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Les attentesLes attentes des provinces et des villesUn des grands dossiers qui préoccupent les provinces est celui des garderies. Les provinces et le fédéral ont tenu des rencontres, infructueuses jusqu’à maintenant, sur un projet de mise en place d'un système national de garderies.
Le plan du gouvernement prévoit l'injection de 5 milliards de dollars en cinq ans pour la mise en place du système, et l'attribution des fonds se ferait sur la base du pourcentage de la population. Ottawa veut imposer son plan aux provinces en les obligeant à rendre des comptes sur la gestion de leur programme. Le Québec et l'Alberta s’y opposent: le gouvernement québécois rappelle que les garderies sont de compétence provinciale, et l'Alberta souhaite mettre sur pied son propre programme de garderies. Mise en application du protocole de KyotoLe protocole de Kyoto est entré en vigueur le 17 février 2005, mais le Canada n’a pas encore de plan définitif pour atteindre son objectif de réduire de 6 % ses émissions de gaz à effet de serre. Ottawa prévoit dévoiler son plan après le dépôt du budget. Le protocole de Kyoto a reçu l’appui de seulement deux provinces, le Québec et le Manitoba. L’Alberta s’y oppose parce qu’une partie de son économie est basée sur l’industrie pétrolière qui émet beaucoup de gaz à effet de serre. L’Atlantique, dont le niveau de vie est l’un des plus bas au pays, commence à peine à exploiter ses ressources naturelles dont le gaz naturel qui génèrera d’importants revenus.
Les provinces ont tout de même une position commune relativement au protocole de Kyoto. Elles veulent, entre autres, qu'on choisisse 1990 plutôt que 2010 comme année de référence pour la réduction des gaz à effet de serre. Les provinces ne voulaient pas ainsi favoriser les entreprises qui ont l'intention de continuer à polluer jusqu'en 2010 aux dépens de celles qui ont déjà commencé à faire des efforts pour réduire leurs GES. Les villes réclament les revenus de la taxe sur l’essence
Un autre dossier est celui des villes qui réclament un nouveau pacte fiscal. Le gouvernement libéral de Paul Martin a promis de verser cinq milliards de dollars sur cinq ans aux municipalités canadiennes pour la restauration et le développement de leurs infrastructures. Ces montants devront provenir de la taxe fédérale sur l'essence. Ottawa aurait toutefois révisé à la baisse les montants qui seraient versés aux municipalités pour les deux premières années en raison de ses nombreux engagements financiers pour la santé et la péréquation. Quant à la péréquation, les ministres veulent qu'Ottawa établisse de nouvelles méthodes de calcul. Ils ne veulent plus d'ententes à montant forfaitaire comme celle sur la santé. |
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