Pauline Marois

À quelques heures du déclenchement probable des élections, la ministre des Finances, Pauline Marois, a présenté pour l’an prochain un budget équilibré, sans hausse de taxes ou baisse d’impôt. Pour l’opposition, le gouvernement a fait les mauvais choix.

D’après vous, le budget présenté mardi par la ministre des Finances, Pauline Marois, va-t-il aider ou nuire au Parti québécois, qui demande à la population de lui confier un troisième mandat?


FAITS SAILLANTS : santé

Amélioration de l’efficacité du réseau de la santé

Le budget de la santé est augmenté de 1,7 milliard de dollars par rapport à l’an passé et représente 41 % des dépenses totales du gouvernement. L’augmentation provient des dépenses additionnelles de 285 millions de dollars du budget 2002-2003 auxquelles s’ajoutent 1,4 milliard de dollars pour la prochaine année financière.

De ce montant, 838 millions proviennent d’Ottawa, à la suite de l’entente fédérale-provinciale de février sur la santé. Les 814 millions restants sont financés par Québec à même ses revenus. Le gouvernement alloue 556 millions pour améliorer les services de première ligne en prévoyant créer d’ici l’été une centaine de groupes de médecine familiale offrant des services 24 heures sur 24.

De plus, les CLSC seront désormais ouverts 7 jours sur 7 pour un minimum de 70 heures par semaine. La ministre annonce également un renforcement du soutien à domicile et la création de 23 000 nouvelles places dans les centres d’hébergement pour personnes âgées. Le ministère de la Santé investira aussi au cours des prochaines années 225 millions de dollars de plus dans le réseau universitaire pour créer plus de places en médecine, en sciences infirmières et en pharmacie.

Santé en bref

Budget total

19,1 milliards

Augmentation

1,4 milliard
Nouveaux investissements Services de première ligne 556 millions

Formation de professionnels
225 millions

 

Réactions

Le vice-président exécutif de l’Association des hôpitaux du Québec, Daniel Adam, est satisfait des mesures sur la santé. Mais il s'est dit déçu des sommes allouées aux établissements de santé et prédit de nouveaux déficits.

 

Pour sa part, Jean-Marc Fournier, porte-parole libéral en matière de santé, a affirmé que les fonds supplémentaires alloués au système de santé proviennent en réalité des fonds transférés récemment par le gouvernement fédéral. « Les crédits Legault en santé sont en fait des crédits Chrétien », a déclaré le député de Châteauguay. Selon lui, l'effort réel supplémentaire du gouvernement québécois en santé n'est que de 87 millions de dollars.

La Centrale des syndicats démocratiques est satisfaite des investissements en santé annoncés. « Nous considérons importantes les mesures visant la réduction des listes d'attente, une plus grande accessibilité des CLSC, de même que le soutien à domicile », a dit le vice-président de la CSD, Claude Faucher.