Le Soleil est l'étoile au centre de notre système solaire. Huit planètes, trois planètes naines, des astéroïdes, des météorites, des comètes et de la poussière interstellaire tournent autour de lui.
Il est né il y a 4,5 milliards d'années et serait à mi-chemin de sa vie.
Il y a environ 200 milliards d'étoiles comme le Soleil dans notre galaxie, la Voie lactée, et il y a des milliards de galaxies dans l'Univers.
©
NASA
Il est tellement gros qu'il faudrait 109 planètes de la taille de la Terre pour remplir son diamètre, et plus de 1,3 million pour en combler l'intérieur. Il pèse pas moins de 2000 trillions de trillions de tonnes!
Cela représente environ 330 000 fois le poids de la Terre. À lui seul, le Soleil représente plus de 99 % de la masse du système solaire.
Le Soleil est une boule de gaz. Il se compose en grande partie d'hydrogène (74 %) et d'hélium (25 %) auxquels s'ajoutent des éléments plus lourds.
La photosphère vue à travers un filtre.
©
NASA
Il est structuré en plusieurs couches. Des réactions de fusion nucléaires chauffent son centre, le noyau, à des températures qui peuvent atteindre 16 millions de degrés.
La partie extérieure visible du Soleil se nomme photosphère et a environ 500 km d'épaisseur. Au-dessus de la photosphère se trouve la chromosphère. Cette zone peut atteindre 10 000 km de hauteur. Au-dessus de la chromosphère se trouve la couronne solaire. Elle s'étend très loin dans l'espace, voire au-delà de l'orbite terrestre.
Le Soleil est le responsable de la présence de la vie sur la Terre grâce à sa chaleur et à sa lumière. La chaleur permet la présence d'eau à l'état liquide et, jumelée à la lumière, la photosynthèse des végétaux.
Impression artistique de notre système solaire. Cette représentation, où les distances entre les planètes ne sont pas respectées, a pour but de montrer la différence de taille entre les planètes.
©
NASA
Explorer notre étoile
Les premières sondes d'observation du Soleil sont américaines. Pioneer 5, 6, 7, 8 et 9 de la NASA, lancées entre 1959 et 1968, observent le Soleil à une distance similaire à celle de l'orbite terrestre.
C'est grâce à ces engins que les premières analyses détaillées du vent solaire et du champ magnétique solaire sont réalisées.
Puis, dans les années 70, les sondes germano-américaines Helios permettent de mieux comprendre le vent solaire à partir d'une orbite un peu plus rapprochée que celle de Mercure. Elles établissent un record d'approche du Soleil, à 45 millions de kilomètres.
L'une des sondes de la mission STEREO a observé cette éruption le 22 septembre 2007. À son maximum, elle atteint 400 000 km de hauteur, ce qui équivaut approximativement à la distance entre la Terre et la Lune.
©
NASA/STEREO
Toujours dans les années 70, le module d'observation solaire embarqué dans la station américaine Skylab permet les premières observations de la zone entre la chromosphère et la couronne et des émissions ultraviolettes de la couronne solaire.
Dans les années 80, la NASA lance le satellite SolarMax, conçu pour l'observation des rayons émis par les éruptions solaires lors des périodes de forte activité solaire.
Un problème technique place toutefois ce satellite en mode attente pendant trois années. La mission STS-41 du programme des navettes l'intercepte et le relance. Solar Max réalise à partir de ce moment des milliers d'observations de la couronne et des taches solaires. Il est détruit en 1989.
Dans les années 90, le Japon lance le satellite Yohkoh (ou Solar A) qui se consacre à l'observation des éruptions solaires.
Les informations rapportées par cette mission permettent aux scientifiques d'identifier différents types d'éruptions.
Yohkoh tombe en panne à la suite d'une éclipse du Soleil en 2001. Il est détruit en rentrant dans l'atmosphère en 2005.
Cette image composée a été réalisée en mai 1998 à l'aide de données recueillies par la sonde européenne SoHO. Elle permet aux scientifiques de mieux comprendre l'activité solaire.
©
ASE
Toujours dans la décennie 90, la sonde américano-européenne Ulysses est lancée afin d'étudier les régions polaires du Soleil. Elle étudie le vent solaire et la force du champ magnétique à des latitudes solaires élevées. Elle permet de découvrir que le vent solaire aux pôles est plus lent que prévu. Elle est toujours en fonction.
La plus importante mission d'observation du Soleil à ce jour est lancée par l'ASE et la NASA en 1995. SoHO (Solar and Heliospheric Observatory) est toujours active aujourd'hui.
Située entre la Terre et le Soleil au point où la force d'attraction de ces deux astres est égale, SoHO envoie en permanence des images du Soleil à différentes longueurs d'onde. Cette observation directe du Soleil permet à la sonde de confirmer que les taches solaires se déplacent plus vite à l'Équateur.
Elle s'avère si performante qu'une mission de prolongement baptisée Solar Dynamics Observatory est prévue pour 2008.
En 2001, la NASA lance la mission Genesis qui a pour objectif de capturer des poussières de vent solaire. Les scientifiques veulent en connaître la composition.
Un atterrissage mouvementé pour Genesis
La sonde a été endommagée lors de son retour sur Terre en 2004, mais une partie des prélèvements est sauvée et est en cours d'analyse.
La mission STEREO, lancée en 2005 par la NASA, permet pour la première fois l'observation tridimensionnelle de notre étoile depuis l'espace. Elle est composée de deux satellites presque identiques. Cette mission doit documenter la relation entre la Terre et le Soleil.
Le satellite Hinode (aussi connu sous le nom de Solar-B) est en poste depuis 2006. Issu d'une collaboration entre les agences spatiales japonaise, américaine, européenne et britannique, il est le successeur du satellite Yohkoh.
En 2008, la NASA lancera SDO (Solar Dynamics Observatory). L'observatoire permettra de mieux comprendre comment les champs magnétiques se forment et disparaissent.