Gnawa diffusion
Photo : Laurence Fragnol
Le groupe franco-algérien Gnawa diffusion sera en concert au Métropolis mercredi dans le cadre du Festival Nuits d'Afrique. C'est son troisième passage à Montréal.
Dès sa création en 1992, le groupe séduit par son esprit novateur, ses rythmes énergisants et l'engagement inscrit dans ses textes.
Après six albums et des dizaines de concerts dans de multiples coins du monde, de Paris à Sanaa, au Yémen, et d'Alger à Montréal, le groupe décide de se séparer « à l'amiable » en 2007.
Mais cinq ans après, le groupe se reconstitue et, comme par hasard, les retrouvailles marquent le vingtième anniversaire de Gnawa diffusion.
Le groupe est en train de préparer un nouvel album qui devra sortir en octobre prochain.
Dans une entrevue à Radio-Canada.ca, le meneur du groupe Amazigh Kateb présente Gnawa diffusion pour ceux qui ne le connaissent pas et parle de sa démarche artistique.
« On s'inspire de toutes les musiques qui ont un lien avec l'esclavage et la liberté »
Au-delà de la musique, Amazigh Kateb nous fait part de son regard sur le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, son pays d'origine, qui a eu lieu le 5 juillet dernier. Et de la contestation qui dure depuis plusieurs mois.
« Les Algériens savent que c'était 50 ans d'aliénation, de spoliation, de vol... »
« L'Algérie est en insurrection permanente »
Le regard d'Amzigh Kateb sur ce qui est appelé le « Printemps arabe » est original, parfois critique, à contre-courant de ce qui se dit et s'écrit.
« Les gens sentent que leur révolution a été confisquée et que ça va être plus long que prévu »
Cette chanson inédite Malika Moutahadjiba ( Malika voilée ) fera partie du prochain album du groupe.
Une entrevue réalisée par Kamel Bouzeboudjen