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AFP/Jens Schlueter
Le manque de soleil jouerait-il un rôle dans l'apparition de la sclérose en plaques?
Un faible niveau de cette vitamine s'avère un facteur commun parmi les enfants chez qui on a décelé des signes précurseurs de dommages au système nerveux central et qui ont éventuellement été atteints de la maladie dégénérative.
Des chercheurs canadiens de l'Université de Toronto ont découvert qu'un faible taux de vitamine D augmentait les risques de souffrir de sclérose en plaques.
Selon la Dre Heather Hanwell, un faible niveau de vitamine D s'est révélé un facteur commun chez les enfants qui ont éventuellement été atteints de la sclérose en plaques et chez qui on a décelé des dommages au système nerveux central.
La sclérose en plaques frappe 133 personnes par tranche de 100 000 habitants au Canada, soit la cinquième proportion en importance parmi les pays ayant fait l'objet de l'étude.
Seuls les États-Unis, l'Allemagne, la Norvège et la Hongrie présentent des taux supérieurs, montrent les données l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Fédération internationale des associations de sclérose en plaques (MSIF).
La prévalence de la maladie est beaucoup plus élevée dans ces pays nordiques, où le soleil et ses rayons ultraviolets ne sont pas suffisamment intenses pour induire la synthèse de vitamine D par la peau durant plusieurs mois de l'année.
Cette réalité renforce l'idée qu'une déficience de cette vitamine pourrait jouer un rôle dans l'apparition de la maladie. Selon la Société canadienne de la sclérose en plaques, la maladie frappe environ 55 000 Canadiens.