Pas moins de 5000 physiciens et ingénieurs ont participé à la création du Grand Collisionneur de hadrons.
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AFP/Fabrice Coffrini
Le Grand Collisionneur de hadrons (LHC), le plus grand accélérateur de particules du monde, est entré en fonction mercredi à la frontière franco-suisse.
Le plus grand accélérateur de particules au monde est entré en fonction mercredi. Sa mission: percer les secrets de la matière et de l'Univers.
Un premier faisceau de protons a été injecté à l'aube dans le LHC.
Un flash sur les écrans de contrôle a ensuite indiqué que le faisceau était bien entré dans la première section de l'anneau. Un peu moins d'une heure après le démarrage, le faisceau avait réalisé un premier tour complet de l'anneau, réalisant l'objectif principal des scientifiques pour cette première journée.
Ce démarrage sera suivi par la mise en route d'un second faisceau tournant en sens inverse, dans trois ou quatre semaines.
Le LHC vise deux objectifs principaux:
La bête
Le collisionneur est un anneau de 27 km de circonférence, situé à 100 mètres de profondeur, autour duquel sont installés quatre grands détecteurs au sein desquels vont se produire des collisions de paquets de protons (particules de la famille des hadrons). Leur vitesse atteindra jusqu'à 99,999 % de celle de la lumière (environ 300 000 km par seconde).
À sa puissance maximale, 600 millions de collisions par seconde généreront une floraison de particules, dont certaines n'ont jamais encore pu être observées. Pour trier les 15 millions de gigaoctets de données recueillies annuellement, 11 grands centres enverront l'information brute à 200 sites dans le monde, qui l'entreposeront et l'analyseront.
Des bouleversements à prévoir, selon Reeves
L'astrophysicien québécois Hubert Reeves, interrogé par le quotidien suisse Le Matin, a estimé que les données recueillies révolutionneront la physique des particules élémentaires.
L'astrophysicien québecois Hubert Reeves
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AFP/Jean-Pierre Muller
Le scientifique ne croit pas que l'expérience représente un danger pour la planète. Certains de ses collègues craignent en effet que les collisions de protons provoquées dans le LHC ne provoquent l'apparition de minuscules trous noirs, qui, en grandissant, absorberaient toute la matière qui les entoure.
L'accélérateur ne peut, selon lui, créer de trou noir puisque les énergies que le collisionneur peut provoquer, bien que très élevées, sont bien inférieures à celles atteintes par les rayons cosmiques qui bombardent la terre en permanence.
Un pari pour Hawking
De son côté, le physicien britannique Stephen Hawking a affirmé avoir parié que le collisionneur ne trouverait pas le boson de Higgs.
Stephen Hawking
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AFP/Shaun Curry
Le scientifique rappelait quand même, lors d'une entrevue accordée à la BBC, que l'accélérateur quadruplera l'énergie avec laquelle il est possible d'étudier les interactions de particules et que cela devrait être suffisant pour découvrir la particule de Higgs.
Sur la dépense occasionnée par le projet, le physicien reconnaît qu'il était difficile de voir une rentabilité économique au LHC, mais que cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas.