Mise à jour le mardi 3 novembre 2009, 13 h 29 .

Voici un court extrait du roman: « J'ai envie de pleurer, je veux mourir, je veux tellement mourir pour échapper à ce ridicule, à cette honte, aux Autres et au monde et au Monstre et au moule de la folie qui est peut-être trop petit pour moi, peut-être que je déborde, peut-être que ça paraît, je suis fatiguée, tellement fatiguée, je sens les larmes qui montent, je sens les cicatrices qui recommencent à me pincer la peau, laissez-moi sortir de ce corps. Laissez-moi le laisser, je veux mourir. »
La lauréate du prix, un petit bout de femme aux yeux très bruns et aux cheveux noirs, a reçu lundi soir une bourse de 5000 $. Elle était tout heureuse d'avoir en main son livre publié chez VLB.
En entrevue avec Radio-Canada.ca, elle a confié, de sa voix douce, qu'elle était comblée, honorée et reconnaissante.
Je suis surprise et je me trouve dans un milieu dans lequel j'ai toujours voulu être et qui a toujours été en moi. Je suis émue, très émue.
Pour écrire Les murs, Olivia Tapiero a mis le temps. Elle a rédigé un premier jet en trois mois. Toutefois, elle a travaillé sur son manuscrit pendant un an et demi à deux ans. À ce moment, elle n'avait pas l'intention de le présenter au prix Robert-Cliche. Quand son manuscrit a été terminé, elle l'a soumis à un éditeur parisien, qui l'a refusé. C'est une amie qui l'a convaincue de le présenter au concours Robert-Cliche.
Et moi, je n'y croyais pas. Il n'y a personne qui va accepter un texte comme ça. Qui veut lire ça?
La jeune femme a commencé un deuxième roman avant même de soumettre le premier pour le prix.
Il commence à prendre sa forme. Il est plus complexe.
Mais, pour l'instant, ses études littéraires à l'Université McGill retiennent toute son attention. Son ambition? Se rendre au moins jusqu'en maîtrise.
La saison du Goupe VML
En même temps qu'était dévoilé le prix Robert-Cliche, le groupe Ville-Marie Littérature lançait sa saison littéraire. L'éditeur Jean-Yves Soucy était très heureux de cette rentrée, dont il disait qu'elle est à l'image de toutes les saisons de VML.
On essaie toujours d'avoir un mariage équitable de romans, de poésie et d'essais.
La rentrée automnale du groupe compte 28 titres :
On développe aussi une collection sur les chansons et monologues, avec un titre chaque saison. Cette saison, c'est le livre sur Beau Dommage.
La saison prochaine, il annonce un beau livre sur La Butte à Mathieu.
Depuis 2008, les livres du groupe VML sortent en France sous leur propre étiquette. Jean-Yves Soucy souligne que Ma vie à contre-Coran, de Djemila Benhabib, fait actuellement un tabac en France. Des articles paraissent dans tous les grands journaux et revues. Ce qui l'incite à vouloir apprivoiser les libraires français.