Le nouveau musée consacré à Frédéric Chopin, à Varsovie
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AFP/Janek Skarzynski
Un musée consacré au compositeur Frédéric Chopin est inauguré à Varsovie, pour souligner le bicentenaire de sa naissance en Pologne.
Le musée a pour ambition de plonger le visiteur dans l'univers de Chopin au moyen d'un dispositif audiovisuel et interactif avancé. C'est, de l'avis du ministre de la Culture de Pologne, Bogdan Zdrojewski, le musée le plus moderne au monde.
Des espaces pour susciter l'émotion
Les créateurs du musée ont cherché, disent-ils, à susciter l'émotion du visiteur. Pour ce faire, ils ont créé 11 espaces dédiés à différents aspects de la vie du pianiste et compositeur. Toutefois, leur tâche a été rendu difficile par la perte de nombreux objets liés à la vie du compositeur.
Dans l'une des pièces, le visiteur peut voir l'un des derniers pianos du maître romantique, conçu par le facteur de pianos Ignace Pleyel. On y apprend que Chopin gagnait sa vie à Paris en donnant des leçons de piano. Il était l'un des professeurs les plus prisés de la ville.
Une autre pièce est consacrée à sa vie à Nohant, dans le centre de la France, au château de sa maîtresse pendant huit ans, l'écrivaine George Sand. Des sons de pépiements d'oiseaux évoquent le cadre dans lequel Chopin a composé certains de ses chefs-d'oeuvre. Le visiteur peut écouter les oeuvres composées à Nohant.
La dernière pièce, un espace sombre et seule pièce sans musique du musée, est consacrée à sa mort le 17 octobre 1849, à l'âge de 39 ans. On peut y voir une mèche de ses cheveux bruns, des invitations à son enterrement à Paris et le masque en plâtre moulé à partir de son visage sur son lit de mort.
Le plus français des Polonais
La date de la naissance de Frédéric Chopin est incertaine. Le 22 février selon son acte de naissance ou le 1er mars 1810, date à laquelle on célébrait son anniversaire. Il a vu le jour dans le Duché de Varsovie. Son père était un Français émigré en Pologne et sa mère, une Polonaise. À l'âge de 20 ans, il quitte la Pologne sous occupation russe. Il n'y reviendra jamais. Il a passé la seconde partie de sa vie en France où il a composé l'essentiel de son oeuvre. Il est emporté par la tuberculose en 1849. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, dans le nord de Paris.
On lui doit des Polonaises, des Mazurkas, des Ballades, sa Sonate op. 35 dite funèbre, des Préludes, des Nocturnes, une Berceuse et des Valses.