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Les JMJ de Flambée de l'or noir

QUI EN PROFITE?

Les pays producteurs de pétrole se frottent les mains depuis le début de l'ascension des prix. Entre 1998 et 2004, les recettes pétrolières des pays de l'OPEP ont triplé, passant de 108 à 290 milliards de dollars américains.

L'Arabie saoudite qui prévoyait afficher un déficit budgétaire en 2004, a finalement dégagé un surplus de 26 milliards de dollars grâce aux pétrodollars.

Le Canada n'est pas en reste. Notre pays qui est un exportateur net de pétrole profite également de cette ascension des prix du brut.

L'Alberta possède la deuxième plus importante réserve "prouvée" de pétrole au monde après l'Arabie saoudite. L'Irak et l'Iran viennent au troisième et au quatrième rang. Au chapitre de la production de pétrole, l'Alberta se classe au 9e rang à l'échelle mondiale.

Étant donné qu'il est coûteux d'extraire le pétrole des sables bitumineux, les prix élevés du brut combinés à l'amélioration de la technologie rendent l'exploitation de cette ressource naturelle beaucoup plus rentable. Les grandes pétrolières internationales et les petites entreprises d'exploration ont donc accru considérablement leurs investissements dans cette province. À elles seules, ExxonMobil, Imperial Oil et Suncor prévoient dépenser 45 milliards de dollars au cours des 5 prochaines années pour accélérer leur production en Alberta.

Sables bitumineux en Alberta

Le gouvernement albertain qui touche des redevances sur l'exploitation de ses sables bitumineux bénéficie, lui aussi, de cette manne. Les revenus additionnels provenant de l'exploitation pétrolière devraient lui permettre d'afficher un surplus budgétaire d'environ 7 milliards de dollars en 2004 selon une estimation faite par le quotidien torontois The Globe and Mail. Le surplus budgétaire d'Ottawa semble soudainement dérisoire : un maigre 3 milliards de dollars a annoncé le ministre des finances, Ralph Goodale, le 23 août dernier.

Cela dit, la croissance des investissements dans le secteur pétrolier a également permis à l'Alberta d'abaisser son taux de chômage à son plus bas niveau des 25 dernières années. En mai 2005, il se situait à 3,5 %. C'est deux fois moins que le taux de chômage dans l'ensemble du pays.

Enfin, cette flambée des prix du pétrole a littéralement fait exploser les profits des entreprises pétrolières et les cours boursiers ont suivi la même trajectoire, ce qui a permis à beaucoup d'actionnaires de s'enrichir. Les actionnaires en ont profité directement, en détenant des actions, ou indirectement, par le biais de leur régime de retraite qui est composé de titres pétroliers.

L'indice boursier de Toronto, le TSX, dont les titres du secteur de l'énergie comptent pour 30% a littéralement bondi. De juillet 2004 à 2005, le TSX a progressé de 27 % alors que son équivlent américain, le S&P 500 a avancé de 13%.

Suite: PAS DE TRÊVE EN VUE




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