Une coalition réclame un milliard par année à Québec pour le transport en commun

Transport en commun  Photo :  Radio-Canada/Yvon Thériault

Une trentaine d'organismes québécois font front commun et demandent au gouvernement québécois un milliard de dollars par année de plus pendant dix ans dans le transport en commun à travers la province.

Le ministre des Affaires municipales et des Transports, Sylvain Gaudreault, a reçu vendredi la Déclaration pour la mobilité durable : investir dans le transport en commun, signée autant par des ordres professionnels que par des gens d'affaires et des ONG environnementales. L'Union des municipalités du Québec (UMQ), Équiterre, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) font partie des signataires.

Si le Québec veut devenir un leader en matière développement durable, ces investissements sont « indispensables », estime la coalition, qui réclame 1 milliard de dollars par année pour la prochaine décennie. Sinon, plaide-t-elle, il lui sera impossible de réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

En entrevue à Radio-Canada, Michel Labrecque, président de la Société de transport de Montréal (STM), qui est également vice-président de l'Association du transport urbain du Québec, désigne la taxe sur le carburant comme une des sources du financement des projets visant à améliorer le transport en commun.

Il faudra passer notamment par « un transfert des fonds généraux qui allaient aux routiers pour favoriser le transport collectif », ajoute M. Labrecque.

Les grandes villes ne sont pas les seules visées par cette déclaration, qui soutient que l'ensemble des régions du Québec doit bénéficier d'investissements dans les transports en commun.

« C'est bien de construire des immeubles plus verts et de concevoir des écoquartiers, mais encore faut-il une vision globale pour la planification du territoire et celle des transports », affirme André Bourassa, président de l'Ordre des architectes du Québec (OAQ), qui supporte une politique de durabilité ambitieuse.

L'aspect économique est également un incitatif suffisant pour que la CCMM supporte la Déclaration pour la mobilité durable.

« Toute dépense dans le secteur du transport collectif a un impact sur notre économie trois fois supérieure aux dépenses en transport privé par automobile », a affirmé le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

Le maire de Montréal et président de la CMM, Michael Applebaum, s'est réjoui de cette coalition, « qui représente un appui important à l'objectif du gouvernement de faire du Québec un leader en matière de mobilité durable », selon lui.