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Dernière mise à
jour : 13 mars 2002
Le Canada dans la chasse aux terroristes
(13/03/02)
Les soldats canadiens ont mené une opération
importante dans le Sud de Begram, en Afghanistan, opération
qui visait à débusquer des militants du réseau
Al-Qaïda.
Ce sont les soldats de l'infanterie légère
du Princess Patricia d'Edmonton qui ont effectué cette
mission au sud de Begram, la plus importante du Canada depuis
la guerre de Corée. Appuyés
par des hélicoptères et une centaine de soldats
américains, les 500 Canadiens ont lancé l'opération
Harpon. Ils ont rapidement pris le contrôle de
la montagne, percée de cavernes et de tunnels servant
de repaire aux talibans. Mais les Canadiens n'ont pas rencontré
de résistance dans cette région qui abriterait
quelques douzaines de membres d'Al-Qaïda.
Les dirigeants de la Défense ont également
fait le point sur la participation canadienne à l'opération
Anaconda, près de Gardez. Seize soldats canadiens
ont été impliqués, dont six tireurs d'élite.
Aucun Canadien n'a été blessé.
Neuf soldats américains
tombent au combat
(04/03/02)
Les États-Unis ont lancé la plus importante
offensive terrestre depuis le début de la guerre en
Afghanistan, il y a cinq mois. L'opération Anaconda
a aussi été pour eux la plus coûteuse
en vies humaines : neuf Américains ont étés
tués au cours du week-end et 40 ont été
blessés.
Selon le Pentagone, plusieurs centaines de
membres et sympathisants d'Al-Qaïda sont encore retranchés
dans les montagnes. Ils sont bien cachés, bien organisés,
lourdement armés et se battent férocement. Mais
rien n'indique qu'Oussama ben Laden s'y trouve. Au moins 1000
militaires américains, 200 étrangers dont des
soldats canadiens, et des forces spéciales d'intervention
participent à cette offensive dans des conditions extrêmes
: jusqu'à 11 000 pieds d'altitude par un froid glacial.
Outre l'offensive terrestre, au moins 350 bombes ont été
larguées dans cette région, dont des bombes
thermobariques, capables de détruire des réseaux
souterrains.
Ce n'est qu'un début, affirme
George Bush, prêt à se servir de ces soldats
américains morts au combat comme d'un argument de taille
pour poursuivre sa croisade. Ses intentions d'étendre
la guerre à d'autres pays sont bien connues.
Des forces américaines en Géorgie
(28/02/02)
Le Pentagone a confirmé que des négociations
étaient en cours avec la Géorgie en vue de l'envoi
de soldats d'élite américains dans l'ancienne
république soviétique pour lutter contre le
terrorisme. Selon Washington, des combattants du réseau
Al-Qaïda d'Oussama ben Laden pourraient avoir trouvé
refuge à la frontière entre la Géorgie
et la province séparatiste russe de Tchétchénie.
.
Le Pentagone a également révélé
que les États-Unis avaient livré, en novembre
dernier, dix hélicoptères à la Géorgie
et qu'une petite équipe militaire se trouvait déjà
sur place pour étudier une assistance accrue à
ce pays. Les États-Unis pourraient envoyer jusqu'à
200 militaires pour aider à entraîner l'armée
géorgienne, a affirmé un responsable militaire
sous le couvert de l'anonymat. Le ministère géorgien
de la Défense avait auparavant fait état de
l'arrivée en Géorgie de cinq experts militaires
américains pour conseiller les forces géorgiennes
dans la lutte contre le terrorisme.
La police italienne aurait déjoué
un attentat
(25/02/02)
Un attentat contre l'ambassade des États-Unis à
Rome était en préparation, estiment les autorités
italiennes après la découverte d'un passage
menant à une conduite souterraine passant sous les
bâtiments de l'ambassade. La police se refuse pour l'instant
à tout commentaire sur l'enquête en cours, déclenchée
après l'arrestation mardi à Rome de quatre Marocains
qui étaient en possession de 4,4 kg de ferrocyanure
de potassium, de 10 kg d'explosifs et de plans du réseau
souterrain de Rome. Ces plans ont permis
de découvrir une ouverture dans une paroi fermant un
tunnel par lequel passent les alimentations en gaz, les câbles
électriques et les lignes de téléphone
menant directement sous l'ambassade américaine. Le
passage a été percé récemment,
car il n'existait pas lors de la dernière inspection
des conduites, il y a un mois, affirment les autorités.
En janvier 2001,
l'ambassade américaine à Rome avait
été fermée au public durant trois
jours à cause d'une menace terroriste. À
la suite des attentats contre le Pentagone et le World
Trade Center, le département d'État
avait déclaré que des symboles américains
en Italie pouvaient être la cible d'attentats.
