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Le passé : historique
des incidents
Tchernobyl (Ukraine)
Quand on pense à un désastre nucléaire,
on évoque immédiatement la catastrophe de Tchernobyl.
Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de cette ville ukrainienne
est le théâtre d'une catastrophe atomique sans précédent.
Elle a eu lieu dans un réacteur à eau bouillante de type RBMK
modéré au graphite, lors d'un essai insuffisamment préparé. Un
défaut de maîtrise de la réactivité du cœur entraîne une augmentation
incontrôlée de la puissance du réacteur et une détérioration importante
du combustible. Résultat : le réchauffement brutal de l'eau
qui se vaporise dans le cœur produit une explosion de vapeur à
l'intérieur de la centrale, détruisant partiellement le réacteur
et provoquant un incendie.
Si l'incendie dans les bâtiments est maîtrisé dans la matinée,
le cœur du réacteur continue de brûler, rejetant des produits
radioactifs dans l'atmosphère durant près de dix jours. Quelque
200 personnes seront gravement irradiées et 32 mourront dans
les trois mois. À long terme, on constate une augmentation
des cancers de la thyroïde, mais il est difficile d'évaluer le
nombre de victimes.
26 avril 2001 : Tchernobyl
n'est pas oublié
Three Mile Island (États-Unis)
Le 28 mars 1979, le réacteur n°2 de la centrale de Three
Mile Island, en Pennsylvanie, est le théâtre d'une
fusion partielle du cœur et d'une contamination importante à l'intérieur
de l'enceinte de confinement. Les rejets radioactifs n'ont cependant
touché ni les populations ni l'environnement. Ils ont été
limités par la bonne tenue de l'enceinte de confinement, qui a
joué son rôle et montré toute son importance pour la sûreté nucléaire.
Attentats
Il y a eu quelques attentats très limités contre des
installations nucléaires à l’échelle mondiale. De nombreuses menaces
non corroborées de faire détonner un dispositif nucléaire explosif
ont été proférées. Enfin, il y a eu au moins un cas signalé d’utilisation
de matières radiologiques par des terroristes (une capsule de
césium déposée dans un parc de Moscou par des rebelles tchétchènes).
Et le Canada ?
Jusqu’ici, il n’y a eu aucun cas important de recours ou de menace
de recours au terrorisme nucléaire au Canada. On a craint par
le passé que des terroristes puissent attaquer des installations
nucléaires canadiennes, celles-ci étant moins bien gardées que
les centrales américaines. Cependant, comme pour la plupart des
types de terrorisme, il serait plus probable qu’un groupe ingénieux
et bien organisé prenne les États-Unis directement pour cible
(source : Service canadien du renseignement de sécurité).
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