:: En chiffres ::

Population :
32 040 292

Taux de chômage :
7 % janvier 2005

Taux d'inflation :
2,1 %

Produit intérieur brut :
Hausse de 0,2 % en novembre

Excédent commercial :
5,2 milliards de dollars en décembre 2004

Dette fédérale :
490 milliards décembre 2004

Ce que veut l’opposition

Depuis son élection, le gouvernement minoritaire de Paul Martin doit gouverner avec un boulet au pied, celui de l'opposition. L'adoption du discours du Trône a illustré le peu de marge de manœuvre dont dispose le gouvernement. Les partis de l'opposition ont forcé le gouvernement minoritaire libéral à modifier son programme en échange de leur appui à la Chambre des communes. Le Parti conservateur, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique espèrent retrouver dans le budget Goodale les mesures qui reflètent leurs attentes.

Le Bloc québécois veut, entre autres, qu'Ottawa règle le déséquilibre fiscal, crée une caisse indépendante de l'assurance-emploi et en bonifie le programme. Gilles Duceppe a talonné le premier ministre Martin lors de la campagne au sujet du surplus de la caisse de l'assurance-emploi. Le Bloc menace de renverser le gouvernement sur le vote du budget, s'il ne contient pas de mesures précises pour les travailleurs. Le Bloc détient 54 sièges à la Chambre des communes.

L'opposition officielle vote traditionnellement contre le gouvernement, mais les députés conservateurs, qui sont 99 élus, ne seraient pas prêts à provoquer de nouvelles élections. Ils ont déclaré qu'ils étudieraient le budget et qu'ils agiraient dans l'intérêt du pays. Le Parti conservateur s'attend toutefois à ce que le budget annonce des réductions de l'impôt sur le revenu des plus démunis, un financement accru pour la défense et la création d'un comité indépendant qui serait responsable des prévisions financières.

La création de ce comité a été réclamée par les conservateurs parce qu'ils affirment que les libéraux diminuent volontairement leurs prévisions budgétaires pour garder l'argent qui devrait revenir aux provinces.

Jusqu'à maintenant, le Nouveau Parti démocratique a souhaité que les investissements dans les villes soient plus importants et qu'Ottawa respecte le protocole de Kyoto, si le gouvernement libéral veut son appui. Quant à la possibilité de renverser le gouvernement, le NPD a déclaré qu'il avait toujours ce choix, si Ottawa ne respectait pas ses promesses.


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Voir l'intégrale de l'émission spéciale de La Part des choses sur radio-canada.ca.
Bernard Drainville et son invité, le fiscaliste Yvon Cyrenne répondent à vos questions.

 

À vous la parole

Les choix budgétaires du gouvernement Martin vous satisfont-ils?