Le Japon veut envoyer une équipe de spécialistes au Canada pour faire la lumière sur les événements qui ont mené au retrait d'un lot de vaccin la semaine dernière. Le Japon a commandé à la pharmaceutique GlaxoSmithKline, seul fournisseur de vaccin au Canada, suffisamment de doses pour vacciner 37 millions de ses citoyens d'ici mars.
Le Japon, qui doit importer des vaccins de GSK dès décembre, compte envoyer des spécialistes au Canada pour faire enquête sur le retrait d'un lot de vaccin à la suite d'une série d'effets secondaires graves au Manitoba.
Les autorités de santé publique du Manitoba disent avoir relevé un taux de réactions allergiques marquées dans un cas sur 20 000 avec ce lot, le 7A, alors que la normale est d'un cas sur 100 000. Elles soulignent toutefois qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer, puisque les réactions ont été de courte durée pour les six personnes touchées, qui sont totalement rétablies.
En Saskatchewan, où 52 000 doses provenant de ce lot ont été administrées, on n'a répertorié aucune réaction grave.
Le fabricant du vaccin antigrippal a demandé aux provinces de ne pas administrer les vaccins de ce lot, livré à la fin d'octobre. GlaxoSmithKline souligne qu'il s'agit d'une mesure préventive, en attendant que des vérifications soient effectuées.
Un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé a précisé mardi que les vérifications des autorités canadiennes étaient faites correctement. Il a affirmé que ce rappel ne mettait pas en cause les recommandations de l'organisme sur les vaccinations à grande échelle, soulignant qu'il fallait d'abord comprendre ce qui s'était passé au Canada.