Une question de fonds

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Ouverture à Vienne de la 18e Conférence internationale sur le sida Ouverture à Vienne de la 18e Conférence internationale sur le sida   © AFP/SAMUEL KUBANI

C'est avec des inquiétudes concernant la baisse des dons internationaux que s'ouvre à Vienne la 18e Conférence internationale sur le sida.

Le financement de la lutte contre l'épidémie du sida sera au centre des discussions au cours des prochains jours lors de la 18e Conférence internationale sur le sida. Elle s'est ouverte dimanche à Vienne.

À cette occasion, le directeur général du Fonds mondial contre le sida, Michel Kazatchkine, a déclaré qu'entre 13 et 20 milliards de dollars seront nécessaires pour soutenir les progrès réalisés en matière de lutte contre la maladie au cours des trois prochaines années.

Se disant « extrêmement inquiet », il a constaté que le désintérêt des principaux bailleurs de fonds est croissant en raison, notamment, de la situation économique mondiale.

La cérémonie d'ouverture, qui a duré plus de trois heures, a commencé par un message du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il s'est dit « soucieux » que des gouvernements aient décidé de réduire leur aide.

« Nous devons nous assurer que nos gains récents ne sont pas perdus. » — Ban Ki-moon

Pour sa part, le président de la Société internationale pour le sida, Julio Montaner, a constaté que « l'an dernier, les pays riches n'ont eu aucun problème à trouver des milliards pour sauver les banquiers avides de Wall Street ».

Juste avant la cérémonie, une soixantaine de militants avaient envahi la scène en scandant des slogans réclamant davantage de financement.

Traiter sans tarder

Un rapport publié dimanche révèle que le financement des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres a reculé de 7,7 milliards de dollars en 2008 à 7,6 milliards de dollars en 2009. Depuis 2002, il n'avait cessé de croître.

Par ailleurs, une étude publiée dimanche préconise de commencer tôt les traitements, et ce bien avant l'apparition de symptômes, pour empêcher la destruction progressive du système immunitaire. Une autre étude précise que placer les séropositifs sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d'infection au VIH.

Plus de 20 000 personnes, chercheurs, experts, membres d'associations et malades participent jusqu'au 23 juillet à cette conférence. Elle est tenue tous les deux ans. La dernière a eu lieu en 2008 à Mexico.

Mardi prochain, les experts attendent les résultats d'une étude du Centre sud-africain pour la recherche sur le sida (CAPRISA), concernant un produit testé pour la première fois. Il s'agit d'un gel antiseptique incluant l'antirétroviral tenofovir.

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