La revanche des antibiotiques

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
antibiotiques-infection   © AFP

La médecine ne baisse pas les bras dans sa lutte contre les maladies infectieuses, qui résistent de mieux en mieux aux traitements antibiotiques.

Des médecins américains réussissent à mettre au point une nouvelle classe d'anti-infectieux efficaces contre des pathogènes qui résistent actuellement aux antibiotiques.

Des chercheurs de l'Institut de médecine Howard Hughes à l'Université Rutgers sont parvenus à créer une nouvelle classe d'anti-infectieux efficaces contre des agents pathogènes qui résistent de plus en plus aux traitements actuels, comme le bacille de la tuberculose.

Actuellement, environ un quart des décès sur la planète résultent de maladies infectieuses. Le fait que les infections sont provoquées par des bactéries de plus en plus résistantes aux antibiotiques inquiète les experts en santé publique.

« Depuis 60 ans, les antibiotiques sont le fer de lance de la lutte contre les maladies infectieuses, mais maintenant cette protection s'effondre, ce qui fait qu'il y a un besoin urgent de mettre au point de nouveaux antibiotiques et de nouvelles cibles. » — Dr Richard Ebright

Nouvelle arme

Cette nouvelle classe d'antibiotiques représenterait notamment, selon ses créateurs, une façon plus efficace et plus courte de lutter contre la tuberculose, une infection particulièrement difficile à traiter et très répandue.

« Le Saint Graal du traitement antituberculeux est d'en réduire la durée, de six mois actuellement à deux semaines comme pour les autres infections. Si on peut mettre au point une thérapie antituberculeuse de deux semaines, on pourra éradiquer l'infection. » — Dr Richard Ebright

Les auteurs des travaux publiés dans le journal Cell ont découvert comment trois antibiotiques (myxopyronine, corallopyronine et ripostatine) agissent pour détruire les bactéries.

La tuberculoseLa maladie tue près de deux millions de personnes chaque année dans le monde (plus de 1,7 million de victimes en 2004 selon l'OMS).

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