Page Internet d'Anticipation 2009
Sorciers, vampires, loups-garous, capitaines de vaisseau spatial, armes au laser et autres avatars des mondes parallèles débarquent à Montréal. À compter de jeudi, et pendant cinq jours, le 67e Congrès de science-fiction se tient au Palais des congrès. C'est la première fois depuis 70 ans que ce congrès a lieu dans une ville francophone.
Le 67e Congrès de science-fiction se tient au Palais des congrès de Montréal du 6 au 10 août. C'est la première fois que cet événement a lieu dans une ville francophone.
Quelque 3400 personnes s'y sont inscrites. Elles viendront principalement des États-Unis et du Canada, mais aussi du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Irlande, du Japon, d'Australie, du Brésil et du Mexique. Et la liste n'est pas exhaustive.
Une précision s'impose. Il ne sera pas question seulement de science-fiction au cours des cinq prochains jours. La « fantasy » et le fantastique ne seront pas en reste. L'autre malentendu à dissiper, c'est de croire que la science-fiction, la fantasy et le fantastique sont des chasses gardées anglophones. Cela a été vrai pendant de longues années.
Place aux francophones
C'est pourquoi l'équipe qui a mis sur pied le congrès, baptisé Anticipation 2009, a réservé une place de choix à la langue française. « Dans la salle marchande, il y aura 12 éditeurs et distributeurs québécois, un éditeur français et un franco-ontarien », explique à Radio-Canada.ca Louise Alain, chargée des relations avec les médias francophones.
Le grand patron des éditions Bragelonne, une maison française spécialisée dans les littératures de l'imaginaire, Stéphane Marsan, est venu à Montréal. « C'est l'occasion d'échanger sur tout ce qui fait qu'on aime ces genres-là », a-t-il confié en entrevue avec Radio-Canada.ca. Il ne cache pas qu'il est un grand admirateur de StarTrek, dont il a adoré le dernier film.
Découvrir la « fantasy » en français
Et à Montréal, les anglophones auront justement l'occasion de découvrir ces genres dans la langue de Molière. L'organisation fournira des services de traduction simultanée dans les deux langues afin de permettre aux anglophones intéressés par certains sujets de découvrir les acteurs et les penseurs francophones.
Car il y a de plus en plus d'auteurs au Québec, en France ou en Belgique qui se consacrent à la littérature de l'imaginaire, comme l'appelle Stéphane Marsan. Laurent Genefort, Ange, Pierre Pevel, Patrick Senécal, Laurent McAllister et Élisabeth Vonarburg en sont des exemples. Celle-ci a d'ailleurs été choisie comme invitée d'honneur au même titre que le Britannique Neil Gaiman.
Littérature et autres formes d'expression
Le congrès n'est pas exclusivement réservé à la littérature. Les arts graphiques, les bandes dessinées, l'animation, l'illustration et le cinéma sont aussi présents. De plus, l'événement offre aux congressistes l'occasion de participer à une grande mascarade. Certains participants défileront déguisés samedi soir.
Cette mascarade va au-delà du simple défilé, car un jury a la responsabilité de choisir les meilleurs costumes. Des soirées dansantes sont aussi prévues pour animer les soirées. Et avant de commencer la journée et pour s'assurer que les congressistes gardent la forme, on organise des marches pour faire découvrir les quartiers de Montréal environnant le Palais des congrès.
Des activités et encore des activités
Des panels permettent d'aborder nombre de sujets sociaux, scientifiques et littéraires. Il y a aussi des lectures publiques, des ateliers d'écriture, des salles consacrées aux jeux de rôles dynamiques, des projections cinématographiques, des activités pour les jeunes et les ados, la musique omniprésente, sans compter les expositions artistiques.
Les nouveautés automnales des éditions Àlire.
Enfin, le congrès est l'occasion de remettre plusieurs prix. C'est le cas, notamment, des Prix Hugo, Chesley, Aurora et Boréal. Enfin, une douzaine de maisons d'édition lanceront de nombreux titres au cours des cinq prochains jours. Parmi elles, les éditions de Québec Àlire, qui lanceront quatre recueils de nouvelles et un numéro de la revue Solaris.