De la pertinence de produire un vaccin

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
De gauche à droite : La directrice de l'OMS, Margaret Chan, le ministre de la Santé du Mexique, José Angel Cordova et la ministre de la Santé du Canada, Leona Aglukkaq. De gauche à droite : La directrice de l'OMS, Margaret Chan, le ministre de la Santé du Mexique, José Angel Cordova et la ministre de la Santé du Canada, Leona Aglukkaq.   © AFP/AFP PHOTO / Fabrice COFFRINI

Plus de 190 États membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont représentés à l'Assemblée mondiale de la santé, qui se tient à Genève du 18 au 22 mai 2009.

Les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé sont réunis à Genève dans le cadre de l'Assemblée mondiale de la santé afin d'être prêts si une pandémie de grippe A (H1N1) se déclare.

La rencontre annuelle est placée sous le signe de la grippe A (H1N1).À l'ordre du jour, figurent l'échange de différentes souches de virus grippaux et la question de la production et de la distribution d'un vaccin contre le virus de la grippe.

Le dilemme qui se pose est celui de travailler à l'élaboration d'un vaccin contre la grippe A (H1N1) dès maintenant, alors que le virus est relativement modéré, ou bien d'attendre à la fin de l'été, pour voir comment se comporte le virus dans l'hémisphère sud, qui amorce sa période de grippe saisonnière.

La production de vaccin contre la grippe A (H1N1) risque en effet de se faire au détriment de celui contre la grippe « ordinaire » administré à l'automne.

Se préparer au pire

Tous les scénarios sont envisagés. Le virus pourrait disparaître de lui-même, tout comme il pourrait muter avec une souche de grippe aviaire et devenir dangereux pour l'humain.

Questionnée à ce sujet, la directrice de l'OMS, Margaret Chan, a déclaré: « Nous avons toutes les raisons de craindre une interaction du nouveau H1N1 avec d'autres virus ». Elle rappelle que « nous ne devons jamais oublier que le H5N1 [virus de la grippe aviaire] est établi dans plusieurs pays ».

Le niveau d'alerte reste à 5

Les craintes d'une pandémie demeurent réelles. Au Japon, en quelques heures, le nombre de cas a explosé, passant de 4 à 135. Les écoles sont fermées pour une semaine à Osaka et dans tout l'ouest du pays.

Le niveau d'alerte reste cependant fixé à 5 sur une échelle de 6. Plus de 9000 cas ont maintenant été recensés, dans une quarantaine de pays.

Au Canada, le bilan s'élève à 536 cas depuis la découverte du virus, dont 16 nouveaux rapportés au Québec lundi, la plupart bénins.

Par ailleurs, Ottawa a levé lundi l'avis qui conseillait aux Canadiens d'éviter les voyages « non essentiels » au Mexique. « Comme le virus H1N1 circule maintenant au Canada, les voyages au Mexique ne sont plus un facteur de risque accru de sa propagation », indique un communiqué de l'Agence de la santé publique du Canada.

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