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Des troupes américaines entrent aux
Philippines
(18/02/02)
Les États-Unis ont entamé le déploiement
de leurs unités d'élites sur l'île de
Basilan, aux Philippines, fief des militants du groupe islamiste
Abu Sayyaf. Un premier contingent de 30 hommes a été
héliporté sur cette île du sud du pays
pour soutenir les troupes philippines dans leur lutte contre
le mouvement islamiste, que Washington accuse d'être
lié au réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden.
Au total, 160 membres des forces spéciales,
appuyés par 500 militaires, vont être déployés
aux Philippines dans le cadre de la guerre au terrorisme déclenchée
par les États-Unis à la suite des attentats
du 11 septembre et dont l'intervention en Afghanistan constituait
la première étape.
L'arrivée des « conseillers
» militaires américains sur l'île de Basilan
a été précédée de deux
attentats à la grenade qui ont fait trois morts et
une cinquantaine de blessés à Zamboanga et sur
l'île de Jolo, autre bastion de Abu Sayyaf.
Qu'est-ce
que Abu Sayyaf ?
Fondé en 1991 par un groupe de musulmans
dissidents du Front de libération national
moro (FLNM), Abu Sayyaf est devenu, au fil du temps,
l'un des groupes armés les plus actifs et violents
du sud des Philippines. Ils sont plus de 10
000 combattants et sympathisants rassemblés
autour d'un chef charismatique, Abdurajak AbubakarJanjalani,
entraîné en Afghanistan et tué
en 1998.
Abu Sayyaf, qui signifie « Porteur
de l'épée », s'est illustré
sur la scène internationale en avril 2000,
avec l'enlèvement de 21 personnes, dont 10
touristes occidentaux, dans l'île malaisienne
de Sipadan. La prise en otage de 200 personnes sur
l'île de Basilan, en 2001, a également
contribué à la notoriété
du groupe.
Solidement implanté dans les villages du
sud de l'archipel philippin, Abu Sayyaf prône
l'instauration, par la force, d'un État islamique
indépendant dans l'île de Mindanao.
source : Philipines
- le 2e front
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La guerre au terrorisme étendue à
l'Irak ?
(15/02/02) Les
États-Unis seraient en train de préparer une
offensive pour renverser le président de l'Irak, Saddam
Hussein, avec ou sans l'accord de ses alliés. Quelque
200 000 militaires seraient engagés dans cette campagne
lancée depuis le Koweït dans les prochains mois.
Depuis son discours sur l'état de l'Union,
où il a évoqué un « axe du
Mal » constitué de l'Iran, de l'Irak et
de la Corée du Nord, le président George Bush
multiplie les mises en garde à l'endroit de l'Irak,
affirmant qu'il emploiera tous les moyens nécessaires
pour l'empêcher d'acquérir des armes de destruction
massive susceptibles de menacer les États-Unis ou leurs
alliés.
Mais la menace d'une extension de la guerre
au terrorisme contre l'Irak ne fait pas l'unanimité.
La France estime que cette offensive ne serait pas la bonne
solution. En visite à Moscou, le premier ministre canadien
Jean Chrétien et le président russe Vladimir
Poutine ont également émis des réserves
à ce sujet. Jean Chrétien a rappelé que
le Canada et la Russie travaillaient de concert avec les États-Unis
contre le terrorisme mais que le problème posé
par l'Irak relevait des Nations unies. Il a ajouté
qu'il n'était pas question d'un appui du Canada aux
Américains en dehors de l'Afghanistan.
Kaboul renoue avec Islamabad
(09/02/02) L'Afghanistan rouvre son ambassade
au Pakistan, qui avait été fermée en
novembre à la demande d'Islamabad. Le Pakistan venait
alors de rompre ses relations avec le régime taliban
après la chute de Kaboul. Cette annonce a été
faite à l'occasion de la première visite au
Pakistan du chef du gouvernement intérimaire afghan.
Au cours d'une conférence de presse conjointe, Hamid
Karzaï et son homologue pakistanais, Pervez Musharraf,
ont minimisé les différends du passé
« de courte durée ».
Le
président Musharraf a assuré que son pays sera
aux côtés de l'Afghanistan dans toutes ses entreprises
pour le développement et la reconstruction. Le général
Musharraf s'est d'ailleurs engagé à fournir
à son voisin une aide immédiate de 10 millions
de dollars, une somme qui vient s'ajouter aux 100 millions
de dollars promis par le Pakistan pour la reconstruction de
l'Afghanistan.
En visite à Washington le 13
février, Pervez Musharraf a demandé trois milliards
de dollars en échange de l'aide apportée aux
Américains dans la guerre antiterroriste. Washington
n'a cependant fait aucun commentaire à ce sujet. Le
général Musharraf a aussi demandé aux
États-Unis d'intervenir pour régler le conflit
avec l'Inde mais les Américains ne lui ont pas offert
de jouer le rôle de médiateurs.
