« La route chante » à la mémoire de Lhasa de Sela

Spectacle-hommage à Lhasa

La musique de Lhasa de Sela a résonné de nouveau, vendredi soir au Rialto, à Montréal, à l'occasion d'un spectacle-hommage à la chanteuse, morte d'un cancer le 1er janvier 2010.

Une douzaine d'amis et de proches collaborateurs de Lhasa de Sela s'étaient réunis au studio de Patrick Watson pour peaufiner le concert, intitulé La route chante.

Tous ont partagé des moments privilégiés avec la musicienne née aux États-Unis d'une mère américaine et d'un père mexicain, mais qui avait choisi le Québec comme terre d'accueil.

Plusieurs sont encore sous le choc de son départ prématuré à 37 ans, si bien qu'ils disent trouver difficile de lui rendre hommage à la mesure de sa grâce et de sa vision.

« Je pense qu'avant tout, c'est une question d'amour. Donc, à partir de ce moment-là, on sort un peu justement de l'idée de rater ou de réussir ou de se mettre trop de pression parce que je pense que c'est juste un geste d'amour, finalement », dit le chanteur Jérôme Minière.

Patrick Watson, qui a eu l'idée de ce concert avec le gérant de Lhasa, David-Étienne Savoie, considère que l'idée est de célébrer la chanteuse simplement en transmettant le plaisir d'interpréter ses chansons pour ressentir à nouveau sa présence, le temps d'une soirée.

Les amateurs de Lhasa étaient nombreux au Rialto, vendredi soir, pour rendre hommage à Lhasa. Les amateurs de Lhasa étaient nombreux au Rialto, vendredi soir, pour rendre hommage à la chanteuse.

« Ça me donne un feeling d'être à côté d'elle, d'une façon, et ça me rend un gros plaisir d'être entouré par ces gens-là », dit-il.

Bïa, Ariane Moffatt, le groupe Plants and Animals et les anciens musiciens de Lhasa, comme Mario Légaré, figurent parmi les autres artistes qui participaient au spectacle. Le chanteur Arthur H était également venu de France pour l'occasion.

Une supplémentaire de ce spectacle-hommage a été ajoutée samedi soir.

Née en 1972 dans l'État de New York, Lhasa de Sela grandit dans une famille anticonformiste, sur les routes des États-Unis et du Mexique.

Elle s'installe à Montréal à l'âge de 19 ans, où elle croise le musicien Yves Desrosiers. Ensemble, ils composent des chansons inspirées du folklore mexicain, une collaboration qui donne naissance à La Llorona, « la pleureuse ». L'album connaît un succès international à la fin des années 1990 avec des ventes qui dépassent le demi-million d'exemplaires en Amérique du Nord et en Europe.

Lhasa de Sela se produit dans le monde entier en espagnol, en français et en anglais, sa langue maternelle. Son second album, The Living Road, paraît en 2003 et son dernier Lhasa, en 2009, alors que la chanteuse est déjà atteinte par la maladie. Un mois plus tard, elle donne ses derniers spectacles publics en Islande.

D'après un reportage de Bruno Coulombe

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