Vues d'Afrique se tourne vers le sud

John Malkovich, dans le film Disgrace John Malkovich, dans Disgrace, de Steve Jacobs   © © Bac Films

Le Festival PanAfrica International profite de sa 26e édition pour offrir une sélection d'oeuvres d'Afrique du Sud, premier pays du continent noir à présenter la Coupe du monde de soccer.

La 26e édition du Festival PanAfrica International offrira une sélection d'oeuvres d'Afrique du Sud, 1er pays du continent noir à présenter la Coupe du monde de soccer. Le film d'ouverture, Disgrace, met en vedette John Malkovich.

Le film d'ouverture, tiré du best-seller du Prix Nobel de littérature John Maxwell Coetzee, met en vedette John Malkovich. Il raconte l'histoire d'un divorcé qui trouve refuge chez sa fille, dans une région désertée par les Blancs après la fin de l'apartheid.

La programmation sud-africaine comprend aussi And there in the dust, un film d'animation adapté de la pièce de théâtre Thsepang, que le public montréalais a pu voir l'an dernier.

Le ballon rond fait également l'objet d'une section thématique, avec entre autres La balle de la dignité, un documentaire retraçant les grands moments de ce sport en Algérie.

Black Music, des chaînes de fer aux chaînes d'or Black Music, des chaînes de fer aux chaînes d'or, un documentaire de Marc-Aurèle Vecchione

Une nouvelle section, qui s'ajoute à la compétition officielle, s'intitule MusicAfrica. Elle comprend une comédie musicale sénégalaise, de même que des documentaires sur l'influence de la musique noire et sur les racines du reggae.

Anthony Kavanagh Anthony Kavanagh joue un GI noir venu libérer la France de l'occupation allemande, dans Les amants de l'ombre.

C'est toutefois la sélection Africa numérique qui donne véritablement le pouls de l'Afrique, selon le programmateur du festival, Damien Chalaud. Cela s'explique par la liberté de ton et de sujet que procure la légèreté de la vidéo, qui peut s'accommoder de petits budgets et n'a pas forcément besoin du financement des institutions. Le premier film réalisé en Somalie depuis 15 ans, Charcoal Traffic, un court métrage qui aborde la problématique de la déforestation, fait partie de cette section.

Avec une carte blanche à Anthony Phelps, une grande soirée de poésie, chants, danse sera consacrée à Haïti. D'ailleurs, sur chaque billet d'admission générale, 1 $ sera versé à un fonds d'aide pour le cinéma haïtien. Cine Institute, qui a montré les premières images après le séisme de janvier dernier, et Sinema amba zetwal en seront les bénéficiaires.

Une centaine de films, provenant de 38 pays, seront projetés du 15 au 25 avril, dans plusieurs salles montréalaises.

Une sélection de documentaires prend l'affiche à Ottawa, jusqu'au 10 avril. Une sélection d'oeuvres de fictions sera présentée à Québec, du 19 au 24 avril.

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