Le spectacle ZAIA était présenté depuis août 2008 à Macao.
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PC/AP/Wally Santana
Le Cirque du Soleil et son partenaire Sands China mettent prématurément fin au spectacle ZAIA, présenté depuis août 2008 à l'hôtel Venetian de Macao, en Chine.
Le spectacle sera présenté pour une dernière fois le 19 février 2012, soit plus de 6 ans avant la fin du contrat de 10 ans que les deux entreprises avaient conclu.
Le Cirque du Soleil et Sands China ont fait connaître leur décision par voie de communiqué, sans expliquer les raisons qui les poussent à mettre prématurément fin à la production.
Les deux firmes saluent « la distribution exceptionnelle du spectacle et la qualité de la production » et affirment qu'elles étudient maintenant « diverses possibilités de collaborations ultérieures ».
Selon le Wall Street Journal, un représentant du Cirque du Soleil a récemment affirmé que le taux d'occupation pour le spectacle était d'à peine 40 %.
La création du spectacle ZAIA et la construction du théâtre de 1800 places à l'hôtel Venetian ont coûté plus de 150 millions de dollars américains au Cirque du Soleil et à Sands China.
Le vice-président du Cirque, Daniel Lamarre, a déjà déclaré que le développement du spectacle avait été assumé par Sands China et que les partenaires avaient même accepté que le Cirque touche des profits garantis pour les trois premières années.
L'arrivée du Cirque du Soleil à Macao visait à diversifier l'offre locale en matière de divertissement. Les promoteurs espéraient que le Cirque y obtienne un succès semblable à celui qu'il récolte à Las Vegas, autre capitale mondiale du jeu.
M. Lamarre avait cependant confié à des journaux qu'il ne croyait pas, contrairement à Sands China, que l'industrie du divertissement se développerait rapidement à Macao, puisque cette culture n'était pas implantée comme à Las Vegas.
En janvier dernier, une porte-parole du Cirque du Soleil avait démenti au Macau News que ZAIA soit sur le point de disparaître. Elle admettait toutefois qu'attirer des spectateurs chinois représentait un défi.
« Il n'y a pas de tradition de divertissement à Macao, ce qui rend le défi encore plus grand. Il nous faut donc une approche de marketing particulière pour assurer le succès », avait dit Renée-Claude Ménard.