à givrer leurs vitres ! Le YMCA c'est la pointe de l'iceberg, car une femme en mini-jupe ne serait pas visible de l'étage de yoga, mais elle le sera du trottoir !

Mireille Lepage, Montréal

13 novembre 2006

À mon avis, si la communauté hassidique ne veulent pas que leurs enfants voir des dames en collant ou short pendant qu'elles s'entraine. Ils devraient plutot givré les fenètres de la synagogue car après tout c'est eux qui ne veulent pas voir des personnes légèrement vêtue selon leurs critères et qui selon nos propres critères ne le sont pas étant donné l'activité qu'elles pratiquent à cette endroit. Et si réellement ca leur cause un problème qu'ils se ferment les yeux. (je suis peut-être un peu radicale sur cette dernière remarque:) )

Michel Bessette, Senneterre

13 novembre 2006

a quand le courage de nos gouvernements avant qu'ils soient trop tard l'europe l'australie, ont comprit, ils prennent position pour arrêter ces exigences, 
et ces gens qui ne sont pas satisfait des reformes européennes viennent vivre ici, et recommence leurs petits caprices,

maurice borduas, montreal lachine

13 novembre 2006

Il ont demandé et ils ont obtenu. De quoi on se plaint au juste...? Ce que nous sommes "cons" les québécois. 
 
Jamais je n'accepterai de me barricader pour plaire au voisin. Si la progéniture juive ne doit pas voir les"bobettes" et les "shorts" de tout le monde qu'ils retournent en Israel point à la ligne. À noter; Je suis pro juif, pro Israel et endosse le droit de ce dernier à défendre son territoire. Ca ne veut pas dire que je suis "con" pour autant. 
 
Patrick Roussel 

Patrick Roussel, Montréal

13 novembre 2006

Comment un dirigeant le moindrement responsable et alerte a-til pu s'imaginer prendre une position aussi inacceptable? Le devoir d'accomodement prévu à la Charte est une chose: cacher le reste de la société en est une autre. Je persiste à croire que le dirigeant "accomodant" a reçu un "incitatif financier " pour accepter une telle demande. Il devrait être remercié pour faute de jugement grave!

Roger Perron, Montréal (Outremont)

13 novembre 2006

Je suis pour l'installation de vitres givrées pour que les petits juifs ne voient pas nos belles femmes. C'est déjà assez que plusieurs occupent nos emplois, au moins ils ne seront pas tenté de subtiliser nos femmes. De plus, comme le mentionne la communauté juive, il s'agit d'un cas de "bon voisinage". Le centre de conditionnement n'a PAS été FORCÉ de changer ses fenêtres, c'était mutuellement réciproque, même que ce sont les nantis juifs du quartier qui ont payé la facture.

Hellal Karim, Youville

13 novembre 2006

Une question importante pour le futur de notre société québécoise ou canadienne reste effectivement à clarifier. Quel degré d'accommodation accepterons-nous comme raisonnable, en tant que société, dans un des buts avoués de conserver notre rayonnement international sur les chapitres de l'accueil et de la tolérance?  
 
La réponse impliquera nécessairement la Justice, et ce afin que des lignes directrices plus claires soient rendues publiques, et permettre du même coup de trancher, dans le concret de la vie de tous les jours, sans la crainte d'interminables procès qui se solderont par une décision qui sera loin de faire unanimité (kirpan, tchador, salles de prières réservées etc.).  
 
En ce qui me concerne, aujourd'hui, quelques années avant que ces lignes directrices soient mises de l'avant par la cour suprême ou autres organes reliés, je joins ma voix aux citoyens et citoyennes d'Outremont qui se sentent lésés par la décision du YMCA. La communauté hassidique concernée a malheureusement raté une occasion de faire preuve d'accommodation raisonnable envers la population avec qui elle partage les infrastructures publiques. Le YMCA a quant à lui cédé sous la pression de demandes répétées et insistantes, sans avoir tâté le pouls de son public cible. Il n'est toutefois pas trop tard pour rétablir l'équilibre, sera-t-il nécessaire de signer pétitions et brandir pancartes afin que nos voix soient entendues?  
Non-résident d'Outremont très inquiété par ce nouveau précédent. 

Eric Pattin, Rive-sud de Montréal

13 novembre 2006

Au Canada nous visons à être égal entre homme et femme. Nous observons dans le monde que des minaurités utilisent les lois de pays démocratiques pour imposer leurs idées. Et celà pour la religion, l'argent, le plaisir de détruire, mais surtout la domination de certains hommes dans le couple. Remettre les fenêtres même s'il neige!... 
S.V.P. tRADUIRE EN ANGLAIS. 
 
