![]() Musique Mort de Lhasa de SelaMise à jour le mardi 5 janvier 2010 à 15 h 57
La chanteuse Lhasa de Sela est décédée à son domicile de Montréal vendredi soir, peu avant minuit. Elle combattait un cancer du sein depuis près de deux ans. Lhasa de Sela est née en 1972 dans l'État de New York. Elle grandit dans une famille anticonformiste, sur les routes des États-Unis et du Mexique. Elle s'installe à Montréal à l'âge de 19 ans, où elle croise le musicien Yves Desrosiers. Ensemble, ils composent des chansons inspirées du folklore mexicain. Leur collaboration donne naissance à La Llorona, « la pleureuse ». Cet album connaît un succès international à la fin des années 1990. Les ventes dépassent le demi-million d'exemplaires en Amérique du Nord et en Europe. Au pays, il remporte des prix Félix et Juno. Lhasa de Sela se produit dans le monde entier, en espagnol, en français et en anglais, sa langue maternelle. En 2003, sort son second album, The Living Road. Mais le Québec reste son port d'attache. « N'importe où dans le monde, ce ne sera jamais comme à Montréal. Je me sens tellement chanceuse de vivre ici », disait-elle. Déjà atteinte par la maladie, la chanteuse lançait son troisième album, Lhasa, en avril dernier. Un mois plus tard, elle donnait ses derniers spectacles publics en Islande. Sa maladie l'oblige à annuler sa tournée européenne, dont un passage prévu à l'Olympia en octobre 2009. Elle laisse dans le deuil son conjoint, Ryan, ses parents, sa belle-mère et ses neuf soeurs et frères. Les funérailles se dérouleront samedi prochain dans l'intimité. Réaction d'une amie au décès de Lhasa L'auteure-compositrice-interprète d'origine brésilienne Bïa a côtoyé Lhasa de Sela pendant une dizaine d'années. Ensemble, elles ont « jammé » et Lhasa a enregistré un duo avec elle. En entrevue avec Radio-Canada.ca, elle parle de la disparue avec émotion: « Pour moi, c'est comme un météore, cette femme, une étoile filante. Elle était capable de créer instantanément non pas une étincelle, mais un feu de joie quand elle montait sur scène ». Selon Bïa, Lhasa de Sela était une citoyenne du monde, une citoyenne de la musique. Elle ne se privait pas d'aller explorer des chemins différents. Je suis sûre qu'elle était prête à en explorer beaucoup d'autres encore. Elle nous aurait surpris à chaque fois. — Bïa Car Bïa est catégorique. Les chansons de Lhasa de Sela resteront, et pour longtemps. Je suis sûre que, dans 50 ans, on écoutera encore ses chansons. Elle a créé des choses qui sont d'une grande beauté, cette grande beauté est impérissable. Elle a créé des modes, elle n'a jamais rien fait qui suivait une mode. — Bïa Bïa enchaîne en disant que la chanteuse savait se faire rare. « Ce n'était pas quelqu'un qui avait envie de se faire voir », dit-elle. Il a fallu deux jours avant que son décès soit annoncé officiellement. Je l'aime tellement que je trouve tout à fait légitime et important d'avoir préservé un espace qui n'était qu'à elle avec ses plus intimes. — Bïa Jusque dans la mort, Lhasa de Sela sera restée fidèle à la « pureté de sa démarche », comme la qualifie la chanteuse d'origine brésilienne.
audio-vidéo
Ève Payette revient sur la vie et l'oeuvre de Lhasa de Sela.
Le reportage d'Ève Payette
Entrevue avec la chanteuse Bïa
Pierre Maisonneuve s'entretient avec Yves Bernard, journaliste culturel spécialisé en musique du monde.
Émissions
La route se tait pour Lhasa
Hyperlien externe
Hommage rendu à la disparue à l'émission « 24 heures en 60 minutes » Lhasa de Sela (1972-2010)« Desautels » rend hommage à Lhasa de Sela * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes Console Audio-vidéo
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