Les pluies acides défrayaient la manchette dans les années 80, mais voilà qu'une étude canadienne montre qu'elles sont toujours d'actualité.
Pas moins de 40 % des forêts canadiennes reçoivent présentement des doses d'acidité jugées critiques pour la santé de leurs sols.
Les travaux d'un groupe de chercheurs de différents ministères fédéraux, d'universités et d'institutions révèlent que près de 40 % des forêts canadiennes reçoivent des précipitations acides qui dépassent les doses jugées critiques pour leur santé.
Ces fortes concentrations d'acidité, qui ont pour origine la pollution atmosphérique, sont principalement constituées d'oxydes d'azote (NOx) et de dioxyde de soufre (SO2) combinés à l'humidité de l'air.
Du Pacifique à l'Atlantique
Les cartes élaborées par les experts montrent que pratiquement toutes les régions du pays sont touchées.
Les concentrations auraient même atteint des seuils préoccupants en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, des provinces qui avaient été épargnées jusqu'à maintenant.
L'Ontario et le Québec restent quand même les provinces les plus touchées, cette dernière arrivant en tête pour l'étendue des surfaces touchées.
Les impacts de cette situation sur les lacs et les cours d'eau n'ont pas été analysés dans cette étude financée par le Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME).
En 1988, un traité (Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue portée) a engagé 51 pays, dont les États-Unis et le Canada, à limiter les émissions d'oxydes d'azote à leur niveau de 1987.