Le budget pourrait être déposé à la fin avril, laisse entendre Marois

Anne-Marie Dussault s'entretient avec Pauline Marois.

La première ministre du Québec, Pauline Marois, laisse entendre qu'elle pourrait présenter son budget aussi tard qu'à la fin avril. En entrevue à l'émission 24/60, sur les ondes de RDI, elle a affirmé vouloir continuer à servir les Québécois, sans toutefois se prononcer sur le déclenchement éventuel d'élections législatives.

Mme Marois a rappelé que son gouvernement avait mis de l'avant plusieurs projets et qu'elle voulait les voir se réaliser, citant la stimulation de l'économie, la création d'emplois et l'électrification des transports.

Le prochain budget de Mme Marois pourrait être présenté vers le 20 avril, alors que traditionnellement, les budgets à Québec sont déposés au mois de mars. « Moi, j'ai le goût de continuer à servir les Québécois, je ne veux pas me mettre dans une situation où je vais passer mon temps à réfléchir sur le fait que je vais en élections ou que je n'y vais pas, a-t-elle dit. On a été responsable, on a mis de l'avant des politiques audacieuses, elles commencent à donner des résultats et elles vont en donner de plus en plus dans les mois et les semaines qui viennent. »

Mme Marois a aussi abordé le sujet de la charte des valeurs. Elle a critiqué la Coalition avenir Québec, estimant que le parti de François Legault n'allait pas assez loin dans ce dossier, ainsi que le Parti libéral du Québec, qu'elle accuse d'intransigeance. La commission parlementaire qui doit se pencher sur le sujet doit amorcer ses travaux le 14 janvier prochain.

La première ministre a aussi fait part de sa frustration concernant l'accueil réservé par l'opposition au projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française, qui devait à l'origine s'appliquer aux entreprises de 11 employés et plus, aux cégeps, aux écoles de formation professionnelle et à celles qui se spécialisent dans l'éducation des adultes. « La Coalition avenir Québec a travaillé quand même avec nous, mais on est arrivé à un point ou il fallait faire trop de compromis, alors malheureusement le projet de loi sur la langue n'a pas été adopté », a déploré Mme Marois.

La première ministre a aussi reconnu que le Parti québécois avait dû faire des compromis sur le projet de loi sur les mines, qui a finalement été adopté tard lundi soir. Ceux-ci étaient toutefois nécessaires, a-t-elle estimé, évoquant « des compromis qui nous apparaissent raisonnables, qui nous permettent d'avoir une loi qui encadre l'exploration minière, qui définit les pouvoirs des municipalités, qui protège l'environnement ».

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