![]() Entreprises culturelles Braver la tempêteMise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 16 h 32
Chercheurs et gestionnaires culturels ont décidé de prendre à bras le corps la crise financière qui secoue le milieu de la culture, en ces temps de récession. Réunis en colloque à HEC, sous les auspices de Culture Montréal, ils ont notamment pu profiter des lumières de deux chercheurs, qui dévoilaient les fruits de leur étude, Les crises financières dans le secteur des arts, prévenir plutôt que guérir. Après avoir sondé quelque 250 organismes culturels à but non lucratif du Québec, Johanne Turbide et André Courchesne ont déterminé que ce sont leurs revenus privés (revenus de fondations, commandites, dons) qui sont les plus touchés par la crise financière, particulièrement du côté des arts de la scène.
Le constat des deux chercheurs présenté au colloque L'Économie des arts en temps de crise rejoint celui dressé par la Chambre de commerce de Montréal. L'étude de la chambre, dévoilée en présence de la ministre québécoise de la Culture, du maire de Montréal, et de Simon Brault, président de Culture Montréal, indique que les entreprises privées n'investissent pas assez dans la culture, et sont par ailleurs peu nombreuses à le faire. De plus, ce sont les gros organismes culturels qui récoltent la manne, alors que les plus petits sont négligés. L'étude conclut cependant à l'importance du secteur culturel comme levier de développement économique. Je me réjouis que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoile aujourd'hui une analyse qui démontre, chiffres en main, la place importante qu'occupe la culture dans l'économie de la grande région de Montréal. — Christine St-Pierre L'étude met notamment en évidence que ce seul secteur emploie dans le Grand Montréal près de 100 000 personnes, soit plus que les grappes des sciences de la vie et de l'aérospatiale combinées, mais avec des salaires inférieurs. Il générerait par ailleurs des retombées directes de huit milliards de dollars.
Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, qui a ouvert le colloque à HEC, a tenu à dire que « l'avenir passe par la culture ». Il a par ailleurs fortement insisté sur l'importance d'une présence accrue de l'industrie culturelle sur les plateformes numériques, pour la conquête du marché mondial. « La nouvelle technologie nous permet de vendre nos produits aux consommateurs du monde entier. C'est d'ailleurs crucial pour les artistes et les créateurs francophones qui peuvent rejoindre, non seulement les consommateurs de la francophonie canadienne, mais ceux de la Francophonie internationale », a soutenu James Moore. Le ministre a notamment souligné la mise en ligne par l'ONF de près de 900 films, accessibles gratuitement. Les participants au colloque ont aussi pu profiter des allocutions de la directrice générale du Toronto Arts Council et de John Nicholls, directeur général associé d'Arts Quarter (Grande-Bretagne), pour mettre en perspective les tendances observées au Québec. Plusieurs gestionnaires culturels ont aussi partagé leur expérience avec les participants sur des solutions à mettre en place dans leurs propres organismes pour en assurer la santé financière. Console Audio-vidéo
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