Les guerres intestines menacent la paix
(05/02/02) Les luttes entre factions rivales
qui déchirent l'Afghanistan depuis quelques temps témoignent
des difficultés du gouvernement intérimaire
de Kaboul à asseoir son autorité sur le pays.
Lors d'une cérémonie inaugurant le nouveau drapeau
afghan, le président Hamid Karzaï a lancé
un appel aux Afghans à se donner la main pour reconstruire
le pays ravagé par 23 ans de guerres.
Quelques
jours auparavant, le président Karzaï avait dû
mettre sur pied une commission d'enquête sur les combats
entre deux factions pachtounes de Gardez, capitale de la province
de Paktia, qui ont fait une cinquantaine de morts. La tension
est montée lorsque le chef de l'un des groupes, Padsha
Khan, désigné gouverneur par Hamid Karzaï,
a voulu prendre ses fonctions. Ses forces ont été
repoussées par celles de Saif Ullah, un partisan de
l'ancien président Burhanuddin Rabbani, qui contrôle
Gardez depuis la chute des talibans.
(15/02/02) Le
ministre afghan du Transport aérien et du Tourisme,
Abdul Rahman, a été abattu à l'aéroport
de Kaboul alors qu'il embarquait à bord d'un avion
à destination de New Delhi. Dans un premier temps,
des responsables du gouvernement et des témoins
avaient affirmé que le ministre avait été
lynché à mort par une foule de pèlerins
en colère qui en avaient assez d'attendre l'avion
qui devait les transporter à La Mecque, en Arabie
Saoudite.
Mais le chef du gouvernement intérimaire afghan,
Hamid Karzaï, a déclaré que le ministre
Rahman avait plutôt été assassiné
par de hauts responsables de la sécurité
du gouvernement pour des raisons personnelles. Quatre
de ces responsables, parmi lesquels on compte deux généraux,
ont été arrêtés et trois
autres sont partis en Arabie Saoudite avec des pèlerins
afghans.
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Mais d'autres combats entre factions rivales
se poursuivent dans différentes régions du pays.
À Khost, capitale de la province orientale du même
nom, deux groupes se disputent le pouvoir. Dans le centre,
l'homme fort de la province du Hazarajat clame haut et fort
son indépendance vis-à-vis du pouvoir central
de Kaboul. Dans le nord du pays, les rivalités entre
Tadjiks et Ouzbeks sont très fortes près de
Mazâr-e Charif, où des milices locales se sont
emparées de plusieurs villages.
Le gouvernement intérimaire de
Kaboul est également aux prises avec les derniers combattants
d'Al-Qaïda entrés dans la clandestinité
après la débandade de leurs protecteurs talibans.
Ces volontaires islamistes, en majorité arabes, se
cachent par petits groupes, principalement dans les provinces
orientales de Paktia et Khost.
Le gouvernement de Kaboul ne dispose
actuellement ni d'une armée ni d'une police capables
d'assurer la sécurité dans le pays. C'est pourquoi
Hamid Karzaï, qui a affiché sa volonté
d'en finir avec les seigneurs de guerre, a demandé
à ses interlocuteurs de la communauté internationale
d'élargir le mandat de l'ISAF.
Karzaï plaide pour un élargissement
de l'ISAF
(30/01/02)
Le chef du gouvernement intérimaire de l'Afghanistan,
Hamid Karzaï, a effectué à la fin janvier
la première visite officielle d'un dirigeant afghan
aux États-Unis depuis près de 40 ans. M. Karzaï
a été reçu à Washington, où
il a rencontré le président Bush et assisté
à son discours sur l'état de l'Union devant
les deux Chambres du Congrès. Une aide supplémentaire
de 50 millions de dollars a été débloquée
pour son pays. Cet argent est destiné à soutenir
les investissements privés américains pour la
reconstruction de l'Afghanistan.
M. Karzaï s'est ensuite rendu à
New York où il s'est recueilli devant les ruines du
World Trade Center et a prononcé un discours devant
le Conseil de sécurité de l'ONU. Le dirigeant
afghan a plaidé pour un élargissement de la
Force internationale de sécurité (ISAF) à
l'ensemble du pays, et pas seulement à la capitale,
Kaboul, et ses environs. Mais les membres permanents du Conseil
de sécurité se sont montrés réticents
à tout engagement militaire à long terme de
l'ONU, estimant que la population afghane ne verrait pas d'un
bon oeil la présence durable d'une force étrangère
sur son sol, quelle qu'elle soit.
M. Karzaï s'est ensuite envolé
pour la Grande-Bretagne, où il a rencontré le
premier ministre Tony Blair. Le dirigeant afghan a réitéré
sa demande d'élargissement de l'ISAF mais la Grande-Bretagne,
qui assure le commandement de l'ISAF, a fait savoir qu'elle
s'en retirerait au bout de trois mois. La France a également
refusé de prolonger le mandat de ses militaires en
sol afghan.
L'ISAF,
dont près de 2000 hommes sont actuellement en Afghanistan,
comptera quelque 4500 hommes d'ici la fin février.
