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AFP
La santé cardiaque ne passe pas uniquement par un poids santé, montrent deux études publiées dans Archives of Internal Medicine.
L'obésité ne mène pas nécessairement à des problèmes cardiaques: des personnes minces peuvent être à risque, alors que des obèses ne le sont pas. Deux études font le point.
Selon ces recherches, l'une allemande l'autre américaine, certains obèses sont en bonne santé et ne présentent pas de prédispositions à des maladies cardiovasculaires, alors que certains individus de poids normal présentent de forts risques.
L'étude allemande
Une équipe de l'Université de Tübingen a examiné la morphologie, la masse corporelle, la répartition de la graisse et la résistance à l'insuline de 314 individus âgés de 45 ans en moyenne.
Les obèses ont été divisés en deux groupes:
La résistance à l'insuline est reconnue comme un état prédiabétique.
Résultats: les obèses qui résistent à l'insuline avaient davantage de graisse dans les muscles squelettiques et présentaient aussi des parois d'artères durcies, ce qui est un risque cardiovasculaire.
Pour leur part, les individus obèses sensibles à l'insuline ne différaient pas de l'échantillon des personnes de poids normal, que ce soit en termes de réaction à l'insuline ou d'artériosclérose.
Les auteurs de cette étude estiment qu'ils apportent la preuve qu'un certain type d'obésité est bénin pour le métabolisme et qu'il peut même protéger de la résistance à l'insuline et de l'artériosclérose.
L'étude américaine
De son côté, une équipe de l'Université Yeshiva a examiné, chez 5440 individus, le poids et des anormalités sanguines telles que:
Les résultats rejoignent ceux de l'équipe allemande: ils ont déterminé qu'il y avait des obèses sans problème métabolique dont le tour de taille était sensiblement plus petit que celui d'autres obèses.
Ces obèses en santé étaient plutôt jeunes, noirs, et physiquement actifs.
De leur côté, les individus de poids normal présentant un risque pour la santé sont plus âgés, moins actifs, et ont un tour de taille plus grand que la moyenne.
Ces travaux montrent que, dans la population adulte américaine, 23,5 % (16,3 millions) de ceux qui ont un poids normal présentent des anormalités métaboliques alors que 51,3 % (soit 35,9 millions) d'adultes en surpoids et 31,7 % (19,5 millions) d'obèses sont à risque.