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Samedi 21 novembre 2009 7:24 HNE

En profondeur

L'Arctique, un territoire convoité

La souveraineté, à prendre ou à laisser

Mise à jour le mardi 30 octobre 2007 à 12 h 08
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L'Arctique, un territoire convoité

La souveraineté, à prendre ou à laisser

Arctique

Pour ce qui est des États-Unis, Ottawa et Washington peuvent ne pas être d'accord sur le problème des eaux territoriales, mais il est rare que leurs conflits s'enveniment. Toutefois, quand le problème refait surface, il est très médiatisé.

Quand les États-Unis ont envoyé le superpétrolier Manhattan emprunter le passage du Nord-Ouest en 1969, cela a soulevé l'indignation des environnementalistes. Le Canada a répondu par la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques, dans laquelle il faisait valoir le droit de contrôler la navigation dans les eaux s'étendant jusqu'à 161 km de la côte. Le gouvernement s'était manifestement alarmé de l'éventualité d'une catastrophe environnementale qui se produirait si un pétrolier déversait sa cargaison dans la zone sensible.

Le plus grand défi à la souveraineté du Canada dans les eaux de l'Arctique a été lancé en 1985, quand les États-Unis ont envoyé le brise-glace Polar Sea emprunter le passage du Nord-Ouest sans en avertir le Canada et sans en demander la permission. La tension politique qui en a découlé a mené en 1988 à l'Accord sur la coopération dans l'Arctique entre les deux pays. Selon l'Accord, les États-Unis ne devaient plus envoyer de brise-glaces emprunter le passage du Nord-Ouest sans le consentement du Canada, et le Canada, de son côté, devait toujours donner son consentement. Toutefois, cet accord n'a pas résolu le problème qui consiste à savoir si les eaux arctiques canadiennes sont territoriales ou internationales.

Bien que la plupart des différends sur la souveraineté de l'Arctique soient entre le Canada et les États-Unis, le Danemark s'est aussi engagé dans la mêlée. La marine danoise a récemment occupé l'île Hans, un rocher aride situé entre l'île Ellesmere et le Groenland et revendiqué par le Canada. Pour l'instant, tous les pays concernés sont en désaccord sur le statut de l'île Hans. Toutefois, ce différend semble être sans grande portée puisque ces terres sont enfermées dans les glaces pratiquement tout au long de l'année.