Les nouveaux dirigeants afghans ont estimé à
250 000 le nombre d'hommes nécessaires pour assurer
la défense de leur pays. |
L'« axe du Mal »
de Bush crée des remous
(02/02/02)
Le discours de George Bush sur l'état de l'Union, prononcé
le 29 janvier devant les deux Chambres réunies du Congrès,
a suscité bien des remous dans la communauté
internationale et au sein même des États-Unis.
Le président américain a évoqué
un « axe du Mal » constitué par
l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord.
En réaction à ces propos, plusieurs
pays, dont la Russie, la Chine et l'Allemagne, se sont opposés
à une intervention contre l'Irak dans le cadre de la
lutte antiterroriste. Les États-Unis ont répliqué
qu'ils étaient prêts à combattre seuls.
En France, l'entourage du président
Jacques Chirac a estimé que « la rhétorique
du Bien et du Mal n'est pas adaptée à la réalité
du monde tel qu'il est aujourd'hui », sous-entendant
l'anachronisme de tels propos. De l'autre côté
de la Manche, la presse britannique a rapporté la « consternation »
exprimée en privée par des responsables du gouvernement
de Tony Blair après que George Bush eut évoqué
l'Iran comme élément de cet « axe du
Mal ».
Le ministre russe de la Défense, Sergueï
Ivanov, a signalé pour sa part que son pays n'appréciait
pas que certains alliés des États-Unis, comme
les États du Golfe et l'Arabie Saoudite, soutiennent
le terrorisme. Et en Arabie Saoudite même, la presse,
généralement proche du pouvoir, a affirmé
que le discours du président Bush contenait des éléments
qui pourraient provoquer un conflit à l'échelle
mondiale, l'Amérique semblant « avoir opté
pour l'hégémonie ».
Par ailleurs, lors d'une entrevue télévisée,
l'ancienne secrétaire d'État américaine,
Madeleine Albright, a qualifié les propos du président
Bush de « grave erreur » et dénoncé
l'amalgame fait entre trois États très différents.
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L'Iran met en garde les
Américains
(11/02/02) Des centaines de milliers d'Iraniens ont
manifesté contre les États-Unis à
l'occasion du 23e anniversaire de la révolution
islamique de 1979. Des rassemblements antiaméricains
ont eu lieu dans toutes les villes du pays à
l'appel des dirigeants du régime, réformateurs
comme conservateurs, qui voulaient ainsi afficher leur
unité et répondre aux menaces récentes
de Washington contre l'Iran. Le premier ministre d'Israël,
Ariel Sharon, a également été fustigé
par la foule.
Dans
son discours, le président Mohammad Khatami a
tout de même fait preuve de modération
en demandant aux dirigeants des États-Unis de
changer de politique à l'égard de son
pays. L'Iran, qui n'entretient pas de relations diplomatiques
avec les États-Unis depuis 22 ans, a émis
plusieurs mises en garde virulentes à l'adresse
de Washington à la suite des menaces brandies
par le président George W. Bush à l'encontre
de l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord, qualifiés
d'« axe du Mal ».
Washington reproche aussi à Téhéran
de donner refuge à des membres d'Al-Qaïda
et de chercher à déstabiliser le gouvernement
intérimaire en place à Kaboul. Pour démontrer
sa bonne volonté, Téhéran a décidé
de fermer les bureaux du groupe islamiste Hezb-e-Islami
de Gulbuddin Hekmatyar, qui s'opposait au nouveau régime
pro-américain de Kaboul. Téhéran
a décidé de soutenir le gouvernement d'Hamid
Karzaï et a accusé les islamistes du Hezb-e-islami
d'abuser de l'hospitalité iranienne.
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La sécurité à tout prix
(05/02/02)
Le président Bush a présenté au Congrès
un projet de budget pour l'année 2003 qui tient largement
compte de la guerre au terrorisme. Ce projet de budget est
en hausse de 3,7 % par rapport à celui de l'an dernier,
et prévoit un déficit pour la première
fois depuis cinq ans.
Le président Bush demande une hausse
de 12 % des dépenses militaires et de plus du double
en ce qui concerne la sécurité intérieure.
Quelque 8,6 milliards de dollars avaient été
affectés aux opérations de surveillance des
frontières dans le budget 2002. La Défense américaine
bénéficierait ainsi de 120 milliards de dollars
supplémentaires.
Le projet comprend aussi des mesures
fiscales de relance de l'économie totalisant 54 milliards
de dollars. Les dépenses dans les infrastructures routières
et les programmes sociaux sont gelées et plusieurs
centaines de projets dans les secteurs de l'éducation
et de la santé sont compromis. M. Bush confirme ainsi
que la guerre contre le terrorisme et la protection des États-Unis
contre de nouveaux attentats restent parmi ses priorités,
quel qu'en soit le coût.
