L'Assemblée nationale rend hommage à Claude Léveillée

Claude Léveillée: 1932-2011

L'Assemblée nationale a rendu hommage vendredi à Claude Léveillée, l'une des grandes figures de la chanson québécoise, mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 78 ans.

Les députés, toutes formations politiques confondues, ont observé une minute de silence.

La chef de l'opposition Pauline Marois a offert ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches, aux amis « ainsi qu'à tous les Québécois qui ont connu et apprécié l'oeuvre de l'auteur-compositeur-interprète qu'était Claude Léveillée ».

La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a pour sa part indiqué qu'elle songeait à baptiser une des salles du Quartier des spectacles au nom de Claude Léveillée.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a exprimé sa profonde tristesse par voie de communiqué et a offert ses condoléances à la famille et aux proches de Claude Léveillée.

Le hasard a voulu que la mort de Claude Léveillée survienne le jour du début des FrancoFolies. Pour marquer l'événement, une photo de l'artiste a été projeté jeudi à la Place des Arts. Et en ouverture du premier spectacle, un hommage lui a été rendu avec une de ses chansons.

L'équipe des FrancoFolies songe également à lui rendre hommage lors du spectacle de Jean-Pierre Ferland.

Alain Simard, fondateur des FrancoFolies, estime que Claude Léveillée a eu une grande influence sur la chanson francophone.

« C'est un homme qui a eu une vie exceptionnelle. Il avait toujours des histoires incroyables à raconter. » — Alain Simard

Guy Latraverse, le premier agent du chanteur, qui l'a rencontré au début des années 1960, a raconté que c'est grâce à Claude Léveillée qu'il a commencé une carrière dans le monde artistique.

« Il ne vivait que pour son métier. » — Guy Latraverse

Très ému par la disparition de son ami, André Gagnon, compagnon de la première heure de Claude Léveillée, a déclaré sur les ondes de RDI qu'il ne l'oubliera jamais. Il a indiqué que l'héritage laissé par le chanteur était « énorme ».

« Je suis habité par la reconnaissance. S'il ne m'avait pas choisi pour l'accompagner, ma vie aurait été sans doute différente. » — André Gagnon