Les médecins peuvent compter sur un indicateur naturel afin de juger de l'état d'une personne alcoolique.
Des chercheurs français identifient une molécule, produite dans le cerveau des alcooliques, qui signale la gravité de l'état de la personne.
Cette molécule, un sucre complexe appelé scyllo-inositol, est présente dans le cerveau des alcooliques et absente de celui des autres.
Elle est issue d'une mauvaise métabolisation du sucre dans leur cerveau. La variabilité de sa présence dans le cerveau indique le degré d'avancement des pathologies cérébrales liées à la consommation d'alcool.
Les chercheurs du Centre de résonance magnétique biologique et médicale de Marseille, en France, affirment qu'il peut disparaître progressivement avec le sevrage, mais pas dans tous les cas.
Les personnes qui présentent des syndromes extrêmes de démence à la suite du sevrage ne récupèrent pas complètement. D'autres travaux doivent maintenant être entrepris, à une plus grande échelle, afin de confirmer ces résultats.
Les scientifiques ont commencé des recherches sur la toxicité du scyllo-inositol, menées sur des souris. Ils ignorent cependant s'il s'agit d'un simple marqueur ou si la molécule joue un rôle dans l'apparition de la maladie.