L'économie
américaine ébranlée par les attentats
Alan Greenspan, président de la Réserve
fédérale, a déclaré que
la première économie mondiale avait
connu un important ajustement cyclique en 2001, qui
a été aggravé par les attentats
du 11 septembre. L'économie des États-Unis
est passée de la croissance à la stagnation,
puis à la décroissance en un an. Selon
M. Greenspan, il y a des signes d'une stabilisation
de l'économie mais il ne voit pas encore à
l'horizon suffisamment de signes d'une reprise économique
soutenue. Le président de la Fed a affirmé
que les stocks d'inventaire ont diminué au
cours du quatrième trimestre et qu'avec un
niveau de production en deçà des ventes
réalisées, il y aura de nouvelles dépenses
significatives pour combler le manque de stocks.
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Dix chefs d'accusation pour John Walker Lindh
(15/02/02)
Le taliban américain John Walker Lindh a plaidé
non coupable devant un tribunal fédéral d'Alexandria,
en Virginie, aux 10 chefs d'accusation retenus contre lui.
Ce jeune Américain de 20 ans, arrêté en
Afghanistan en décembre dernier alors qu'il combattait
aux côtés des talibans, est notamment accusé
d'avoir comploté pour tuer des Américains, de
complicité avec le réseau Al-Qaïda d'Oussama
ben Laden, de port d'armes et de grenades.
La date de son procès a
été fixée au 26 août mais elle
pourrait être modifiée en raison de l'opposition
des avocats de la défense de voir le procès
coïncider avec le premier anniversaire des attentats
du 11 septembre. Les avocats souhaitent qu'il débute
plutôt le 16 septembre. En attendant, John Walker devra
rester en prison. En effet, le tribunal fédéral
d'Alexandria a rejeté une demande de libération
du taliban américain déposée par ses
avocats, qui affirmaient qu'il ne représentait pas
de danger pour la communauté et ne tenterait pas de
se soustraire à la justice. John Walker échappe
tout de même au sort de ses compagnons d'armes, qui
ont été envoyés à la prison américaine
de Guantanamo, à Cuba.
John Walker s'est
converti à l'islam en 1997 alors qu'il était
âgé de 16 ans. Il a rejoint l'an dernier
les combattants talibans en Afghanistan. Pour beaucoup
de ses compatriotes, il est un traître qui ne
mérite aucune clémence. Un Américain
sur cinq, selon un récent sondage, se dit en
faveur de l'application de la peine de mort dans son
cas.
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4,5 milliards pour reconstruire
l'Afghanistan
(22/01/02)
Une aide globale de 4,5 milliards de dollars sur cinq ans
a été promise au régime afghan au terme de la Conférence internationale
sur l'aide à la reconstruction de l'Afghanistan, qui s'est
tenue à Tokyo, durant deux jours. Les chiffres officiels et
définitifs doivent être annoncés plus tard. Les contributions
les plus importantes sont celles du Japon et de l'Union européenne
qui donnent 500 millions de dollars chacun. L'Iran versera
560 millions de dollars sur cinq ans, dont 120 millions dès
cette année, et le Pakistan, 100 millions de dollars sur cinq
ans. Il s'agit de contributions chargées d'une grande signification
politique.
Le total des contributions
des 25 pays sur les 60 présents à Tokyo n'est donc pas loin
des cinq milliards nécessaires pour les deux prochaines années,
selon la Banque mondiale et le Programme des Nations unies
pour le développement. Certains engagements sont effectifs
immédiatement, tandis que d'autres sont à plus long terme
et se confondent parfois avec des aides déjà annoncées.
Quel sort réserver aux
vaincus ?
(17/01/02)
Les États-Unis détiennent déjà
une centaine de prisonniers de la guerre en Afghanistan dans
une base militaire à Cuba. Selon les Américains,
ces captifs ne sont pas des prisonniers de guerre, mais des
combattants illégaux. La distinction implique qu'ils
ne sont pas protégés par la convention de Genève
sur les prisonniers de guerre. Cette convention limite considérablement
l'interrogatoire des prisonniers (pas le droit de menacer,
d'insulter, ni même d'exposer à des désagréments
ou des désavantages pour obtenir des informations.)
Et si elle permet d'interner dans un camp, elle interdit d'enfermer
le détenu, comme les Américains le font à
Guantanamo.
À Ottawa, le sort de ces prisonniers inquiète
l'opposition, mais aussi des députés libéraux. On s'indigne
d'autant plus que ces combattants déclarés illégaux pourraient
être condamnés à mort par les États-Unis. (Le taliban
américain John Walker Lindh comparaîtra, lui, devant un tribunal fédéral civil
et ne risque pas la peine capitale.) Il faut savoir
que les soldats canadiens pourraient faire des prisonniers en Afghanistan, prisonniers
qu'ils devront remettre aux Américains. Le gouvernement se retrouve donc
maintenant accusé de ne pas défendre les valeurs canadiennes.
