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Que fait le Canada pour
se préparer à
un acte de bioterrorisme ?
Un
document du bureau du Solliciteur général du Canada
datant du mois d'avril 2001 indiquait que le Canada possède
déjà un système pour répondre à
des événements de nature non terroriste impliquant
du matériel chimique ou biologique, mais il n'a aucun plan
ni guide sur lesquels les policiers, les pompiers, les équipes
médicales d'urgence et les autorités locales pourraient
se baser pour coordonner leur action en cas d'attaque bioterroriste.
Évidemment, avec les récents événements,
tout cela est en train de changer. Le Canada se prépare au pire,
surtout depuis que des cas de contamination au bacille du charbon
se sont déclarés chez nos voisins américains.
En Alberta, une soixantaine de membres
du Centre de recherches pour la défense Suffield (CRDS),
qui relève de la Défense nationale, travaillent à
l'élaboration de produits pour contrer l'action de
ces armes (vaccins et antidotes).
Au groupe de détection et d'identification,
on voit notamment à la conception d'un appareil mobile
qui permettra de prélever un échantillon d'air et
d'identifier les agents chimiques et biologiques en
quelques secondes.
En cas d'attentat, les autorités locales des municipalités
seront appuyées par une escouade spécialisée de l'Armée canadienne
et de la Gendarmerie royale du Canada, l'Équipe mixte d'intervention
en cas d'urgence biologique et chimique (EMIUBC). Cette équipe,
qui dispose des technologies mises au point par le CRDS, est spécialement
formée pour faciliter l'évacuation des victimes, confiner l'agent
actif dans un périmètre restreint, décontaminer les lieux et relever
les indices nécessaires pour amorcer l'enquête criminelle. L'inspecteur
Richard Shaddick, de la GRC, indique que des spécialistes formés
par l'EMIUBC se trouvent dans toutes les villes du pays.
Source : Le Soleil et Québec-Science

En Alberta,
les chercheurs se penchent
sur des souches d'agents pathogènes
L'argent,
nerf de la guerre
Ottawa a annoncé, le 18 octobre 2001, que 12 millions
de dollars seraient consacrés à la lutte contre
le bioterrorisme. De cette somme, 5,62 millions serviront
à l'achat d'antibiotiques pour traiter les personnes exposées
à des agents biologiques comme le bacille du charbon. Le ministère
de la Santé entend disposer des réserves nécessaires pour
traiter, en cas d'épidémie, 100 000 personnes, et non
plus seulement 40 000; 2,24 millions de dollars iront
à l'achat de capteurs et de matériel de détection pour les principales
installations au Canada; 2,12 millions permettront d'améliorer
le réseau pancanadien de laboratoires et de mieux équiper ces
derniers (l'achat d'équipement de pointe aidera à déterminer si
un colis suspect est contaminé par le bacille du charbon). Enfin,
1,61 million ira à la formation du personnel.
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PRINCIPALES MESURES POUR LUTTER CONTRE LE BIOTERRORISME :
-injection de 5,6 millions de dollars pour l'achat d'antibiotiques
destinés à traiter les personnes exposées à des agents biologiques
(comme la maladie du charbon) et pour l'achat d'antidotes
destinés aux personnes qui seraient exposées à des produits
chimiques ou à des gaz;
- injection de 11,6 millions de dollars pour des initiatives
visant à améliorer la sécurité des citoyens en matière de
santé;
- allocation de 2,2 millions de dollars pour l'achat de
capteurs et de matériel de détection pour les principales
installations du pays et pour la création d'une base de
données sur les interventions à mener en cas d'accidents
radionucléaires causés par des actes terroristes;
- allocation de 2,1 millions de dollars pour améliorer le
réseau pancanadien de laboratoires (notamment en les équipant
d'appareils pouvant diagnostiquer rapidement les agents
biologiques, tels que le bacille du charbon dans des enveloppes);
- octroi de 1,6 million de dollars pour la formation du
personnel de première ligne dans les interventions d'urgence
afin de faciliter la reconnaissance, le diagnostic et le
traitement des maladies pouvant résulter d'un acte terroriste.
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14 novembre 2001 : Le ministre fédéral de la Santé,
Allan Rock, annonce la création d'un comité sur le bioterrorisme,
qui sera chargé de mieux préparer le Canada à une éventuelle attaque
de ce type. Le Comité consultatif national sur la sécurité et
la recherche en matière d'agents chimiques, biologiques et radioactifs
sera constitué de scientifiques dirigés par le docteur Donald
Low, microbiologiste à l'Hôpital Mount Sinai de Toronto. Le Comité
fournira des conseils au gouvernement et évaluera la capacité
du Canada à réagir à des situations d'urgence.
Voir
Santé Canada en direct
Un récent sondage SOM
révèle que deux Canadiens sur trois s'inquiètent
de la perspective d'une attaque bactériologique ou chimique.
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