Attention à la solution de la circoncision

Un centre de soins aux victimes du sida à Seguku en Ouganda   © AFP/Stuart Price

Selon les conclusions d'études publiées par la revue médicale britannique The Lancet à la fin février, les hommes circoncis qui n'attendent pas la cicatrisation complète présentent des risques élevés de transmission du sida.

De nouvelles études révèlent que la circoncision n'est pas toujours efficace pour réduire les risques de transmission du sida.

Ces résultats viennent clarifier ceux d'un autre rapport qui avait lié la circoncision à une diminution des cas d'infection. En 2005, l'Agence nationale de recherche sur le sida en France concluait que l'opération permet de réduire de moitié les risques de transmission du virus.

Les nouvelles études menées en Ouganda et au Kenya révèlent que les circoncis doivent attendre la cicatrisation complète pour obtenir tous les bénéfices de réduction des risques de transmission.

La cicatrisation complète prend environ quatre semaines. Les nouvelles études révèlent que les porteurs du virus incomplètement cicatrisés qui reprennent leurs activités sexuelles ont un taux de transmission plus élevé, plusieurs mois après l'opération.

Une des auteurs de ces nouvelles études, le Dr Maria Wawer de l'Université John Hopkins aux États-Unis, incite à la prudence dans l'éventualité de la mise sur pied d'un programme de circoncision.

Les études ont été publiées pour alimenter les discussions à la rencontre d'experts organisée par l'Organisation mondiale de la santé et de l'ONUSIDA (Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida). Les discussions portent sur la faisabilité d'un programme de circoncision pour réduire la transmission du virus. La réunion, tenue à Montreux en Suisse, se poursuit jusqu'à jeudi.

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