« Mesrine » enfin au Québec

La critique de Claude Deschênes

Il s'appelait Jacques Mesrine.

Après deux ans d'attente, les deux volets du film sur la vie de Jacques Mesrine, L'Instinct de mort et L'Ennemi public no 1, arrivent sur les écrans québécois. Le premier volet est présenté en première mercredi dans le cadre de Fantasia.

Dans les années 60 en France et au début des années 70 au Canada, il était l'ennemi public numéro 1.

Et il en était fier.

Et il s'amusait à provoquer les policiers.

Jean-François Richet a réalisé un film en deux volets sur ce braqueur de banques et ce champion de l'évasion.

Le premier s'intitule L'Instinct de mort, d'après le premier volume de son autobiographie, que certains qualifient d'autofiction. On y fait connaissance avec l'homme, ses femmes, ses enfants et on assiste à l'apprentissage du métier de gangster.

Le film réalisé de Jean-François Richet a décroché trois Césars, pour le meilleur acteur, la réalisation, la bande-son. Vincent Cassel, qui interprète Mesrine, a remporté en outre le prix du meilleur acteur au Festival du film de Tokyo.

Le film tourné en partie au Québec met également en vedette Roy Dupuis, Gérard Depardieu, Cécile de France et Gilbert Sicotte.

L'Instinct de mort prendra l'affiche le 13 août et le second volet, intitulé L'Ennemi public no 1, le 27 août.