Télé-Québec mise de côté

  |  Marie-Ève Maheu   |  Radio-Canada
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La chaîne publique s'indigne d'avoir été « oubliée » dans la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes sur les redevances aux câblodistributeurs.

La PDG de Télé-Québec, Michèle Fortin, se dit grandement « déçue » que la chaîne ait une fois de plus été oubliée par le CRTC dans sa décision sur les redevances.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a autorisé lundi les diffuseurs privés à négocier des redevances avec les câblodistributeurs et diffuseurs par satellite. Le CRTC exclut toutefois CBC/Radio-Canada de cette pratique en attendant le renouvellement de ses licences l'an prochain.

Les autres chaînes publiques, comme Télé-Québec et TFO en Ontario, ne sont jamais mentionnées dans la décision.

« On nous a oubliés dans le système. Pour le CRTC, il y a le privé et Radio-Canada. Nous, on n'est pas assez gros et important pour qu'on s'occupe de nous. » — Michèle Fortin

Télé-Québec a renouvelé sa licence l'an dernier, ce qui veut dire qu'elle devra attendre six autres années pour ramener la question devant le CRTC, si elle le souhaite.

Mais Mme Fortin n'est pas prête à accepter n'importe quelle condition pour avoir droit aux redevances.

Dans sa décision, le CRTC accorde le droit aux télédiffuseurs de ne plus fournir leur signal aux câblodistributeurs. Mais l'inverse est aussi possible, et c'est ce qui inquiète Télé-Québec.

La PDG de la chaîne affirme ne pas pouvoir prendre le risque de ne plus être distribué. « On pèse moins lourd que Radio-Canada », fait-elle valoir.

Mme Fortin note que ce n'est pas la première fois que Télé-Québec est mise de côté. La chaîne a été exclue du Fonds pour l'amélioration de la programmation locale et du Fonds des médias.

Le président de l'UDA, Raymond Legault Le président de l'UDA, Raymond Legault

Baisse de la qualité de la télé

Le président de l'Union des artistes, Raymond Legault, a estimé mardi que la décision du CRTC d'exclure les télévisions publiques du droit de négocier des redevances menace l'avenir des chaînes publiques et qu'elle va entraîner une diminution de la qualité des productions télévisuelles.