Les plaines d'Abraham
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Le Moulin à paroles, qui aura lieu la fin de semaine prochaine à Québec pour commémorer le 250e de la bataille des plaines d'Abraham, continue d'alimenter la controverse.
Pendant que le ministre Sam Hamad dit que l'événement est devenu trop partisan pour que Québec s'y associe, le dramaturge Wajdi Mouawad rappelle que le texte controversé du FLQ a été lu sans problème l'an dernier à Ottawa.
Lundi, le gouvernement du Québec a encore une fois tenu à dire qu'il n'était pas question qu'il s'associe à l'événement, car on y fera la lecture, entre autres textes, du manifeste du Front de libération du Québec (FLQ).
En entrevue à Radio-Canada, le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a indiqué que, contrairement à ce que disent les organisateurs de l'événement, la décision de Québec n'était pas une question de censure ou encore de vouloir renier l'histoire du Québec. Mais selon lui, l'événement a pris une tournure trop partisane pour que Québec y participe.
« Les Québécois et le gouvernement du Québec, nous sommes tous fiers de notre histoire. Au début, l'événement se voulait rassembleur, et si on regarde aujourd'hui qui assiste à cet événement, c'est devenu une fête pour la famille indépendantiste. [...] Alors nous, on se dissocie de cette fête-là. »
Le ministre rappelle qu'à l'instar du gouvernement Charest, d'autres intervenants ont décidé aussi de ne pas participer à l'événement, comme le maire de Québec, Régis Labeaume, le gouvernement fédéral et les députés libéraux fédéraux.
« Le gouvernement du Québec ne veut pas s'associer à Patrick Bourgeois, ne veut pas s'associer au mouvement indépendantiste », a-t-il ajouté.
Pourtant, rappelons que des gens qui ne sont pas reconnus pour être souverainistes, comme l'ancien ministre conservateur Benoît Bouchard, ont décidé de maintenir leur participation à l'événement.
Le ministre Hamad n'a toujours pas non plus l'intention de présenter des excuses aux organisateurs de l'événement, qui accusent le ministre de les avoir traités vendredi de « personnes qui incitent à la violence » et de chercher à faire l'apologie de la haine et du terrorisme prôné par le FLQ.
M. Hamad assure qu'il n'a jamais voulu faire un tel lien et que ces propos ont pu être mal interprétés.
Wajdi Mouawad s'en mêle
Le dramaturge Wajdi Mouawad est intervenu à son tour lundi dans le débat sur la lecture du manifeste du FLQ, lors du Moulin à paroles.
Selon lui, les politiciens qui ont associé la lecture du manifeste à une apologie de la haine et du terrorisme sont dans l'erreur. En entrevue à l'émission Christiane Charette, M. Mouawad a rappelé que le manifeste du FLQ a été lu l'année dernière à Ottawa, au Centre national des Arts, sans soulever quelque controverse que ce soit.