Un robot au cerveau de rat

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Robot-neurones-rat   © Université de Reading

Un robot bien particulier vient d'être mis au point par une équipe multidisciplinaire de l'Université de Reading, en Angleterre.

Des chercheurs britanniques mettent au point un robot qui fonctionne à l'aide de neurones de rat et qui est capable d'apprendre certains comportements.

Baptisé Gordon, le robot fonctionne avec un petit cerveau vivant composé de neurones de rat.

Le responsable du projet, Kevin Warwick, affirme qu'il est en mesure d'apprendre par répétition. Il est capable, par exemple, d'éviter un mur.

Son cerveau biologique a été créé à partir de neurones prélevés sur un rat. Ils ont été placés dans une solution, séparés puis mis sur un lit d'une soixantaine d'électrodes.

Des connexions ont ensuite poussé entre les neurones et ont formé un réseau comme dans un cerveau normal. Après une semaine, des impulsions électriques spontanées se produisaient.

Les chercheurs ont ensuite utilisé ces impulsions pour relier le cerveau au robot avec des électrodes, ce qui permet au cerveau de contrôler le robot.

Apprendre par répétitions

Lorsque le robot heurte un mur, le cerveau reçoit une stimulation et apprend par habitude à contourner l'obstacle.

Les recherches à venir mèneront l'équipe à augmenter le voltage sur différentes électrodes en utilisant des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions entre neurones.

Il y a de 50 000 à 100 000 neurones en activité dans le cerveau de Gordon. En comparaison, un rat en possède habituellement au plus un million, et un humain quelque 100 milliards.

Le Dr Kevin Warwick affirme que si le cerveau de Gordon n'est pas stimulé régulièrement, il se laisse aller et devient moins alerte, comme c'est le cas chez l'humain.

L'équipe dispose de plusieurs cerveaux en activité et perçoit des différences « de personnalité » entre eux. Par exemple, un des cerveaux est peu violent et un autre peu actif.

Le chercheur Warwick affirme que l'utilisation de neurones humains poserait plus d'obstacles éthiques que techniques.

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.

Facebook