La baisse des ventes de disques s'est poursuive au Québec en 2012

Disque compact

Les Québécois sont de plus en plus nombreux à acheter de la musique sur Internet, qu'il s'agisse d'albums numériques ou de pistes musicales à l'unité. En 2012 au Québec, les ventes de musique en format numérique ont bondi de 25 %.

« On parle maintenant du tiers, donc le tiers des ventes de musique est fait sous format numérique au Québec », indique Claude Fortier, chargé de projet à l'Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Baisse des ventes de CD

Ailleurs au Canada, c'est la moitié. Aux États-Unis, encore plus. Le Québec suit la tendance, avec un décalage de deux ans.

Pendant ce temps, les ventes de CD continuent à diminuer d'année en année. La baisse est de 7 % cette année.

Les deux phénomènes s'équilibrent. La hausse des achats de musique en format numérique réussit à compenser la baisse des ventes de CD, ce qui réjouit l'Association québécoise de l'industrie du disque. À ceci près que les revenus ne sont pas les mêmes.

« Lorsqu'une vente physique est remplacée par une vente numérique, les auteurs, les artistes-interprètes, les producteurs de l'industrie de la musique ne reçoivent pas les mêmes montants », explique la directrice générale de l'ADISQ, Solange Drouin.

La différence est d'environ 30 %. Par exemple, quand un CD se vend 14 $, l'album numérique est en vente à 10 $.

Musique québécoise

Autre bémol exprimé par l'ADISQ, les produits québécois sont moins bien représentés dans les ventes numériques. « C'est un problème de commercialisation. L'offre est là, les produits québécois sont présents dans l'univers numérique, mais ils ont du mal à s'y démarquer. »

Claude Fortier émet une autre hypothèse. « Les gens qui consomment les produits numériques, c'est peut-être surtout des jeunes, qui sont aussi amenés à consommer plus de musique non québécoise. »

Au Québec, 50 % des CD vendus sont des produits québécois. La proportion tombe à 10 % pour les plages musicales téléchargées. 

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