Une nouvelle voie de recherche s'ouvre

main-muscle Au Canada, la SP est la maladie neurologique la plus courante chez les jeunes adultes.   © AFP/Getty

Un pas important vient d'être franchi dans la recherche contre la sclérose en plaques (SP) et d'autres maladies neurologiques.

La maladie entre en rémission quand les femmes qui en sont atteintes sont enceintes. Une hormone liée à la grossesse en serait responsable, affirment des chercheurs canadiens.

Le mystère planait jusqu'à maintenant sur la raison pour laquelle les femmes enceintes atteintes de la maladie entraient dans une période de rémission.

Des chercheurs canadiens de l'Université de Calgary pensent avoir identifié la cause : une hormone liée à la grossesse serait responsable de la reconstruction de la gaine de protection qui entoure les neurones.

SP 101

Le système immunitaire des personnes atteintes de SP attaque la myéline, la substance protectrice grasse qui recouvre les cellules nerveuses et qui joue un rôle essentiel dans la transmission des messages dans le système nerveux central. La destruction de cette substance conduit à une perte progressive de sensation dans les membres et de la capacité de se mouvoir.

De l'espoir

Les travaux effectués sur des souris ont permis de démontrer que l'hormone prolactine favorise la production spontanée de myéline.

Ils sont les premiers à déterminer que la prolactine, dont la quantité augmente dans le corps durant la grossesse, est directement responsable de la formation de myéline dans le cerveau et la moelle épinière des souris enceintes.

De plus, lorsque des souris non enceintes et portant des lésions semblables à la SP se voyaient administrer de la prolactine, leur myéline était aussi réparée.

Entre 55 000 et 75 000 Canadiens souffrent de cette maladie chronique.

Actuellement, les traitements de la maladie ciblent le système immunitaire lors des premiers stades, mais une fois que des lésions apparaissent sur le cerveau et la moelle épinière, il n'y a plus de traitement.

« Cette découverte a le potentiel de pousser le traitement de la SP plus loin que les traitements actuels qui ne font que stabiliser la maladie à ses stades précoces. » — Dre Luanne Metz

Les chercheurs affirment cependant qu'il faudra encore plusieurs années avant qu'on ne puisse mener des études sur des humains.

Les résultats complets sont publiés dans le Journal of Neuroscience.

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