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Science et santéPaludisme

Stratégie démasquée

Mise à jour le lundi 14 juillet 2008 à 13 h 48

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Anophèle femelle

Photo: Centers for Disease Control and Prevention

L'anophèle femelle est l'un des vecteurs principaux
du paludisme dans les régions tropicales humides

Des chercheurs australiens affirment avoir découvert le mécanisme qui permet au parasite responsable du paludisme de tromper le système immunitaire des personnes qu'il a infectées.

Une équipe de l'Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall a identifié 8 protéines qui facilitent la dispersion de la maladie dans le corps.

Elles permettent en effet aux globules rouges infectés d'adhérer aux parois des vaisseaux sanguins, ce qui les empêche de pénétrer dans la rate, l'organe par lequel le système immunitaire du malade pourrait les détruire.

Cette découverte améliore énormément notre compréhension de la manière dont le parasite prend le contrôle des globules rouges afin de garantir sa survie et éviter les défenses immunitaires.

— Auteurs

Les scientifiques estiment donc possible la mise au point de vaccins ou de médicaments qui détruiraient ces protéines (ou inactiveraient leur adhésion) et entraveraient le cheminent du parasite dans le reste du corps.

Les traitements actuels tentent d'interrompre le métabolisme ou les fonctions biologiques du parasite.

Malheureusement, l'évolution du parasite lui a permis de développer une résistance aux médicaments disponibles actuellement.

Le paludisme, appelé également malaria, est causé par un parasite transmis par la piqûre d'un moustique femelle, l'anophèle. Il est considéré par l'Organisation mondiale de la santé comme l'une des maladies les plus répandues à l'échelle planétaire, car elle touche plus de 600 millions de personnes et en tue 3 millions chaque année.

Hyperlien externe

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Paludisme: le rôle de certaines protéines (en anglais)

Communiqué de l'Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall

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