Jacques 

Jacques Boissonneault, Québec

13 novembre 2006

Notre société civile est supposément laïque...  
Je pense qu'il ne devrait y avoir aucun accommodement dit "raisonnable" avec une religion quelconque, peu importe le motif.  
À la lecture de cette nouvelle, j'ai soudain l'impression de me retrouver six siècles en arrière, lorsque les évêques catholiques réunis en concile avaient décrété que la femme n'avait pas d'âme... 
La communauté hassidique a certainement les moyens de se payer des stores pour ses propres fenêtres, plutôt que de demander au voisin d'obscurcir les siennes.  
On croirait que nous vivons dans une société où plus personne n'a de responsabilités ; uniquement des droits. Ça prend un responsable pour tout, et ce n'est jamais nous-mêmes... Quant au Y.M.C.A., je comprends son souci de maintenir de bonnes relations avec son voisinage, mais il a commis une erreur. Je pense d'ailleurs qu'il le reconnaît.  
J'espère que tous les groupes religieux (ou autres) "différents" de la société qui les accueille vont finir par se rendre compte que c'est à eux qu'il revient d'assumer leur différence, et d'en assumer les coûts. Ils ont déjà le droit de pratiquer leur religion, mais ce droit n'inclut pas celui de demander des tribunaux spéciaux ou des fenêtres givrées, de refuser un traitement médical pour une tierce personne, de bénéficier d'avantages fiscaux, et surtout pas le droit ou le privilège d'échapper aux lois qui régissent notre société... L'accommodement raisonnable va-t-il nous mener au chaos social ? Il faudra (malheureusement) un de ces jours revoir la charte canadienne des droits et libertés, si on continue de "jouer" avec elle. 

Richard Vailland, Montréal

13 novembre 2006

quelle est la solution ? Il reste beaucoup de place dans les territoires du nord ouest ou dans le nord du québec pour qu'une communauté religieuse puisse y vivre selon ses valeurs et ses régles sans subir un choc culturel....

michel montiglio, québec

13 novembre 2006

Les fenêtres givrées du "Y" est un débat sérieux puisqu'il s'agit de la défense de la culture, des principes et des valeurs démocratiques. 
 
Avant de lancer la pétition, l'instigatrice a rencontré le directeur du YMCA qui lui a dit que sa décision n'était pas irréversible si elle recueillait suffisamment de signatures. Il est surprenant que les autorités d'un organisme comme le "Y" n'aient pas procédé à une consultation publique auprès de l'ensemble de sa clientèle avant d'accepter de poser des fenêtres givrées payées par la communauté hassidique.  
 
Les institutions, les organismes publics et privés doivent faire comprendre aux minorités religieuses que le principe de la liberté de religion ne donne d'aucune façon le droit d'imposer aux composantes de la société québécoise des restrictions dans l'exercice de leurs droits démocratiques. C'est une chose d'être à l'écoute des besoins de la communauté comme l'affirme le directeur Yves St-André , mais c'en est une autre de priver la majorité de la pleine jouissance de ses droits et de ses valeurs.  
 
En clair, les minorités religieuses doivent s'adapter à la réalité, à la culture et aux valeurs communes, et non l'inverse. Il y a des principes pour lesquels il ne faut rien céder. 
 
Enfin, il est impératif que le gouvernement, les institutions et autres organismes publics et privés informent les minorités des pratiques religieuses spécifiques et leur fassent comprendre que le principe de la liberté de religion ne donne d'aucune façon le droit d'imposer aux composantes de la société québécoise des restrictions dans l'exercice de leurs droits démocratiques. En clair, les minorités religieuses doivent s'adapter à la réalité d'ici, et non le contraire. 

bouchard maryvonne, Montréal

13 novembre 2006

cette question de fenetrse givrées , n'est qu'une histoire de bon voisinage. Et on devrait laisser le YMCA decide de leur politique en cette matiere. Si , ils ont decider de s'executer , alors qu'ils sont quebecois au meme titre . de quel droit allons nous leur rappeller comment se comporterait le reste de la societe. Pendant , quand y est pourquoi pas leur envoyer , le livre bleu comme on utilisait jadisse un certain livre rouge.

sam posy, montreal

13 novembre 2006

Le cas du YMCA est une autre illustration que la société québécoise est trop tolérante et permissive envers ses immigrants. 
 
En effet, les immigrants n'en finissent plus de revendiquer des droits allant à l'encontre de la culture et des droits de la majorité, et par peur d'être traités de racistes, nous cédons trop facilement à ces exigences ridicules. D'abord le kirpan, puis les vitres givrées. Qu'est-ce que ce sera ensuite? Combien de temps encore devrons-nous endurer ces caprices? 
 
