Projets financés par la SODEC

Le réalisateur montréalais Philippe Falardeau Le réalisateur montréalais Philippe Falardeau   © Véronique Boncompagni

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) annonce qu'elle investira dans la production de huit longs métrages de fiction du secteur privé. Cette ronde porte à 16 le total des productions de langue française soutenues par la SODEC pour l'année 2010-2011.

La SODEC investira dans la production de huit longs métrages de fiction du secteur privé, de langue française, dont Bashir Lazhar que réalisera Philippe Falardeau.

Pour cette ronde, la SODEC a analysé 35 projets. Elle souligne que la qualité des scénarios et la vision personnelle des cinéastes ont permis aux huit projets retenus de se démarquer.

Liste des projets :

  • L'appât : une comédie écrite par William Reymond et Yves Simoneau, réalisée par Yves Simoneau.
  • Bashir Lazhar : une adaptation de la pièce d'Évelyne de la Chenelière. Le scénario a été écrit et sera réalisé par Philippe Falardeau.
  • Liverpool : un thriller écrit et réalisé par Manon Briand.
  • French Kiss : une comédie romantique écrite par Josée Fréchette, réalisée par Sylvain Archambault.
  • Komona : un drame écrit et réalisé par Kim Nguyen.
  • Pour l'amour de Dieu : un drame écrit et réalisé par Micheline Lanctôt.
  • Starbuck : une comédie dramatique écrite par Ken Scott et Martin Petit.
  • Le torrent : une transposition de la nouvelle d'Anne Hébert. Simon Lavoie a écrit le scénario et réalisera le film.

Cette annonce complète la sélection de longs métrages de fiction du secteur privé pour l'exercice financier 2010-2011.

Lettre à la SODEC

Lundi dernier, plus de 50 réalisateurs dénonçaient l'orientation que le nouveau patron de la SODEC, François Macerola, souhaite imprimer à l'organisme. Parmi les signataires, on retrouve la signature de Philippe Falardeau et Simon Lavoie, dont les projets ont été retenus dans la dernière ronde d'attribution des subsides.

Dans une lettre, les réalisateurs et réalisatrices reprenaient les propos tenus par M. Macerola lors de son premier discours public, qui désirait voir la SODEC s'éloigner du cinéma d'auteur et s'orienter vers la « diversité des genres ». Les signataires dénonçaient le leurre de la rentabilité à laquelle le cinéma québécois devrait aspirer, selon M. Macerola.