Mise à jour le lundi 23 novembre 2009 à 10 h 49
Nos nouvelles sur la grippe A (H1N1), sur l'évolution de la pandémie et sur la campagne de vaccination.
En français sur demande
Les francophones de la région d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, ne sont pas assurés de recevoir un service immédiat dans leur langue dans les centres de vaccination contre la grippe A (H1N1).
Cette option existe toutefois grâce à un service d'interprètes engagés par la régie régionale de la santé de la capitale. Cependant, les gens ont plus de chances de trouver un interprète d'autres langues, comme l'arabe, le chinois, l'espagnol ou encore le persan.
La régie n'a pas prévu d'interprètes pour le français sur place, mais il est possible d'obtenir leurs services sur appel. En théorie, il y a une infirmière francophone à chaque séance de vaccination, mais ce n'est pas toujours le cas, selon l'infirmière, Annette Amirault Laing.
« Il y a des journées que ce n'est pas possible, mais pour la plupart, on est une bonne équipe et on essaie de les disperser dans chaque clinique », souligne Mme Amirault Laing.
Le fait que le service d'interprètes est peu connu est un autre problème. Simon Kasongo a fait vacciner son cousin âgé de 5 ans à Spryfield, un quartier d'Halifax. « Personnellement, je ne sais pas s'il y aura des services en français », disait-il. M. Kasongo a indiqué qu'il n'avait pas envisagé de demander des services en français.
Au centre communautaire de Spryfield, lors de la séance de vaccination, la pancarte où l'on pouvait lire en plusieurs langues « Avez-vous besoin d'un interprète? » n'était pas très visible. De plus, aucun écriteau ne signalait la présence d'infirmières francophones.
En deux semaines, les autorités médicales n'ont reçu qu'une seule demande pour des services en français dans une séance de vaccination.