Le Médicis va à l'écrivaine française Emmanuelle Pireyre

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Avraham B. Yehoshua et Emmanuelle Pireyre, lauréats respectifs du Médicis étranger et du Médicis 2012. Avraham B. Yehoshua et Emmanuelle Pireyre, lauréats respectifs du Médicis étranger et du Médicis 2012.  Photo :  AFP/BERTRAND GUAY

Emmanuelle Pireyre a reçu, mercredi à Paris, le prix Médicis 2012 pour son quatrième roman, Féerie générale, publié aux Éditions de l'Olivier.

Le jury a indiqué que la romancière de 43 ans avait été choisie dès le premier tour avec 8 voix sur 10. Le Médicis est remis chaque année à un auteur qui n'a pas encore connu le succès et qui mérite la reconnaissance.

Dans un roman épousant la forme du flux de nouvelles des médias numériques, l'auteure de 43 ans traite d'une foule de sujets - tourisme sexuel, identité, crise financière - en empruntant une mosaïque de formats - récit, SMS, langage parlé.

Au fil de l'histoire, le lecteur croise une série de grandes personnalités contemporaines, dont Édith Piaf et Yoko Ono.

« Je viens de la poésie, et inventer des formes ne me fait pas peur », a indiqué la lauréate à l'Agence France-Presse.

Le Médicis de l'essai est allé au Belge David Van Reybrouck pour Congo, une histoire (Actes Sud). Cet ouvrage ambitieux de près de 700 pages retrace l'histoire du peuple congolais, des premiers hommes qui ont foulé son sol à la période coloniale, quand le pays était la propriété du roi Léopold II de Belgique.

L'Israélien Avraham B. Yehoshua s'est quant à lui vu remettre le Médicis étanger pour Rétrospective (Grasset). Le roman évoque les souvenirs d'un réalisateur qui, à l'occasion d'une rétrospective de ses films, revoit l'actrice qui lui a jadis servi de muse.