Convention de Genève relative au traitement
des prisonniers de guerre
Article 4
A. Sont prisonniers de guerre, au sens de
la présente Convention, les personnes qui, appartenant à l'une des catégories
suivantes, sont tombées au pouvoir de l'ennemi :
1) les membres des forces armées d'une Partie au conflit,
de même que les membres des milices et des corps de
volontaires faisant partie de ces forces armées;
2) les membres des autres milices et les membres des autres corps de volontaires,
y compris ceux des mouvements de résistance organisés, appartenant à une Partie
au conflit et agissant en dehors ou à l'intérieur de leur propre territoire,
même si ce territoire est occupé, pourvu que ces milices ou corps de volontaires,
y compris ces mouvements de résistance organisés, remplissent les conditions
suivantes :
a) d'avoir à leur tête une personne responsable pour ses subordonnés;
b) d'avoir un signe distinctif fixe et reconnaissable à distance;
c) de porter ouvertement les armes;
d) de se conformer, dans leurs opérations, aux lois et coutumes de la guerre;
[...]
Article 21
La Puissance détentrice pourra soumettre les
prisonniers de guerre à l'internement. Elle pourra leur imposer l'obligation
de ne pas s'éloigner au-delà d'une certaine limite du camp où ils sont internés
ou, si ce camp est clôturé, de ne pas en franchir l'enceinte. Sous réserve
des dispositions de la présente Convention relatives aux sanctions pénales
et disciplinaires, ces prisonniers ne pourront être enfermés ou consignés
que si cette mesure s'avère nécessaire à la protection de leur santé; cette
situation ne pourra en tout cas se prolonger au-delà des circonstances qui
l'auront rendue nécessaire. [...]
source : Haut-Commissariat
des droits de l'homme
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Espoirs de paix en terre afghane
(21/12/01)
Les délégations du monde entier affluent vers Kaboul pour assister à la cérémonie
solennelle de transfert du pouvoir à la nouvelle administration intérimaire
d'Afghanistan. Des dizaines de soldats britanniques, éléments précurseurs de
la force internationale de paix, sont également sur les lieux.
Les Afghans se souhaitent qu'inchala
(si Dieu le veut) leur prochain gouvernement ramènera la paix.
La communauté internationale retient son souffle. Le nouveau
gouvernement sera dirigé par Hamid Karzaï, un Pachtoune, le
plus important groupe ethnique en Afghanistan. Son administration
sera toutefois dominée par l'Alliance du Nord, composée de
Tadjiks, d'Ouzbeks et d'Hazaras, qui a aidé à chasser les
talibans du pouvoir. Et pour la première fois, le cabinet
comprendra deux femmes.
Un pays déchiré par 23 ans de guerre
1978 - Le Parti démocratique populaire afghan
mène avec succès un coup d'État et instaure un régime prosoviétique.
1979 - À la suite
d'un coup d'État mené par le premier ministre Hafizullah
Amin contre le président Noor Mohammad Taraki, 80
000 soldats soviétiques entrent en Afghanistan. Une
guerre d'usure s'amorce avec les rebelles moudjahidin,
opposés au régime communiste.
1989 - Après dix ans d'une guerre qui a complètement
ravagé le pays, l'armée soviétique, incapable de contenir
la résistance des rebelles moudjahidin, se retire
définitivement d'Afghanistan. L'aventure aura fait
plus de 13 000 morts, 35 000 blessés et 300 disparus
dans les rangs soviétiques. Les forces rebelles s'attaquent
ensuite au régime communiste prosoviétique, désormais
laissé à lui-même.
1991 - Les États-Unis et la Russie mettent
fin aux livraisons d'armes aux factions rivales engagées dans une guerre civile
pour le contrôle du pays depuis le départ des Soviétiques.
1996 - Les talibans prennent le contrôle des
deux tiers du territoire afghan en repoussant les forces de l'Alliance du
Nord, commandée par le général Massoud. Ils entrent dans Kaboul le 26 septembre
et décrètent l'instauration de la charia (loi islamique) sur tout le territoire
conquis après avoir sauvagement torturé et exécuté l'ancien président communiste
Najibullah. Un véritable régime de terreur s'installe. Les femmes et les enfants,
privés de tout droit ou considération sociale, en sont les premières victimes.
7 octobre 2001 - Devant
le refus catégorique du gouvernement taliban de livrer
Oussama ben Laden à la justice américaine, les États-Unis
entrent en guerre contre l'Afghanistan aux côtés de
la Grande-Bretagne. Des semaines de bombardements
intensifs contre les positions des talibans permettront
à l'Alliance du Nord de progresser.
source : Les
talibans
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Mise en garde de l'administration Bush
(18/12/01)
Washington a lancé un avertissement aux pays qui pourraient
être tentés de donner asile à Oussama ben Laden, le fugitif
le plus recherché au monde. La Maison-Blanche et le Pentagone
invitent ces États à réfléchir, au vu de ce qui est arrivé
au régime taliban. L'administration Bush n'hésite d'ailleurs
plus à montrer du doigt les pays où pourraient se réfugier
les dirigeants du réseau Al-Qaïda. Le Yémen, l'Irak,
la Somalie et le Soudan figureraient parmi les cibles potentielles
de la lutte antiterroriste. Quant au Pakistan, sa frontière
avec l'Afghanistan est sous haute surveillance.
