Régis Labeaume a exigé jeudi - et obtenu - que le groupe anarchiste Mise en demeure soit rayé de la programmation du spectacle de la fête nationale sur les plaines d'Abraham, le 23 juin.
En point de presse, le maire de Québec a expliqué qu'il ne voulait pas que la formation musicale controversée vienne narguer les forces de l'ordre, au risque d'exciter des fêtards éméchés.
Mise en demeure devait se produire en spectacle aux côtés d'autres formations de la relève musicale à l'occasion du Party clandestin de la Saint-Jean, organisé par l'organisme Envol et Macadam. Après une virulente sortie du premier ministre Jean Charest sur la violence de ses textes et l'intervention du maire de Québec, et devant l'ampleur de la controverse suscitée par sa présence à l'événement, le groupe s'est finalement désisté.
Mise en demeure connaît une certaine notoriété depuis une semaine grâce à son pastiche d'une toile de grand maître montrant Jean Charest gisant sans vie devant Amir Khadir. Quant aux chansons du groupe, elles laissent peu de place à la nuance et visent non seulement la police, mais aussi des politiciens. Dans Ah vous dirais-je maman, par exemple, les auteurs menacent de punir la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, « d'un coup d'masse dret à dret du front ». Ce passage a particulièrement indigné le maire Labeaume.
La Ville de Québec, qui verse 170 000 $ à Envol et Macadam pour l'organisation de la fête, a fait savoir sans détour son mécontentement aux responsables. Le maire Labeaume a dit ne pas redouter les accusations de censure.
Dans un communiqué émis jeudi après-midi, l'organisme Envol et Macadam annonce qu'il est « satisfait de la décision du groupe Mise en demeure de se retirer de la programmation ».
La décision s'est prise d'un commun accord, a indiqué le directeur général de l'organisme, Simon Gaudry, à La Presse canadienne.
