Dans le monde

  |  Alain Labelle  |  Radio-Canada

Le rapport 2008 de l'ONUSIDA montre que près de 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 25 millions de personnes sont mortes de causes liées au VIH depuis le début de l'épidémie.

L'ONUSIDA conclut que le nombre de personnes infectées par année est passé d'un sommet de 3 millions de personnes à la fin des années 90 à environ 2,7 l'année dernière.

En 2008, environ deux millions de personnes en sont mortes.

L'épidémie a particulièrement reculé chez les jeunes de 15 à 24 ans dans près de la moitié des 25 pays les plus sérieusement touchés dans le monde.

L'Afrique, toujours la première victime

L'Afrique subsaharienne demeure la plus touchée avec plus des deux tiers (67 %) de l'ensemble des personnes vivant avec le VIH et près des trois quarts (72 %) des décès liés au sida en 2008, selon les données collectées par ONUSIDA.

Les principaux chiffres sur l'épidémie de sida dans le monde

Le Swaziland était toujours en 2007 le pays le plus infecté au monde, avec un taux de prévalence du VIH de 26 % dans la population adulte.

Depuis 2001, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé. On compte environ 400 000 infections de moins en 2008, selon l'ONUSIDA.

Conséquence de l'efficacité des thérapies antirétrovirales, les personnes infectées vivent plus longtemps et on dénombre aujourd'hui environ 33,4 millions de porteurs du VIH dans le monde.

Le nombre de décès dus au sida a décliné de plus de 10 % au cours des cinq dernières années. Selon les statistiques de l'ONUSIDA et de l'OMS, près de 3 millions de vies ont été sauvées depuis qu'un traitement efficace est devenu disponible en 1996.

Évolution des modes de transmission

Les modes de transmission de la maladie évoluent dans certaines régions du monde sans que les campagnes de prévention s'adaptent. L'ONUSIDA relève que peu de campagnes s'adressent aux personnes de plus de 25 ans et aux couples mariés ou stables.

Par exemple, l'épidémie en Europe orientale et en Asie centrale, qui se caractérisait auparavant par la consommation de drogues injectables, se propage désormais aux partenaires sexuels des personnes qui s'injectent des drogues.

De même, dans certaines parties de l'Asie, l'épidémie autrefois alimentée par une transmission du virus par le biais du commerce du sexe et de la consommation de drogues injectables affecte de plus en plus les couples hétérosexuels.