« I think they have seen what happened
to the talibans, and I think that's a pretty good
lesson for people not to do that. » (Ce
qui est arrivé aux talibans devrait servir
de leçon) - Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la
Défense
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Le Yémen aurait compris le message.
Une première opération des forces yéménites contre des cellules
d'Al-Qaïda a fait 12 morts.
Preuve « irréfutable »
de la culpabilité de ben Laden ?
(13/12/01)
Les réactions sont partagées dans le monde arabe à la suite
de la diffusion par l'administration américaine de la bande
vidéo dans laquelle Oussama ben Laden discute des attentats
du 11 septembre et de leurs préparatifs. Pour les États-Unis
et ses alliés toutefois, l'enregistrement constitue une preuve
irréfutable de l'implication du chef d'Al-Qaïda
dans les attentats qui ont coûté la vie à plus de 3300 personnes.
Le ministre de l'Information
des Émirats arabes unis affirme non seulement qu'Al-Qaïda
mérite la punition qui s'abat sur l'organisation, mais
qu'Arabes et musulmans devraient eux aussi lui faire payer
cette offense. D'un autre point de vue, selon le parti islamiste
pakistanais Jamiat-Ulema-e-Islam, la bande vidéo fait
partie d'une guerre médiatique contre les dirigeants
musulmans. En Jordanie, le chef du parti Front d'action islamique
qualifie quant à lui de « honteux »
le fait de prétendre que l'enregistrement constitue
une quelconque preuve. Dans le monde arabe, certains sont
en effet convaincus que l'enregistrement a été
monté de toute pièce. Washington, qui refuse
pour des raisons dites de sécurité de donner
des détails sur les circonstances exactes de l'obtention
de la fameuse vidéocassette, rejette catégoriquement
l'accusation. Des scientifiques auraient comparé la
voix de ben Laden à celle entendue sur d'autres enregistrements
diffusés auparavant.
Le Pentagone a indiqué que la vidéocassette
a été trouvée fin novembre dans une maison de Jalalabad, à l'est de l'Afghanistan.
La date 09/11/01 est inscrite sur la cassette.
En plus des conversations entre Oussama ben
Laden et ses hôtes dans une petite salle fermée, l'enregistrement
montre plusieurs images, dont une carte de l'Afghanistan,
des débris d'un avion américain et des enfants qui
chantent. La version anglaise du document a été réalisée
par quatre traducteurs indépendants. L'enregistrement
dure une heure, une minute et 47 secondes.
Extrait
de l'enregistrement
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Le mollah Omar et ben Laden traqués
(07/12/01)
Le Pentagone a confirmé la reddition des talibans de leur dernier bastion, à
Kandahar. Hamid Karzaï a déclaré que les talibans n'existaient plus, ni en tant
que gouvernement ni en tant que mouvement en Afghanistan. Mais pour les Américains,
la partie n'est pas gagnée tant que le mollah Omar et, surtout, Oussama ben
Laden courent toujours. Certaines informations veulent que ce dernier ait réussi
à s'enfuir vers le Pakistan. Des bombardements intensifs se poursuivent pourtant
dans l'est de l'Afghanistan, sur chacune des grottes où pourrait se cacher l'ennemi
numéro un des États-Unis.
Pour ce qui est du chef suprême des talibans, il serait, selon
le chef du gouvernement intérimaire afghan, introuvable. Forces américaines
comme afghanes sont sur ses traces. Hamid Karzaï, qui a d'abord songé
à amnistier le mollah, a affirmé être maintenant prêt
à le traquer jusqu'à ce qu'il soit remis aux mains de la justice
internationale.
Qui est Mohammad Omar
?
Le mollah Mohammad
Omar s'est attiré les foudres des États-Unis
en refusant de leur livrer « l'hôte
d'honneur » de son régime, Oussama
ben Laden, auquel l'unissent des liens familiaux.
Ce refus lui a valu le soutien et l'admiration des
islamistes les plus radicaux, mais a entraîné
l'isolement international de son pays.
Éduqué dans des écoles coraniques
au Pakistan, il s'était joint sans finir ses
études au djihad contre les troupes soviétiques
en 1979. Commandant d'unité chez les moudjahidin,
il a perdu un oeil dans les combats. Dix ans après
la défaite de l'Armée rouge, il a fondé
un mouvement islamiste radical depuis son école
de Singesar, dans sa région natale du sud de
l'Afghanistan. Les réfugiés afghans
éduqués dans les écoles religieuses
du Pakistan se joignaient au mouvement qui prenait
rapidement de l'ampleur.