Or, le vrai racisme, n'est-il pas issu de ces intégristes qui nous imposent leur culture au lieu de s'adapter à la nôtre? 
 
Il faudrait que quelqu'un un jour se lève et fasse comprendre aux minorités culturelles que c'est à elles de s'adapter à la société majoritaire et non l'inverse. Sinon, nous allons très vite devenir des étrangers chez nous...

Rémi Drolet, Québec

13 novembre 2006

que la communaute juive givre leurs fenetre plutot qu olbliger le voisin a le faire.

suzanne fichayl, montreal

13 novembre 2006

S'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent ailleurs. Ici, les femmes sont libres. 
 

Maire-Eve Pelletier, Montréal

13 novembre 2006

La communauté hassidique devra trouver une solution pour palier à leur déviation extrême. Ça leur appartient. À nous de continuer 'notre vie' dans 'notre société'. S'ils ont trouvé une solution pour la période estivale ainsi que pour la télévison, il est évident que de bonne foi, ils en trouveront une pour les regards déplacés et dérangés de leurs progénitures, que ce soit par la fenêtre ou la rue. Que le Y réinstalle ses fenêtres, et laissons les plaignants se plaigner entre eux. Ils ont choisit de vivre ici au Québec, et nous les laissons vivre selon leurs croyances. Nous ne sommes pas tolérants, nous sommes respectueux des différences. Ne faut quand-même pas venir nous dire que nous sommes immoraux. Tout est dans la représentation de vos regards, et non dans le regard de nos représentations. Ce n'est pas les fenêtres qu'il faut givrer...!

Angela Beaulieu, Montreal

13 novembre 2006

Cette histoire n'a absolument rien à avoir avec l'accommodement raisonnable, c'est une simple décision de bon voisinage entre 2 personnes. Si le YMCA a décidé de faire plaisir à ses voisins c'est son affaire. Ce n'est pas comme si le YMCA était une institution du gouvernement. 
 
Le YMCA a accepté en tout liberté. Il aurait pu refuser. S'il avait refusé, alors quoi ? Rien. Aucun tribunal n'aurait conclu à l'accommodement raisonnable pour forcer le YMCA.

David Gagnon, Montréal

13 novembre 2006

Je trouve cette situation inacceptable et presque ridicule. D'abord, au nom de quoi la communauté hassidique a-t-elle le droit d'imposer ses convictions qui vont totalement à l'encontre des nôtres ? Ils ne veulent pas que leurs enfants voient des femmes légèrement vêtues ? Alors qu'ils regardent ailleurs, tout simplement. Je ne veux pas dire que les minorités n'ont pas le droit de parole, ni de liberté, mais lorsqu'elle confronte directement nos valeurs québécoises, nous devons nous remettre en question. Sommes-nous si ouverts que nous allons nous faire dicter notre conduite par une communauté qui vive dans leur riche ghetto ? Et ce, sans aucune ouverture, ni intérêt pour nos valeurs ? Pourquoi alors en aurait-on pour les leurs ? Pas très logique...

Shirley Robert, Montréal

13 novembre 2006

Bonjours. Difficile de ne pas sourire à l'excès puribond des juifs ultra-orthodoxes dans une cité comme Montreal. Veulent-ils s'enfermer dans le ghetto avec des rites du moyen-âge ou ouvrir les yeux sur les belles créatures de Dieu!

Mario Goyette, Charny. Qc.

13 novembre 2006

J'ai le plus grand respect pour la diversitee, que ce soit etnique, religieuse ou autre, mais les fanatique et extremiste fondamentaliste et chercheur de desarois, que ce soit les Juif, Chretien, Musulman ou aute Ultra fondamentalist, commence a vraiment m'enerver et m'eritee. Je commence a etre en faveur de banir toute ces Religions et mouvement, malleureusement cela ne ferais preuvent que d'un autre extreme iresonable et simplement absurde. C'est comme des enfants " parce que il fait cela, moi je doit etre contre par ce que simplement c'est les autre donc c'est movais..." Voyons donc vous autre fanatique, vous commencer vraiment a me taner! Bientot on se retrouvera au temp des Inquisition si sa continue inci!

Uwe Paschen, Zurich, Ontario, Canada

13 novembre 2006

Je suis contre les fenêtres. Nous cédons de nos libertés. Encore et toujours sur tous les fronts. Si nous osons maintenir nos positions alors là on se fait traiter de racistes ce qui n'est nullement le cas. Si les juifs ne veulent pas tenter leur progéniture à notre culture peut-être l'idéal serait d'aller s'isoler dans le fond des bois. Ils veulent le beurre et l'argent du beurre à savoir les commodités que le Québec et la ville offrent et en plus nous devons céder à leurs convictions.

Fabienne Tremblay, Montréal

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