Les plus anciennes roches seraient québécoises

hudson-baie-satellite La baie d'Hudson   © NASA

Les plus anciens vestiges de la croûte terrestre découverts à ce jour seraient québécois.

Des roches vieilles de 4,28 milliards d'années découvertes le long de la côte de la baie d'Hudson sont les plus anciennes connues à ce jour.

Des géologues québécois et américains affirment que des roches trouvées le long de la côte de la baie d'Hudson sont vieilles de 4,28 milliards d'années.

Ces pierres, appelées fausses amphibolites, seraient ainsi plus anciennes de 300 millions d'années que celles connues à ce jour.

Elles proviennent de la ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq, située à 40 km au sud d'Inukjuak. Elle seraient une portion de la croûte primordiale de la Terre, c'est-à-dire de la toute première croûte à s'être formée sur la surface de la planète.

Les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Science notent que des datations plus anciennes (4,36 milliards d'années) ont été faites en Australie, mais ils précisent que les roches découvertes au Québec sont les plus anciennes encore intactes connues.

L'âge de la Terre est estimé à 4,6 milliards d'années et les restes de sa première croûte sont extrêmement rares. Les géologues estiment que cette découverte fournit des indices sur les premiers stades d'évolution de la Terre.

« Non seulement notre découverte ouvre-t-elle une porte qui révèle encore plus de secrets sur les débuts de la Terre, mais elle offre aux géologues un nouveau terrain de jeu permettant d'examiner de quelle façon et à quel moment la vie a commencé, la nature probable de l'atmosphère de cette époque et la période de formation du premier continent. » — Jonathan O'Neil, Université McGill
Les chercheursLa découverte a été faite par Jonathan O'Neil, candidat au doctorat du département des sciences planétaires et de la Terre de McGill, par Richard W. Carlson, chercheur au Carnegie Institution for Science de Washington, D.C., par Don Francis, professeur au département des sciences planétaires et de la Terre de McGill, et par Ross K. Stevenson, professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).