Sa véritable ascension date de 1994, lorsque
les talibans ont conquis Kandahar, accueillis favorablement
par une population lasse de la guerre civile entre
factions depuis 1992. Mohammad Omar s'est construit
rapidement une double réputation, celle d'autorité
religieuse incontestable et de chef militaire redoutable.
Ses combattants talibans, soutenus par le Pakistan
voisin, se sont emparés de Kaboul en 1996.
Malgré sa puissance, on ne sait pas grand-chose
de cet homme de l'ethnie pachtoune, qui n'aurait pas
encore 40 ans. Il a laissé la responsabilité
de tous les contacts extérieurs à son
ministre des Affaires étrangères, Wakil
Ahmad Mutawakil. Évitant la capitale, Kaboul,
où il ne se serait rendu que deux ou trois
fois, il séjournait la plupart du temps à
Kandahar où il vivait en reclus, dans une maison
construite spécialement pour lui par Oussama
ben Laden, dont le domicile est proche. Les liens
entre les deux hommes sont devenus familiaux avec
le mariage, en 1998, du mollah Omar avec la fille
aînée de ben Laden. Ensuite, ben Laden
aurait pris comme quatrième épouse la
fille de son gendre. Selon ses proches, le mollah
Omar vit modestement, se qualifiant de serviteur de
l'islam.
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L'Afghanistan après les talibans
(05/12/01)
L'entente sur la composition d'un gouvernement intérimaire en Afghanistan a
suscité un certain optimisme, qui s'est notamment fait sentir par la hausse
de la valeur de la monnaie afghane contre le dollar américain. À Kaboul, plusieurs
affirment avoir confiance dans le nouveau processus politique, même s'il y a
parmi le gouvernement intérimaire des leaders qui ont mis la ville à feu à sang
il y a à peine quelques années.
Les milices talibanes ont chassé, en 1996,
les forces de l'Alliance du Nord qui ont récemment chassé
les talibans. Mais selon l'accord de Bonn, les nouveaux maîtres
de Kaboul partageront dorénavant les pouvoirs. Le nouvel ordre
et une importante aide financière internationale doivent
permettre la reconstruction de la société afghane. Les besoins
sont énormes. La remise en fonction des routes, écoles, hôpitaux,
du système d'aqueducs et du réseau postal, ne sont que les
premiers travaux à l'ordre du jour.
Composition du gouvernement
de transition
Nombre de membres : 30 membres en tout avec
possibilité d'élargissement jusqu'à 40 membres.
Présidence : Hamid Karzai, royaliste pachtoune,
46 ans, mandat de six mois.
Vice-présidence :
cinq vice-présidents, dont une femme, Sima
Samar, responsable de la Condition féminine.
Ministres : 24 ministres
chargés chacun d'un portefeuille ou de responsabilités
d'État.
Représentativité
ethnique : dans un souci d'équilibre entre
les communautés ethniques, ce gouvernement
comprendra 11 Pachtounes, 8 Tadjiks, 5 Hazaras (chiites)
et 3 Ouzbeks. Les postes restants étant réservés
aux autres minorités du pays.
Justice et droits fondamentaux
: le nouveau pouvoir judiciaire afghan, avec l'aide
de l'ONU, sera indépendant du gouvernement
et personnifié par une Cour suprême,
respectueuse des traditions légales afghanes
et des principes islamiques. Les violations des droits
de la personne ainsi que les crimes de guerre seront
traités par une commission spéciale
chargée d'enquêter et de poursuivre les
coupables de tels actes.
source : Les
accords de Bonn
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Les États-Unis en guerre contre le « terrorisme »
palestinien
(04/12/01)
Le président Bush a ordonné une autre série de gels à
des organismes soupçonnés de contribuer au financement
du terrorisme. Mais cette fois, ce n'est plus Al-Qaïda
qui est visé, mais le mouvement palestinien de défense islamiste
appelé Hamas. Les avoirs d'une organisation charitable
américaine et de deux groupes à l'étranger accusés de fournir
des fonds au mouvement palestinien ont donc été gelés. Selon
l'administration Bush, ces décisions font partie du dispositif
de lutte contre le terrorisme. Le Hamas, qui a revendiqué
la responsabilité des récents attentats à Jérusalem et à Haïfa,
est considéré par le département d'État américain comme un
groupe terroriste. Quant aux attaques de l'armée israélienne
contre des objectifs palestiniens dans la bande de Gaza et
en Cisjordanie, le président américain s'est contenté de refuser
de commenter. Le secrétaire d'État, Colin Powell, a toutefois
affirmé qu'Ariel Sharon avait toute la légitimité pour défendre
son pays et peuple.
« The message is this : those who do business
with terror will do no business with the United States »
(Pas d'affaires aux États-Unis pour ceux qui sèment
la terreur)
George W. Bush
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