D'autres gènes identifiés

main-muscle Environ 70 % des nouveaux patients sont de jeunes adultes entre 20 et 40 ans, dont près de deux tiers de femmes.   © AFP/Getty

Deux autres gènes impliqués dans l'apparition de la sclérose en plaques (SEP) ont été identifiés par une équipe internationale de chercheurs.

Deux nouveaux gènes impliqués dans l'apparition de la sclérose en plaques sont découverts, ce qui aidera les chercheurs à mieux comprendre les mécanismes de la maladie.

Cette découverte intervient plus de 30 ans après l'identification des premiers gènes liés à cette maladie inflammatoire touchant la moelle épinière et le cerveau.

Les présents travaux permettront, selon les chercheurs, de mieux comprendre les bases de la SEP, dont le développement serait lié à une interaction entre des prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux.

Plusieurs universités américaines et britanniques ont contribué à ces travaux de comparaison de séquences d'ADN de milliers de patients souffrant de la SEP avec des personnes saines.

Les deux gènes identifiés contrôlent la fabrication de récepteurs à interleukine, des protéines qui servent d'antennes à la surface des cellules immunitaires.

De petites variations de la séquence de ces gènes entraîneraient un risque accru de 20 à 30 % de souffrir de la SEP.

Chez les personnes atteintes, la séquence particulière d'un gène situé sur le chromosome 5 conduirait à une moindre présence de récepteurs à interleukine à la surface des cellules. Toutefois, leur concentration serait plus forte dans le sérum sanguin, ce qui entraînerait une altération de l'activité du système immunitaire.

Les chercheurs ont également identifié des variants du gène IL2R déjà impliqué dans d'autres maladies immunitaires, dont le diabète de type 1.

« Chaque gène contribue à seulement une petite part du risque. La grande question est de comprendre comment ils interagissent les uns avec les autres. » — David Hafler, École de médecine de l'Université Harvard

Les résultats complets sont publiés dans Nature Genetics et le New England Journal of Medicine.

La Société canadienne de la sclérose en plaques estime que de 55 000 à 75 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques au pays.

La sclérose en plaquesLe système immunitaire attaque la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses et joue un rôle d'isolant comme la gaine de fils électriques. Cette destruction entraîne des sortes des « courts circuits » qui entravent le passage de l'influx nerveux, causant notamment des troubles de la motricité, de l'équilibre, de la parole ou de la vue.