Quand le coeur se remet à battre

coeur-tension Selon Québec transplant, il y a eu 33 transplantations cardiaques dans la province en 2006.

Le coeur d'un animal mort s'est remis à battre après que des chercheurs lui eurent injecté des cellules saines.

Des chercheurs américains réussissent à faire battre le coeur d'un rat mort en lui injectant des cellules saines, un exploit qui pourrait redéfinir la transplantation d'organes.

Pour y arriver, une équipe américaine de l'Université du Minnesota a éliminé la totalité des cellules du coeur d'un rat mort, en ne conservant que la matrice sur laquelle reposent ces cellules.

Ils ont ensuite injecté dans cette matrice des cellules provenant de coeurs de rats nouveau-nés.

Quelques jours plus tard, l'organe battait et sa fonction de pompe était équivalente à 2 % de celle du coeur d'un rat adulte.

« Quand nous avons vu les premières contractions, nous sommes restés sans voix. » — Harald C. Ott

Chez l'humain

Si l'exploit se réalise chez l'humain, le coeur bioartificiel augmenterait le nombre d'organes disponibles pour la transplantation en allongeant la durée d'utilisation de l'organe après le décès du donneur (actuellement de 4 heures).

« L'idée serait de développer des vaisseaux sanguins ou des organes transplantables à partir des propres cellules d'un individu. » — Dr Doris Taylor

La prochaine étape

L'équipe de recherche veut maintenant analyser la fonctionnalité in vivo de ces coeurs bioartificiels. Elle espère à terme transposer ses travaux chez l'humain et même adapter la technique sur d'autres organes. Les chercheurs pensent que les coeurs bioartificiels créés à partir des cellules du receveur courront moins de risques de rejet.

Une fois en place, le coeur devrait, en théorie, être nourri, régulé et régénéré de la même façon que l'organe d'origine.

Le détail de cette première médicale est publié dans le magazine Nature Medicine.

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