Le
budget comporte un montant de 50 millions de dollars
en 2003-2004 pour soutenir le développement social
et la lutte contre la pauvreté. Parmi les mesures annoncées,
le Fonds québécois d’initiatives sociales
disposera de 66 millions sur trois ans, auxquels s’ajouteront
25 millions provenant de la Fondation Lucie et André
Chagnon pour la prévention de la pauvreté chez
les enfants.
Pour combattre la crise du logement, Québec ajoute
270 millions de dollars pour améliorer la situation.
Ce montant permettra de construire plus de 20 000 logements
à loyer modique ou abordable. Le gouvernement va augmenter
la disponibilité de logements adaptés pour 13 000 autres
personnes âgées ou vivant avec un handicap. Les
programmes Rénovation Québec et RénoVillage
sont prolongés jusqu’en 2005-2006. Au moins 17 000 ménages
vont en bénéficier.
Réactions
François Saillant, coordonnateur du
Front d'action populaire en réaménagement urbain
(FRAPRU) : « C'est pas suffisant compte tenu
pas juste de nos désirs, mais aussi de la gravité
de la crise du logement qu'on connaît présentement. »
Les critiques les plus vives portent sur la lutte à la pauvreté
et à l'exclusion sociale. L'Association pour la défense des
droits sociaux (ADDS) estime que ce budget ne contient rien
de concret pour lutter contre la pauvreté, en dépit de l'engagement
pris par le gouvernement péquiste. Le président de l'ADDS,
Bil Clenett, estime par ailleurs que les investissements annoncés
pour le logement social constituent un pas dans la bonne direction,
mais sont insuffisants.
Viviane Labrie, porte-parole du Collectif pour une loi sur
l'élimination de la pauvreté, a déclaré pour sa part que le
gouvernement ne s'engageait pas dans une véritable lutte contre
la pauvreté. « La loi annonce qu'on doit rejoindre
dans 10 ans le rang des nations industrialisées où il
y a le moins de pauvreté. Eh bien, il y a du chemin à faire. »