![]() En profondeur Donner ou non des antiviraux? Mise à jour le jeudi 12 novembre 2009 à 21 h 23
Nos nouvelles sur la grippe A (H1N1), sur l'évolution de la pandémie et sur la campagne de vaccination.
Donner ou non des antiviraux?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) émet de nouvelles directives après avoir consulté plusieurs médecins qui ont traité de nombreuses infections graves ces dernières semaines. L'organisation recommande aux médecins de prescrire plus fréquemment et sans hésiter les médicaments antiviraux, comme le Tamiflu ou le Relenza, aux personnes fortement à risque de souffrir de complications de la grippe A (H1N1) ou chez ceux qui souffrent de la grippe saisonnière, mais dont l'état se détériore. Ces experts s'entendent pour dire que les médicaments antiviraux sont efficaces et qu'il faut les utiliser le plus tôt possible pour maximiser les chances de survie. Chez les personnes à risque, les antiviraux doivent absolument être prescrits avant que le virus n'entraîne la détérioration des poumons, si on veut garder espoir de renverser la progression de la maladie. L'OMS invite ainsi les médecins à:
Appel à la prudence Le Dr Guy Boivin, de l'Université Laval, affirme pour sa part que les médecins doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils prescrivent le Tamiflu à titre préventif aux personnes ayant déjà été exposées au virus de la grippe A (H1N1). Le médecin base cette mise en garde sur le cas d'un de ses patients qui est devenu l'un des premiers cas au monde de résistance au virus. Ce Québécois souffrant de problèmes chroniques aux poumons a reçu le traitement préventif au Tamiflu afin d'éviter l'infection après que son fils de 13 ans a contracté le virus de la grippe (H1N1). L'homme a cependant eu des symptômes grippaux dans les 24 heures qui ont suivi le début de son traitement, laissant croire qu'il était probablement déjà atteint du virus. Le virus prélevé chez le fils répondait bien au Tamiflu, mais celui qui a été prélevé chez le père était résistant à ce médicament. Le médecin québécois pense que, si une personne est déjà malade, la posologie utilisée pour la prévention pourrait mener le virus à devenir résistant. Le Dr Boivin invite donc ses collègues à surveiller de près leurs patients. Ainsi, si ces derniers contractent la grippe, les médecins seront en mesure de modifier la dose pour la rendre adéquate. Il y a quelques années, le virus saisonnier de la grippe H1N1 était devenu résistant au Tamiflu pour des raisons qui demeurent encore inconnues à ce jour.
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Emergence of Oseltamivir-Resistant Pandemic H1N1 Virus during Prophylaxis
Article de l'équipe du Dr Guy Boivin dans le New England Journal of Medicine Console Audio-vidéo
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