![]() ImmigrationTel que prévu, le gouvernement conservateur compte continuer à réformer le système canadien d’immigration afin de le rendre « plus efficace et plus souple » et d’axer ses efforts « sur la prospérité économique du pays ». Il juge prioritaire d’attirer au pays « des immigrants possédant les compétences et l’expérience dont notre économie a besoin ». « Nous pourrons ainsi mieux combler les lacunes de notre population active », a dit le ministre Flaherty à la Chambre des communes. « Nous attirerons un plus grand nombre d’entrepreneurs dont nous avons besoin, de façon à créer de bons emplois et à favoriser la croissance économique à long terme ». Concrètement, le gouvernement Harper entend :
Le Programme d’immigration des gens d’affaires ciblera par ailleurs « des investissements plus actifs dans les entreprises canadiennes en croissance et des entrepreneurs plus innovateurs ». Le Programme des candidats des provinces sera pour sa part appelé à mettre l’accent sur les catégories d’immigration économique, « afin de répondre rapidement aux besoins du marché du travail à l’échelle régionale ». Ottawa entend aussi « réorienter » le Programme des travailleurs temporaires étrangers afin de mieux répondre à la demande de main-d’œuvre. Il étudiera aussi « les moyens de s’assurer que les entreprises auront déployé tous les efforts raisonnables pour recruter des travailleurs canadiens avant de faire appel à ce programme ». Le gouvernement Harper veut aussi améliorer le processus de reconnaissance des titres de compétence étrangers et collaborer avec les provinces et les territoires afin de définir une troisième liste de professionnels qui seront admis de façon prioritaire après 2012. En vertu du Cadre canadien d’évaluation et de reconnaissance des qualifications professionnelles, quatorze catégories de professionnels formés à l’étranger dans des disciplines jugées prioritaires ont déjà pu faire – ou pourront faire - évaluer leurs qualifications dans un délai d’un an.
Grâce à un projet pilote lancé le mois dernier, le gouvernement prévoit aussi verser des fonds à des organismes non gouvernementaux, des organismes sans but lucratif ou d’autres « partenaires communautaires » pour qu’ils puissent aider financièrement des professionnels admissibles à faire reconnaître leurs titres de compétences au Canada, et ainsi intégrer plus rapidement le marché du travail. Des candidats à l’immigration remboursés L’approche du gouvernement fera cependant des mécontents. Les candidats au Programme des travailleurs qualifiés du gouvernement du Canada qui ont présenté des demandes assujetties à des critères établis avant le 27 février 2008 pourraient se voir remettre leur dossier. Ottawa prévoit 130 millions de dollars pour rembourser des dépenses qu’ils ont pu engager à cette fin. À défaut d’agir de la sorte, dit le ministère, « le Canada risque de ne pas réussir à attirer les immigrants les plus doués et les plus brillants de la planète, qui peuvent choisir d’autres pays dont le système d’immigration répond mieux à leurs aspirations, au lieu de devoir patienter sur une liste d’attente canadienne pendant le traitement de leur demande d’immigration ». Le gouvernement soutient qu’avant qu’il ne lance son Plan d’action pour accélérer l’immigration, en 2008, 640 000 demandes étaient en attente, pour une période qui pouvait aller jusqu’à sept ans. Il affirme que 300 000 dossiers sont aujourd’hui en attente, pour une période d’attente d’environ 18 mois. Des changements malgré les compressions Notons que ces changements seront mis en œuvre malgré les compressions annoncées au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration. Le portefeuille du ministère sera comprimé de 84,3 millions de dollars d’ici l’année budgétaire 2014-2015, ce qui représente 5,3 % de son budget. Le ministre des Finances indique notamment que le ministère « continuera de prendre des mesures pour traiter avec plus d’efficience les demandes d’immigration en centralisant une partie de ses activités de traitement des visas, ce qui réduira le double emploi et le chevauchement et permettra de traiter au Canada les demandes de personnes qui sont déjà au pays ». Les compressions au ministère incluent des compressions de 13,1 millions de dollars d’ici trois ans à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. Le budget en chiffres
Sources : Statistique Canada, Ministère des Finances du Canada, Banque du Canada Budget fédéral 2011-2012Tous les détails : nouvelles, analyses et réactions
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